Calendrieret planning séries US - Spin-off.fr. Drannock a noté 13 à Le Flambeau, Les aventuriers de Chupacabra 1.02. DonnieZB a noté 20 à Better Call Saul 6.13. Jeje_650 a noté 14 à Under the Banner of Heaven 1.04. Jeje_650 a noté 13 à Under the Banner of Heaven 1.03. yukisoma35 a noté 14 à Yellowjackets 1.06.
Lame Ă©tincelante Type ĂpĂ©e longue Apparitions XI Autres apparitions - La lame Ă©tincelante ăČăăăźć€§ćŁ Hikari no Daiken est une Ă©pĂ©e longue trĂšs puissante, de couleur bleue, Ă©mettant une lĂ©gĂšre lumiĂšre. Apparitions[modifier] Dragon Quest XI[modifier] La lame Ă©tincelante est un arme de raretĂ© S qui s'obtient en terminant la derniĂšre Ă©preuve de la roue du Dharmal en moins de 30 tours. Elle augmente l'attaque de 327, le taux de parade de 8% et le charme de 94 335, 9% et 96 au niveau +1 ; 344, 10% et 98 au niveau +2 ; 353, 11% et 100 au niveau +3. Les attaques portĂ©es avec infligent des dĂ©gĂąts de lumiĂšre. Le hĂ©ros et Hendrik peuvent s'en Ă©quiper.
TroisiÚmetélécharger png sans restrictions - PiÚce de la QuatriÚme série du renminbi 1u5143u4ebau6c11u5e01 - Un piÚces de un dollar positifs et négatifs,Range Rover Evoque de Land Rover DC100 Voiture Land Rover Defender - Land Rover,Seconde Guerre Mondiale Globe de la carte du Monde - De la terre et de la loupe
LA DOCTRINE SECRETE SYNTHESE DE LA SCIENCE DE LA RELIGION ET DE LA PHILOSOPHIE La traduction de cet ouvrage a Ă©tĂ© rĂ©visĂ©e d'aprĂšs l'Ă©dition dĂ©finitive de The Secret Doctrine, publiĂ©e en 1938 par Theosophical Publishing House Adyar, Madras Inde. La prĂ©sente Ă©dition française comprend plusieurs prĂ©faces, une courte biographie de Blavatsky et un chapitre sur la façon dont fut Ă©crite la Doctrine SecrĂšte. Ces textes ne figuraient pas dans les Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes. SĂątyat nĂąsti paro dharmah "Il n'y a pas de Religion supĂ©rieure Ă la vĂ©ritĂ©." Je dĂ©die cet ouvrage Ă tous les vrais ThĂ©osophes de tout pays et de toute race. Ce sont eux qui l'ont suscitĂ©, et c'est pour eux qu'il fut Ă©crit. BLAVATSKYPage 2 and 3 L'Ćuvre entiĂšre comprend six voluPage 4 and 5 H. P. BLAVATSKY Je dĂ©die cet ouvraPage 6 and 7 TABLES DIAGRAMMES Diagramme I......Page 8 and 9 PlanĂ©taires, les "plus grands DieuPage 10 and 11 nombreux dieux Kabiriens des natiPage 12 and 13 Le prophĂšte Baruch 14 parle des Ă©Page 14 and 15 poĂ©sie et de la grandeur dans le sPage 16 and 17 ChrĂ©tien, ainsi que de Mithra, OrmPage 18 and 19 JĂ©hovah est donc le Soleil et, parPage 20 and 21 Les SabĂ©ens n'ayant adorĂ© dans lePage 22 and 23 Rome voue un culte ne sont autre quPage 24 and 25 Ă©solu par les roues cĂ©lestes, danPage 26 and 27 cercles et au-delĂ , et briser ainsPage 28 and 29 Nous sommes trop portĂ©s Ă critiquPage 30 and 31 identifications. Les anges bibliquePage 32 and 33 l'architecte du monde sous la direcPage 34 and 35 l'Ă©volution, que nous appelons desPage 36 and 37 Astrologiques, dans les chapitres IPage 38 and 39 Tous, les monuments zodiacaux de l'Page 40 and 41 De communiquer d'abord ces noms auxPage 42 and 43 le corps se trouve Ă une distance Page 44 and 45 une computation chronologique organPage 46 and 47 composĂ©e de nations surchauffĂ©es Page 48 and 49 cycle de Brihaspati, basĂ© sur la cPage 50 and 51 multipliait par 12 64 . PrĂšs de BPage 52 and 53 les valeurs numĂ©riques par la combPage 54 and 55 venons de parler. Ceux que ces dĂ©mPage 56 and 57 ECHANGE DE KRITTIKA ET ASHVINI 70 NPage 58 and 59 UNE PREUVE TIREE DE LA BHAGAVAD GITPage 60 and 61 Ici nous trouvons le demi-cercle dePage 62 and 63 de Youdhister [qui] rĂ©gna vingt-sePage 64 and 65 [VI 52] SECTION XLI â LA DOCTRINEPage 66 and 67 Ă moins que les Enseignements EsotPage 68 and 69 Qu'est-ce donc qu'un Avatar ? Car aPage 70 and 71 les recherches et, en montrant quelPage 72 and 73 accepter le fait. Le lecteur qui esPage 74 and 75 Ă nous occuper de ce qui est appelPage 76 and 77 Il n'y a pas de personnage marquantPage 78 and 79 personnel, mĂȘme d'un DharmakĂąya, Page 80 and 81 [VI 67] SECTION XLII â LES SEPT PPage 82 and 83 [VI 69] SECTION XLIII â LE MYSTERPage 84 and 85 Ce fait est encore basĂ© sur le mysPage 86 and 87 Or, dire que Bouddha, aprĂšs avoir Page 88 and 89 Lorsqu'un SankarĂąchĂąrya doit naĂźPage 90 and 91 savoir. Ils avaient donc Ă lutter Page 92 and 93 et Il Ă©difia Sa doctrine sur la baPage 94 and 95 [VI 80] SECTION XLIV â "REINCARNAPage 96 and 97 Chohans et la SuprĂȘme IntelligencePage 98 and 99 Il y est dit qu'Ă l'Ăąge de trentePage 100 and 101 La section finale contient une sortPage 102 and 103 [VI 88] SECTION XLV â UN DISCOURSPage 104 and 105 12. La PensĂ©e ou Esprit 126 - car Page 106 and 107 MatĂ©rialistes, bien que les concepPage 108 and 109 C'est aussi celui du Brahmanisme EsPage 110 and 111 Moines ne peut ĂȘtre mort - "la ViePage 112 and 113 l'opinion des hommes ne fait pas auPage 114 and 115 la matiĂšre celle du corps visiblPage 116 and 117 ecevoir, puisque, suivant LaĂ«rte, Page 118 and 119 Kiou-tĂ© 150 , les Commentaires [VIPage 120 and 121 [VI 104] SECTION XLVIII â AMITA BPage 122 and 123 populaire, qui siĂšge sur un trĂŽnePage 124 and 125 pratique les rites les plus rĂ©pugnPage 126 and 127 Le nombre des InitiĂ©s parmi les BrPage 128 and 129 [VI 111] SECTION L â ENCORE QUELQPage 130 and 131 Bouddhisme [VI 113] philosophique dPage 132 and 133 de PrajnĂą PĂąramitĂą, ou "savoir aPage 134 and 135 Le ThĂ©osophe, a-t-on prĂ©tendu, pePage 136 and 137 du soi et de l'irrĂ©alitĂ©. Le premPage 138 and 139 quels Ă©taient les cinq Ă©trangers Page 140 and 141 [VI 122] SECTION LI â LA "DOCTRINPage 142 and 143 l'interprĂ©tation EsotĂ©rique. On lPage 144 and 145 feuilles, dont le grand chef de chaPage 146 and 147 panthĂ©isme, parce que la doctrine Page 148 and 149 au Bouddha et Ă l'Ă©tude des ScienPage 150 and 151 miroir 203 mystique de toute impurePage 152 and 153 [VI 133] QUELQUES INSTRUCTIONS SUR Page 154 and 155 [VI 135] Avertissement INSTRUCTION Page 156 and 157 Dans cette formule, la plus sacrĂ©ePage 158 and 159 en lui-mĂȘme, le "Joyau dans le LotPage 160 and 161 donc par le chiffre 4, ou TĂ©traktyPage 162 and 163 PROCESSUS COSMIQUE PROCESSUS HUMAINPage 164 and 165 5. Courants Vitaux de l'Ether ayantPage 166 and 167 1. Q. - Qu'est l'Eternel Absolu ? RPage 168 and 169 a. du Rayon Atmique, sous son triplPage 170 and 171 C'est en raison de son caractĂšre pPage 172 and 173 spirituels, soit en nous y exerçanPage 174 and 175 et s'il arrivait que l'un d'eux fĂ»Page 176 and 177 3. La Science EsotĂ©rique enseigne Page 178 and 179 allusion. Jusqu'Ă l'Ă©poque des CPage 180 and 181 catĂ©gories ceux qui ne sont pas Page 182 and 183 [VI 157] Une explication INSTRUCTIOPage 184 and 185 d'aprĂšs les apparences, prĂȘtent aPage 186 and 187 appelons le "TroisiĂšme Ćil" 224 ,Page 188 and 189 doit dĂ©terminer pour lui-mĂȘme le Page 190 and 191 VĂ©nus Vendredi Cuivre Mercure MercPage 192 and 193 1. couleurs ; 2. sons ; 3. le son sPage 194 and 195 Ce qu'est la Magie en rĂ©alitĂ© La Page 196 and 197 Du sein de la Puissance de la PensPage 198 and 199 "Il [l'Auteur ou PĂšre] Ă©tait uniqPage 200 and 201 mĂȘme, se cherchant elle-mĂȘme, se Page 202 and 203 "Le successeur de Simon fut MĂ©nandPage 204 and 205 devenus "immortels" 252 . La "rĂ©suPage 206 and 207 La ThĂ©urgie doit ĂȘtre cependant pPage 208 and 209 Nombres, vont de un Ă sept, et nonPage 210 and 211 c. La SynthĂšse de la Nature OccultPage 212 and 213 Violet. 1. Rouge Vert. 2. OrangĂ© BPage 214 and 215 Couleurs LONGUEUR des Ondes en millPage 216 and 217 sept principes de l'homme, avec sa Page 218 and 219 dĂ©montrĂ© par le multiple. En EgypPage 220 and 221 [VI 191] INSTRUCTION N° 3 Un mot aPage 222 and 223 transmise d'une gĂ©nĂ©ration d'AdepPage 224 and 225 MĂ©dicis et des Borgia, employĂ©e aPage 226 and 227 littĂ©raire, bien qu'il ait valu Ă Page 228 and 229 L'auteur lui-mĂȘme semble s'ĂȘtre lPage 230 and 231 Comme l'homme infĂ©rieur est le proPage 232 and 233 Karmiques journaliĂšres de vie animPage 234 and 235 en nous le sixiĂšme et le septiĂšmePage 236 and 237 4. VAYU TATTVA, le plan aĂ©rien oĂčPage 238 and 239 DIAGRAMME IV - TABLES ESOTERIQUES EPage 240 and 241 l'Ă©volution de l'Univers, c'est-Ă Page 242 and 243 l'Ćuf Aurique, qui est notre pointPage 244 and 245 cerveau humain, le siĂšge du gĂ©niePage 246 and 247 d'un objet physique, produisant danPage 248 and 249 De plus, la pratique des Cinq SouffPage 250 and 251 fixe dans le cerveau et les sens 28Page 252 and 253 C'est la premiĂšre leçon Ă apprenPage 254 and 255 "Moi" personnels qui l'ont prĂ©cĂ©dPage 256 and 257 maintenant je suis autorisĂ©e Ă lePage 258 and 259 existe dans l'Espace, qu'elle en aiPage 260 and 261 permanente et sa rĂ©union finale avPage 262 and 263 l'Esprit des DĂ©funts" 295 , Il estPage 264 and 265 Mais une telle annihilation - qui ePage 266 and 267 d'encore plus redoutable. La larve Page 268 and 269 Pourtant j'avais parlĂ© assez clairPage 270 and 271 d'Eliphas LĂ©vi, il y a un abĂźme. Page 272 and 273 [VI 239] Page 135 APPENDICE â NOTPage 274 and 275 Page 153 Premier Quartier DeuxiĂšmePage 276 and 277 Page 185 Aux cinq sens qui sont actPage 278 and 279 196 Do ...." Rouge 245 RĂ© ...." OrPage 280 and 281 TABLE MUSICALE QuatriĂšme sens RaisPage 282 and 283 R. Il est impossible de rĂ©pondre Page 284 and 285 ce que l'AkĂąsha est Ă l'Ether LesPage 286 and 287 MAHAT Mahat, c'est le Mental ParabrPage 288 and 289 que l'on ne peut former aucune imagPage 290 and 291 R. Voir le Triangle extĂ©rieur n'esPage 292 and 293 PRANA Q. Quel rapport y a-t-il entrPage 294 and 295 La Tetraktys est le Chatour VidyĂą,Page 296 and 297 le nerf optique, affecte ainsi la vPage 298 and 299 R. Oui, l'un d'eux est le plan physPage 300 and 301 MystĂšres. Les Savants modernes ne Page 302 and 303 6. Spirituelle 7. x [VI 265] PLAN APage 304 and 305 4 Ăšme Plan Cosmique 3 Ăšme Plan CoPage 306 and 307 Alaya - Buddhi Mahat - Manas Fohat Page 308 and 309 ASPECT MANVANTARIQUE DE PARABRAHMANPage 310 and 311 CONSCIENCE BOUDDHIQUE Le plan de BoPage 312 and 313 AtmĂą-Bouddhi-Manas, dans l'homme, Page 314 and 315 dans la MatiĂšre Cosmique qui, dansPage 316 and 317 et la lune qui produisent rĂ©ellemePage 318 and 319 Yaksha-loka. Et un huitiĂšme. 3. LaPage 320 and 321 ElĂ©ments Bhoutas 1. Terre. 322 and 323 [VI 279] EXPLICATION DES ETATS DE CPage 324 and 325 ne constituent pas des divisions imPage 326 and 327 5. Janarloka au-delĂ du SystĂšme Page 328 and 329 Ce sont eux qui refusĂšrent de crĂ©Page 330 and 331 Adepte peut, selon toute apparence,Page 332 and 333 Mais la pleine conscience de l'hommPage 334 and 335 quelconque, la sensation d'une blesPage 336 and 337 l'Ego, le mental qui fait rĂ©sonnerPage 338 and 339 MANAS INFERIEUR Le Manas InfĂ©rieurPage 340 and 341 nombre de renaissances qu'il commenPage 342 and 343 d'aller au-delĂ sur ce plan. Il n'Page 344 and 345 de l'Esprit, dĂ©clara que cePage 346 and 347 CONVERSION Il est inexact qu'un homPage 348 and 349 1. JarĂąmarana. 7. Sparsha. 2. JĂątPage 350 and 351 Les NidĂąnas sont l'expression dĂ©tPage 352 and 353 Astral est l'image subjective de l'Page 354 and 355 LES EGOS En expliquant les rapportsPage 356 and 357 En ce qui concerne certains gĂ©antsPage 358 and 359 Sharira est-il l'intermĂ©diaire entPage 360 PLANCHES PLANCHE I Sur la Planche I
C Arts et Spectacles, La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.Montréal :[La presse],1884-2017
Il y aura des Spoilers. La Roue Dharmal est accessible Uniquement les 3 PremiĂšres Epreuves aprĂšs que ThĂ©o ait rejoint de nouveau votre Ă©quipe. Elle permet Ă©galement dĂ©crocher 2 TrophĂ©es Raffinement extrĂȘme et Illumination Ultime Ces 3 Epreuves Ă©tant assez faciles et nâayant rien dâintĂ©ressant sauf terminer la 3 Epreuve en un minimum dâactions qui donnera une recette pour une tenue de ThĂ©o Les 2 autres Epreuves plus difficiles et intĂ©ressantes niveau rĂ©compense ne sont accessibles que Post End Game. Et quâil faut avoir appris le combo Bombatomagique 2 Jumelles A noter quâun level 85 est minimal avec un Ă©quipement dĂ©cent pour les 2 derniĂšres Ă©preuves. QuatriĂšme Epreuve Le Combat Sangluant HĂ©ros, ThĂ©o et SĂ©rĂ©na Utilisez QuadrilacĂšre avec le HĂ©ros, Gigaglace avec ThĂ©o et Gigatornade sur le Stalagluant avec SĂ©rĂ©na. Un mandibulbe peut vous endormir ainsi que ses alliĂ©s, le Roi Gluant peut lancer Immunomagie. Si vous nâĂȘtes pas embĂȘtĂ© par ça vous en aurez pour 4/6 actions maximum. Jeu de Mains, Jeu de Vilains Erik et Jade Les mains fortes peuvent lancer Kill, il est donc quasi indispensable dâEquiper Erik dâune bague dâos, mais elle ne lâest pas pour Jade. Jade attaquera la premiĂšre utilisez Millepieds sur le Crustacier il sera vaincu sauf si il pare 1 coup, pour les mains fortes utilisez Critique SystĂ©matique avec Erik, vous en aurez lĂ aussi pour 4/6 actions maximum. Lutte contre les lutins VĂ©ronica et Sylvando Les gobelutins pouvant lancer RĂ©flexion ou bien ressusciter leurs confrĂšres, le combat peut vite sâĂ©terniser mais pas de panique VĂ©ronica lâexpĂ©diera en une seule action LâExplosion Magique ! ChauffĂ© au Rouge Hendrik Pas de difficultĂ©s particuliĂšre ici, utilisez Furilame et vous en aurez pour 3 actions, sauf si lâune dâentre elle est parĂ©e. LâEpreuve Finale Sachez quâĂ chaque fois que vous tuez un monstre le Grand Maitre Pang en appellera dâautres en renfort, il est donc obligatoire que tous les monstres soient Ă©liminĂ©s Ă la fin de votre tour. Les bĂȘtes dans les nuages Jade et ThĂ©o Affaiblissez le Zombrero jusquâĂ quâil soit Orange avec Jade et utilisez Gigaglace avec ThĂ©o. Ensuite Jade donnera un simple coup au Miasme et au Brusme, pendant ce temps-lĂ utilisez Sagesse Infinie avec ThĂ©o pour augment er sa puissance magique et utilisez Gigaglace. Le Miasme peut lancer illusion, ce qui nâest pas gĂȘnant sur ThĂ©o mais Beaucoup lus sur Jade. Salade de Poulpe Erik et Sylvando Erik frappera avant Sylvando, utilisez Division Erik puis SuperdĂ©cuplo Sylvando sur Erik et au tour suivant un bon Lancer de feu Erik one-shotera tout le monde et le poulpe se sacrifiera pour ramener ses confĂšres, tandis que le Grand Maitre Pang appellera du renfort, refaites la mĂȘme opĂ©ration sauf quâil nây aura pas besoin de lancer SuperdĂ©cuplo. Pandoramonium VĂ©ronica et SĂ©rĂ©na La dĂ©boite de Pandore possĂ©dant pas mal de vie et pouvant sâimmuniser aux sorts, le seul moyen dâĂ©viter les renforts du Grand Maitre Pang et donc un combat long, câest le combo Bombatomagique que les 2 SĆurs apprennent au cours de lâhistoire AprĂšs avoir revu lâOracle il faudra donc que les 2 jumelles soient Hypertoniques, il tuera la dĂ©boite en un coup. Monstres Mythiques HĂ©ros et Hendrik Pas de difficultĂ©s ici, utilisez Gigagash avec le HĂ©ros et Furilame avec Hendrik, sans vous prĂ©occuper des renforts.
CettethÚse décrit les parcours d'apprentissage d'adeptes occidentaux du bouddhisme dit "tibétain" à partir d'une ethnographie des enseignements et des retraites proposées, à Paris et dans l'Hérault, par l'association
Nioh Complete Edition, William le PCiste. Sorti en dĂ©but dâannĂ©e sur PlayStation 4, le titre de la Team Ninja sâapprĂȘte Ă frapper les nerfs des joueurs sur PC. IntitulĂ©e sobrement Nioh Complete Edition, cette version comprendra le jeu original et ses trois extensions Dragon of the North, Defiant Honor et Bloodshedâs End, tout rĂ©cemment disponible. La version PC comprendra Ă©galement deux modes de prĂ©sentation visuelle le Mode Action, qui vise une cadence dâimages stable de 60 images par seconde, et le Mode Film, une option cinĂ©matique » avec une rĂ©solution dâaffichage en 4K, de quoi dynamiser lâaction et intensifier les affrontements. Contrairement Ă la version PlayStation 4 du jeu, les sept types dâarmes, les ninjutsu et les magies onmyo seront disponibles pour les joueurs dĂšs le dĂ©but de lâaventure. En terminant le jeu de base, les joueurs dĂ©bloqueront Ă©galement des fonctionnalitĂ©s comme Dual Guardian Spirit. La version Steam de Nioh comprendra Ă©galement un nouvel Ă©lĂ©ment, le casque Dharmachakra Kabuto. Ce casque dispose dâune crĂȘte avant laquĂ©e rouge dâun ancien symbole bouddhiste reprĂ©sentant le chemin vers le nirvana. Cette image sainte reprĂ©sente lâillumination spirituelle atteinte en rejetant les dĂ©sirs mondains, et a Ă©galement le pouvoir de bannir le mal. Cependant, certains prĂ©tendent que ce nâest pas une roue du Dharma, simplement une rĂ©plique qui semble ĂȘtre sur un appareil pour rĂ©guler la vapeur ⊠Certains sont allĂ©s jusquâĂ suggĂ©rer de le renommer Valve Kabuto ». Chacun a son point de vue. Valve ou pas Valve ? Le prix de la version Steam nâa pas Ă©tĂ© encore communiquĂ©. Nioh Complete Edition sera disponible le 7 novembre 2017. En attendant, vous pouvez retrouver notre test de Nioh concoctĂ© avec amour.
ActualitĂ©sJeux principaux Spin-offs QuĂȘte annexe : Roue du Dharmal Ă venir.
En recoupant les donnĂ©es intelligentes, on peut dĂ©finir le Christ, non comme une personne, mais comme une dimension spirituelle proche de la source universelle, un rayonnement qui en Ă©mane. Câest lâaura prodigieuse dâun dieu Ă©tranger au monde. Toute imagerie mise Ă part, JĂ©sus reprĂ©sente le point de contact du Christ dans lâincarnation. Ainsi un ĂȘtre humain touchĂ© par cette force spirituelle peut Ă juste titre se dire vivant en JĂ©sus ». Mourir en Christ » signifie la renaissance du principe spirituel immortel en champ dâĂ©nergie nâa rien de commun avec notre univers de densitĂ©. Câest pourquoi il sâen est approchĂ© lentement, par adaptations successives aux mondes Ă©pais de la condensation.. On dĂ©couvre la trace de cette progression Ă travers les grandes rĂ©vĂ©lations spirituelles de lâhistoire humaine. Du point de vue mĂ©taphysique, le Christ est la rĂ©vĂ©lation du salut englobant tous les grands ĂȘtres descendus en ce monde pour le raccorder au plan divin. La hiĂ©rarchie christique comprend donc les travailleurs spirituels de tous les lieux et de toutes les races qui ont ĆuvrĂ© pour la rĂ©demption de lâhumanitĂ© depuis lâorigine des temps. Le plan de relĂšvement de lâespĂšce humaine a donc commencĂ© avant que lâĂąme ne prenne une apparence formelle, et lâincarnation elle-mĂȘme est une stratĂ©gie pour placer les Ăąmes dans des situations pouvant la rĂ©veiller de lâoubli, et opĂ©rer sa re-connexion avec le cĆur de lâunivers. Bien avant les rishis de lâInde prĂ©historique jusquâĂ lâĂ©poque grĂ©co-romaine, ce champ de rayonnement du Christ sâinsinue lentement Ă travers les dimensions subtiles de notre monde, jusquâĂ opĂ©rer un contact, un branchement avec la conscience dâun organisme incarnĂ©. Lors de lâĂ©vĂ©nement meta-historique Ă©voquĂ© symboliquement comme le drame du Golgotha, la force de ce champ spirituel a pĂ©nĂ©trĂ© concrĂštement la terre, et par consĂ©quent le mĂ©tabolisme humain. Ce processus permet de rĂ©-accorder les mondes Ă©jectĂ©s de la zone divine - qui sont par consĂ©quent en perdition - avec le PĂšre, la source. Câest un processus intemporel qui a peu Ă voir avec la vision dâun Christ localisĂ© historiquement. Le Christ reprĂ©sente un champ de force attractif â lâamour â qui sauve ce qui est en voie dâĂȘtre englouti vers les univers pĂ©riphĂ©riques oĂč vivent les accidentĂ©s cosmiques comme notre humanitĂ© qui est un grand ĂȘtre collectif la prĂ©sence de cette dimension spirituelle extragalactique a t-elle commencĂ© Ă ĂȘtre dĂ©tectĂ©e par les hommes ?En Inde, pendant la pĂ©riode qui a suivi la fin de lâAtlantide. Bien entendu, lâInde archaĂŻque existait dĂ©jĂ du temps de lâempire atlante. CâĂ©tait un puissant pays oĂč nul envahisseur ne pouvait pĂ©nĂ©trer sans se heurter Ă la barriĂšre magique des sages, car lâInde avait sa source dans la civilisation prĂ©cĂ©dente, la LĂ©murie. Le puissant fond spirituel de lâInde provient de la culture qui sâest manifestĂ©e Ă lâapogĂ©e de la LĂ©murie oĂč la magie du son et des mantram - le verbe - Ă©tait dĂ©veloppĂ©e au plus haut niveau. La culture hindoue en a gardĂ© le souvenir Ă travers sa musique aux sonoritĂ©s envoĂ»tantes qui ont encore le pouvoir de dĂ©tacher lâĂąme du plan physique. Mais il sâagit dĂ©sormais dâune magie rĂ©trograde car la vague de vie humaine sâest dĂ©portĂ©e dans la matiĂšre dense. On ne peut revenir en arriĂšre vers les mondes subtils, comme le proposait lâancienne initiation orientale du dĂ©tachement ». Il faut dĂ©sormais transmuter la puissance matĂ©rielle. Câest le sens du sacrifice de ce dieu quâon nomme le Christ. Il meurt Ă sa dimension spirituelle pour naĂźtre sur notre plan de mort. Il est difficile dâimaginer ce que signifie pour un dieu le passage Ă travers la mort. En cela rĂ©side le mystĂšre du christianisme. On dit Ă©galement que la manifestation la plus sublime du Christ avant lâĂ©vĂ©nement du Golgotha, fut lâincarnation du dieu Krishna dont la lĂ©gende est trĂšs proche de celle de JĂ©sus. Krishna descend du monde spirituel comme un berger pour rassembler le troupeau des Ăąmes symbolisĂ©es par les vaches sacrĂ©es au son de sa flĂ»te divine. Cette musique cĂ©leste est ce que le christianisme nomme esprit saint » qui est la formule vibratoire la plus haute. Krishna rĂ©pand les 7 rayons du Saint Esprit et procure lâillumination aux Ăąmes qui sâabandonnent Ă Lui, ayant tout quittĂ© lâĂ©go personnel et les attachements pour le suivre. Il les reconduit Ă la bergerie cĂ©leste comme le Bon Berger de lâEvangile. Christ et Krishna sont un. Krishna naĂźt dans une prison la grotte ; il et pourchassĂ© par un roi jaloux HĂ©rode, et finit criblĂ© de flĂšches transpercement par des pointes de mĂ©tal et effusion du sang. Il faut ĂȘtre de mauvaise volontĂ© pour ne pas voir quâĂ travers leur troublante ressemblance, ces deux avatars » ne sont quâun seul mythe. Donc, lâAtlantide sâĂ©tant effondrĂ©e au cĆur de lâocĂ©an qui porte le mĂȘme nom, la rĂ©vĂ©lation spirituelle qui est un processus Ă©ternel, se porta en Inde, oĂč les sages clairvoyants, les premiers rishis, entrevirent dans lâĂ©ther de la terre ce rayonnement quâon nomme Christ en Occident. Ils en pressentirent la prĂ©sence comme un rayonnement sublime apparaissant Ă travers la lumiĂšre solaire, mais cette LumiĂšre nâavait pas encore touchĂ© le plan Ă©thĂ©rico-physique, ce qui ne devait arriver quâĂ la pĂ©riode romaine, le point le plus bas de lâinvolution, lĂ oĂč lâinstinct Ă©gocentrique de lâhumanitĂ© risquait de se noyer dans la matiĂšre. Bien entendu, les anciens rishis de lâInde donnĂšrent Ă ce rayonnement spĂ©cial un nom sanskrit, et si on ne parlait pas du Christ en ce temps lĂ , on commença Ă Ă©voquer un esprit divin, qui au milieu des autres dieux, avait une fonction spĂ©ciale. LâidĂ©e de rĂ©demption est alors apparue. Il y avait les dieux crĂ©ateurs auxquels on rend un culte, et un autre Ă©lĂ©ment qui nâest pas de notre nature et que les gnostiques ont appelĂ© le dieu inconnu ». Le Christ apparaĂźt donc alors comme un dieu solaire ?Disons plutĂŽt que de grands clairvoyants de cette Ă©poque perçoivent un rayonnement particulier dans le soleil, car le soleil - au plan spirituel - est un relais du champ dâĂ©nergie christique qui sâapproche de notre dimension. Mais dans le soleil vit Ă©galement le dieu Lucifer, le reflet lumineux du Christ, son ombre en quelque sorte. Progressivement, le rayonnement spirituel du dieu inconnu sâest rapprochĂ© du plan physique Ă travers ce qui deviendra les grandes rĂ©vĂ©lations de la Perse ancienne, de lâEgypte et de la GrĂšce. A travers Mazda, les sages de la Perse voyaient le Christ. Câest comme un soleil spirituel qui se lĂšve Ă lâOrient, identifiĂ© dâabord en Inde, et qui progressivement atteint lâOccident. On a cristallisĂ© la reprĂ©sentation de cet ĂȘtre sous la forme dâun grand esprit apparu une seule fois en Palestine il y a vingt siĂšcles, mais il fut actif Ă lâarriĂšre plan des autres grandes rĂ©vĂ©lations comprendre les religions avec leurs croyances et leurs dogmes opposĂ©s ?Chaque religion est comme la trace derriĂšre le passage de lâEsprit, la cendre qui reste lorsque la flamme est partie, non pas Ă©teinte, mais passĂ©e ailleurs, transmise Ă une autre civilisation. Ainsi, on dĂ©tecte cette flamme depuis le lointain passĂ© oriental, et elle sâavance jusquâĂ lâĂ©poque romaine qui est le temps de la matĂ©rialisation oĂč lâhomme a acquis un moi individuel. La mĂ©moire spirituelle, maintenue par les orientaux, fut alors oubliĂ©e, sâest repliĂ©e et devint secrĂšte, et le monde est entrĂ© dans lâĂąge noir, oĂč les contingences matĂ©rielles dominent la vie intĂ©rieure jusquâĂ devenir la seule rĂ©alitĂ©. Lâapparition dans le monde grĂ©co-romain du Christ sous figure humaine dĂ©coule de la matĂ©rialisation de cette culture. Il est vrai que cette imagerie voulait exprimer le fait que la divinitĂ© Ă©tait descendue jusquâĂ lâ religions, quoique dĂ©vitalisĂ©es, privĂ©es du souffle vivant de lâesprit, ont tant bien que mal maintenu dans leurs mythes le souvenir dâune dimension divine oĂč lâhomme a son origine. Mais ces religions se sont constituĂ©es Ă partir du reflet du champ spirituel christique et non sur sa rĂ©alitĂ©. Elles ne diffusent que la lumiĂšre de Lucifer - dit le porteur de lumiĂšre ».De la vient le paradoxe que ces religions parlent encore du salut de lâĂąme mais quâelles ne peuvent pas le procurer, sauf dans un paradis aprĂšs la mort ?A lâaide de leurs rites et sacrements, les religions maintiennent les Ăąmes sous une influence protectrice, mais celle-ci devient emprisonnante pour lâĂȘtre. Il doit alors se dĂ©faire des brillantes illusions de la lumiĂšre de Lucifer, qui est rappelons-le, car cela est trĂšs important, le reflet naturel du champ surnaturel du nâest donc pas mauvais dans le sens satanique quâon lui prĂȘte ?Lucifer est un champ spirituel lumineux qui est harmonisĂ© avec les rĂšgnes naturels, mais qui est limitĂ©. Il rĂšgne sur la dimension subtile et immatĂ©rielle de notre monde. On dit quâen dehors du Ciel, Lucifer est le plus puissant. A partir dâun certain moment de lâhistoire humaine, câest Ă dire dans un temps trĂšs ancien, des ĂȘtres se sont Ă©levĂ©s trĂšs haut dans la lumiĂšre de Lucifer, et, ayant acquis des pouvoirs supĂ©rieurs, ils se sont imaginĂ©s ĂȘtre parvenus Ă un Ă©tat divin. Ils se sont pris pour des dieux, et en effet, ils peuvent paraĂźtre divins. Provenant dâanciennes initiations orientales ou Ă©gyptiennes, leur but est de maintenir un statu quo dans les mondes invisibles oĂč ils rĂ©sident, afin que leur ordre ne soit pas perturbĂ© par le champ Ă©tranger christique. Câest pourquoi, on parle de forces angĂ©liques rebelles, combattues par MichaĂ«l â le bras armĂ© et lâaspect justicier du Christ universel. Mais il faut prendre garde de ne pas se faire de reprĂ©sentations imagĂ©es de ces puissances cosmiques. Ni le Christ, ni MichaĂ«l ne sont des personnages quâon peut se reprĂ©senter Ă la maniĂšre des dieux des basses hiĂ©rarchies du monde spirituel. Le prince Lucifer est un puissant esprit emprunt dâidĂ©alisme. Ce nâest pas un monstre. Ce dieu est en lui-mĂȘme constituĂ© dâune hiĂ©rarchie dâĂȘtre lumineux, remplis de la sagesse des anciennes dispensations. Mais cette sagesse est devenue inactive, impropre Ă libĂ©rer les ĂȘtres incarnĂ©s aujourdâhui. Câest pourquoi, on parle de hiĂ©rarchies rĂ©trogrades », non que ces ĂȘtres soient pervers, mais ils sont le rĂ©sidus des dispensations du passĂ©, comme le dĂ©chet des anciennes initiations orientales et Ă©gyptiennes. Ces entitĂ©s spirituelles lucifĂ©riennes seraient comme des voyageurs qui se sont avancĂ©s trĂšs loin, mais qui ont ratĂ© la derniĂšre correspondance. Se croyant arrivĂ©s Ă destination, ils tentent de retenir les autres pĂšlerins. Cette illusion est rendue possible Ă cause de la lumiĂšre sĂ©duisante de Lucifer qui peut imiter la VĂ©ritĂ©. Câest pourquoi, inĂ©vitablement, leurs Ă©coles spirituelles portent la marque du passĂ©, par leurs rites et leurs symboles empruntĂ©s Ă lâInde, au Tibet ou Ă lâEgypte. MĂȘme lorsquâils se rĂ©fĂšrent au Christ, comme Ă travers la ThĂ©osophie orientale qui a donnĂ© naissance au Nouvel-Ăąge, câest en des termes rĂ©ducteurs qui dĂ©montrent que ces initiĂ©s nâont pas la vision de la dimension christique extra galactique. Ils voudraient que le Christ serve leur plan politique dans lâordre mondial, mais pour le vrai Christianisme, le royaume de Dieu nâest pas de ce monde. Il y a un profond malentendu dans les milieux spiritualistes Ă ce sujet. Christ est un champ spirituel Ă©tranger Ă notre monde. Il ne vient pas pour spiritualiser ce qui nâest pas de son domaine, mais pour retirer du monde ce qui est Ă lui », les Ăąmes emprisonnĂ©es dans la condensation Ă©touffante du circuit vie-mort. On peut dire que le Christ universel, Ă©lĂ©ment extra galactique, Ă©tranger au monde, rencontre deux opposants face Ă lui lâun est Lucifer, le Satan qui rĂšgne sur la lumiĂšre spirituelle de lâau-delĂ â celui qui inspire les idĂ©alismes terrestres - et son autre adversaire serait un esprit hyper matĂ©rialiste, le Diable des lĂ©gendes ? Câest la thĂ©orie Ă©laborĂ©e par Steiner ?Câest en effet le schĂ©ma qui a Ă©tĂ© transmis par le fondateur de lâAnthroposophie. En cela, lâhumanitĂ© est redevable Ă Steiner dâavoir clairement diffĂ©renciĂ© les deux pĂŽles du mal, lâun Ă©tant dâordre spirituel et lâautre matĂ©riel. Le Christ est une force qui sâinterpose, qui traverse au centre de la dualitĂ©, empĂȘchant les deux pĂŽles de sâunir, ce qui serait une tragĂ©die pour lâhumanitĂ©. Car lorsque Satan et le Diable â dâaprĂšs leurs noms traditionnels â se rencontrent dans lâĂąme humaine, le risque est que la conscience devienne prisonniĂšre de la double illusion idĂ©aliste et matĂ©rialiste. La religion ne faisant plus son travail dâaspiration par le haut », lâĂąme est livrĂ©e aux puissances infĂ©rieures, Ă lâintelligence mentale appliquĂ©e au monde matĂ©riel. Cette intelligence dĂ©chaĂźnĂ©e produit alors la science et la technologie que nous connaissons. Un grand dĂ©mon solaire, jusquâalors inactif dans lâhistoire, montre alors son vrai visage. Il ne veut plus seulement maintenir les Ăąmes endormies, flottant dans la lumiĂšre de Lucifer, non, il veut les possĂ©der, et les expulser de leur corps pour prendre leur place. Câest lĂ un nouveau visage du mal il ne veut plus seulement possĂ©der les Ăąmes, mais il dĂ©sire les Ă©liminer pour prendre leur place ? Câest le dĂ©mon 666 du livre de lâApocalypse ?Oui. Le dĂ©mon 666 est une puissance qui a Ă©tĂ© activĂ©e ou rĂ©activĂ©e depuis quelques siĂšcles. Elle a inspirĂ© notre culture moderne dans tous ses aspects. Les hommes qui sâen font les serviteurs, nâen voient pas la finalitĂ© rĂ©elle Ă cause du mythe du progrĂšs » qui leur masque lâintention politique de cet esprit dĂ©moniaque. Lâillusion du matĂ©rialiste câest quâil ne croit plus dans les esprits. Il ne voit pas que des ĂȘtres spirituels sont Ă lâoeuvre derriĂšre les phĂ©nomĂšnes physiques, y compris derriĂšre des appareils mĂ©caniques. Tout mouvement est le signe de la prĂ©sence dâun esprit. Le matĂ©rialiste est trompĂ© par les pourquoi on dit que la ruse suprĂȘme du Diable câest de faire croire quâil nâexiste pas. Lucifer Ă©tait le vieux Satan dissimulĂ© dans la sphĂšre invisible qui entoure notre monde. Son grand concurrent, le diable 666 - que lâon nomme aussi la BĂȘte Ă deux cornes » - a quant Ă lui, trouvĂ© un corps dans la technologie matĂ©rialiste. Il inspire les cerveaux humains pour quâils inventent » des machines Ă travers lesquelles, pour la premiĂšre fois dans lâhistoire, ce dĂ©mon sâincarnera sur la terre. Dâabord, les systĂšmes assez primitifs, comme la machine Ă vapeur, ont fourni un espace de vide oĂč des dĂ©mons se sont glissĂ©s pour prĂ©parer le terrain Ă la grande conquĂȘte. Au final, lorsque lâinformatique aura pris possession de tous les domaines de lâexistence, le dĂ©mon 666 disposera dâun corps physique dâenvergure planĂ©taire, le rĂ©seau web, la toile de lâaraignĂ©e. A-t-on dĂ©jĂ vu une araignĂ©e tisser sa toile par amour ? En refusant de sâharmoniser avec le champ du Christ, les hommes ont attirĂ© Ă eux ce danger. Les hommes ont refusĂ© le Christ vĂ©ritable pour adorer sa caricature lucifĂ©rienne. Quâest-ce alors que le Christianisme ?Le Christianisme est une potentialitĂ© spirituelle qui nâa pas encore trouvĂ© Ă vivre rĂ©ellement dans la conscience humaine, sinon, cela se verrait. On parle du Christ et on le prie mais il est absent de nos pensĂ©es qui sont entiĂšrement tournĂ©es vers les illusions psychiques ou les contingences matĂ©rielles. Pour ceux qui se disent chrĂ©tiens, le Christ nâest quâun alibi, une Ă©ventuelle assurance sur la mort et la souffrance. Ils se disent sauvĂ©s » mais ils sont entiĂšrement plongĂ©s dans le trou de la mort. Nây Ă©chappe que celui qui peut tĂ©moigner quâil a opĂ©rĂ© le contact avec le champ christique, de maniĂšre opĂ©rationnelle, en pleine conscience. Beaucoup le prĂ©tendent, mais ce nâest souvent quâune croyance Ă©motionnelle, une expĂ©rience mystique, une conviction intellectuelle, ou une illusion mĂ©diumnique inspirĂ©e par les nombreuses entitĂ©s de lâastral qui sâhabillent de la forme donnĂ©e Ă JĂ©sus Ă travers des milliers dâimages religieuses. Pour les chrĂ©tiens, le Christ nâest quâune image, et certainement pas un fait dâexpĂ©rience, en dĂ©pit du gigantesque effort moral qui a Ă©tĂ© entrepris depuis lâĂ©vĂ©nement du Golgotha. Cet effort a t-il empĂȘchĂ© le dĂ©mon 666 de descendre ? Non, bien entendu. Câest donc la preuve que le champ spirituel du Christ nâa pas encore transformĂ© la conscience humaine, et que, contrairement au dogme de la rĂ©demption automatique par le sacrifice du Christ, lâhumanitĂ© dĂ©montre par son matĂ©rialisme quâelle est fonciĂšrement anti-chrĂ©tienne. On dit quâon ne peut pas servir deux maĂźtres. Non seulement lâhomme ne sert pas le Christ, ce qui impliquerait de le connaĂźtre en pleine conscience, mais il sâest fait lâesclave du Diable auquel il prĂȘte les intentions du Christ. Il est scandaleux dâentendre ces pontifes et les criminels patentĂ©s invoquer le nom du Christ en vain. Cela induit un chĂątiment. Et câest le Diable qui vient alors rendre justice. Le Christ vĂ©ritable nâa rien Ă voir avec notre folie. LâĂȘtre humain attachĂ© Ă la matiĂšre et Ă ses rĂȘves nâest pas mĂ©chant en soi, mais il est de fait un pur sataniste au service de lâAntĂ©christ. On peut ĂȘtre sataniste et trĂšs gentil. On peut ĂȘtre moral et humaniste selon les critĂšres du monde, appartenir Ă une Ă©glise, se dĂ©vouer en bonnes Ćuvres, prier et lire les Ecritures, mais cela ne fait pas le chrĂ©tien. Entrer dans le champ spirituel du Christ câest changer de dimension. Il faut sortir du monde selon lâĂąme et lâesprit, ne plus appartenir au systĂšme spirituel lucifĂ©rien, et se hisser hors de lâemprise dĂ©moniaque matĂ©rialiste. Qui le fait ? Certainement pas les bons apĂŽtres qui prĂȘchent lâEvangile. Câest pourquoi, Ă cause de notre Ăąme Ă©garĂ©e loin de sa source, un dieu sâest approchĂ© de notre monde pour nous contacter. Et nous avons fait de lui une caricature de Christ Ă notre image. Câest cette caricature que les hommes invoquent sous le nom de JĂ©sus-Christ. Au fond du gouffre de la dĂ©cadence, on trouve le JĂ©sus des jĂ©suites qui ont tout bonnement interverti le nom du Christ avec celui de Lucifer. LâIslam et le JudaĂŻsme en font autant avec le nom de Dieu. Ils ne connaissent quâun dieu, câest Satan, le prince de ce monde. Le vĂ©ritable Christianisme commence Ă vivre chez ceux qui ont rompus avec lâhypocrisie des religions et la sĂ©duction de la matiĂšre. On dit que le Christianisme ne deviendra effectif que dans un lointain futur, Ă moins quâil ne disparaisse entiĂšrement si le dĂ©mon 666 parvient Ă expulser le principe de lâindividualitĂ© en lâ nây a pas de victoire assurĂ©e pour les forces de LumiĂšre qui sont sans rapport avec la lumiĂšre de Lucifer ?Pourquoi une victoire serait-elle assurĂ©e dans ce monde ? Rien nâest jouĂ©. Durant des millions dâannĂ©es, le champ spirituel christique sâest approchĂ© de notre dimension jusquâĂ opĂ©rer un branchement direct avec notre plan par lâĂȘtre quâon appelle JĂ©sus. Il sâagissait dâun personnage dâune puretĂ© exceptionnelle qui disposait en son Ăąme de la force de grands sages du passĂ©, tel Zorastre, lâannonciateur du Christ Solaire - le dieu Mazda. Le champ christique â par le symbole du sang Ă©nergĂ©tique â a transmis une information dans la terre lorsque ce JĂ©sus fut immolĂ©. Cette information spĂ©ciale a eu pour effet de freiner lâintervention de certains dĂ©mons tout en obligeant ces dĂ©mons Ă des initiatives prĂ©cipitĂ©es. Câest de la haute stratĂ©gie, oĂč nous nâavons, en tant quâhumains, aucun rĂŽle. Comment serions-nous informĂ©s des secrets du combat cosmique entre les dieux ? Nous nâen savons que ce que les religions lucifĂ©riennes nous en disent. Autant dire que nous ne connaissons le Christ que par ses adversaires. TrĂšs peu dâentre nous, ont eu connaissance des Ă©crits initiatiques authentiques, Ă condition de savoir quâils recĂšlent aussi de la dĂ©sinformation pour tromper lâennemi ». Donc, pour les idĂ©alistes, JĂ©sus est un gentil qui vient fonder le meilleur des mondes par la non-violence. Pour les religieux, le Christ les a sauvĂ© une bonne fois pour toutes en rachetant la faute originelle au prix de son sang. Ces idĂ©es, respectables au demeurant, ont rĂ©chauffĂ© le cĆur de millions de croyants sincĂšres. Les chrĂ©tiens ne dissimulent plus quâils ne croient quâen la sĂ©curitĂ© ici-bas et en une bonne assurance post mortem. La plupart vendraient leur hypothĂ©tique ticket dâentrĂ©e au paradis contre une rĂ©ussite matĂ©rielle bien tangible. Note sur les autres religions lâIslam promet une Ă©ternitĂ© de dĂ©lices sensuels ; le pragmatique JudaĂŻsme ne cache pas que le bonheur est Ă rechercher dans la vie physique ; les hindous et les bouddhistes espĂšrent une meilleure rĂ©incarnation sur la terre. Les religions populaires sont donc toutes matĂ©rialistes, sinon elles auraient dĂ©jĂ disparu. Quant au new age, il veut spiritualiser la matiĂšre pour en profiter deux fois plus !Le Christianisme vĂ©ritable nâest pas une spiritualitĂ© matĂ©rialiste. Il ne fait aucune concession avec le monde. Il ne veut pas le transformer pour le rendre plus confortable aux parasites Ă deux pattes qui vampirisent la nature. Il ne promet pas dâĂ©ternelles gĂąteries dans le paradis dâAllah. Il ne veut pas instaurer la terre promise » avec le roi David au gouvernement. Il ne promet pas une meilleure rĂ©incarnation dans la jungle planĂ©taire. Le Christianisme ne veut pas transformer le camp de la mort en jardin des dĂ©lices. Le champ de rayonnement christique vient retirer les Ăąmes du monde. Il veut dĂ©livrer. Il veut briser la roue des renaissances, et dĂ©monter les paradis artificiels des religions lucifĂ©riennes. Le Christ est venu combattre la double influence satanique et dĂ©moniaque. Câest une guerre cosmique je ne suis pas venu apporter la paix, mais lâĂ©pĂ©e ». Quâest-ce que MichaĂ«l ?Dans la tradition judĂ©o-chrĂ©tienne, câest lâarchange combattant le mal. Son nom signifie lâElohim de la face divine » , et on le traduit littĂ©ralement par qui est comme Dieu ». Cette face divine est cachĂ©e, mais lorsquâelle se dĂ©couvre, câest MichaĂ«l qui entre en action pour accomplir la Justice. MichaĂ«l est aussi appelĂ© le bras armĂ© du Christ ».Voir en cette Ă©nergique puissance cosmique un personnage de bondieuserie est de la dĂ©rision car lâĂ©pĂ©e quâil brandit est une arme dâextermination de ce qui est mauvais ou rĂ©trograde. Cette Ă©pĂ©e ressemble Ă©trangement Ă celle de la dĂ©esse Kali, qui rĂšgne sur la mort et la rĂ©gĂ©nĂ©ration. En latin MichaĂ«l est Michaeli, ou MI-KAELI, ce qui est curieusement trĂšs proche de la MĂšre Kali » MA-KALI. Il sâagit vraisemblablement de deux reprĂ©sentations mythiques jumelles, quoique la tradition hĂ©braĂŻque ait voulu masculiniser lâaction Ă©nergique de MichaĂ«l, alors que les traditions de lâantiquitĂ© et de lâorient y voyaient lâaspect fĂ©minin de lâĂ©nergie â la MĂšre divine sous son aspect terrible et vengeur. Par exemple, la dĂ©esse Tanit des carthaginois est appelĂ©e la dĂ©esse de la face », mais câest une autre histoire, car Rome a vaincu Carthage⊠pour le moment. Source de cette conception gnostique Undercover n° 15***
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La licorne, parfois nommĂ©e unicorne, est une crĂ©ature lĂ©gendaire Ă corne unique. Son origine, controversĂ©e, rĂ©sulte de multiples influences, en particulier de descriptions d'animaux tels que le rhinocĂ©ros et l'antilope, issues de rĂ©cits d'explorateurs. Les premiĂšres reprĂ©sentations attestĂ©es d'animaux unicornes remontent Ă la civilisation de l'Indus. Le rĂ©cit sanskrit d'Ekashringa et les routes commerciales pourraient avoir jouĂ© un rĂŽle dans leur diffusion vers le Proche-Orient. Connue dans l'Occident chrĂ©tien depuis l'AntiquitĂ© grecque par des rĂ©cits de voyageurs en Perse et en Inde, sous le nom de monocĂ©ros », la licorne occidentale se distingue de ses consĆurs asiatiques par son apparence, son symbolisme et son histoire. Sous l'influence du Physiologus, les bestiaires occidentaux et leurs miniatures la dĂ©crivent comme un animal sylvestre trĂšs fĂ©roce, symbole de puretĂ© et de grĂące, attirĂ© par l'odeur de la virginitĂ©. Le rĂ©cit de sa chasse, durant laquelle une jeune fille vierge aide les chasseurs Ă la capturer, se diffuse dans tout l'Occident chrĂ©tien ainsi qu'une partie du monde musulman. La reprĂ©sentation physique de la licorne occidentale se fixe entre le cheval et la chĂšvre blanche Ă la fin du Moyen Ăge. Elle se voit dotĂ©e d'un corps Ă©quin, d'une barbiche de bouc, de sabots fendus, et surtout d'une longue corne au milieu du front, droite, spiralĂ©e et pointue, qui constitue sa principale caractĂ©ristique, comme dans la sĂ©rie de tapisseries La Dame Ă la licorne. La licorne devient l'animal imaginaire le plus important de l'Occident chrĂ©tien depuis le Moyen Ăge jusqu'Ă la fin de la Renaissance. La croyance en son existence est omniprĂ©sente, grĂące au commerce de sa corne » et Ă sa prĂ©sence dans certaines traductions de la Bible. Des objets prĂ©sentĂ©s comme d'authentiques cornes de licorne » s'Ă©changent, et sont crĂ©ditĂ©s du pouvoir de purifier les liquides des poisons et de guĂ©rir la plupart des maladies. Peu Ă peu, ces objets sont identifiĂ©s comme des dents de narval, un mammifĂšre marin arctique. L'existence de la licorne reste toutefois discutĂ©e jusqu'au milieu du XIXe siĂšcle. De tous temps, cette bĂȘte lĂ©gendaire intĂ©resse des thĂ©ologiens, mĂ©decins, naturalistes, poĂštes, gens de lettres, Ă©sotĂ©ristes, alchimistes, psychologues, historiens et symbolistes. Son aspect symbolique, trĂšs riche, l'associe Ă la dualitĂ© de l'ĂȘtre humain, la recherche spirituelle, l'expĂ©rience du divin, la femme vierge, l'amour et la protection. Carl Gustav Jung lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et Alchimie. La licorne figure depuis la fin du XIXe siĂšcle parmi les crĂ©atures typiques des rĂ©cits de fantasy et de fĂ©erie, grĂące Ă des Ćuvres comme De l'autre cĂŽtĂ© du miroir de Lewis Carroll, La DerniĂšre Licorne de Peter S. Beagle, Legend de Ridley Scott, ou encore Unico d'Osamu Tezuka. Son imagerie moderne s'Ă©loigne de l'hĂ©ritage mĂ©diĂ©val, pour devenir celle d'un grand cheval blanc magique », avec une corne unique au milieu du front. Son association rĂ©cente Ă des univers fictifs tels que, entre autres, My Little Pony, lui donne une image plus miĂšvre. Elle est souvent prĂ©texte Ă des parodies dans la culture populaire, entre autres Ă travers le culte de la Licorne rose invisible. Ătymologie et terminologie D'aprĂšs l'AcadĂ©mie française, le substantif fĂ©minin licorne est un emprunt Ă l'italien l'alicorno, avec agglutination et coupure fautive de l'article dĂ©fini Ă©lidĂ©[R 1],[R 2],[R 3] l'al- > lal- > la l-. Le dictionnaire Le Robert soutient cette mĂȘme thĂ©orie, le nom licorne » Ă©tant vraisemblablement un emprunt du XIVe siĂšcle Ă l'italien, lui-mĂȘme forme altĂ©rĂ©e du latin chrĂ©tien unicornis[R 4]. Une autre thĂ©orie, plus ancienne attestĂ©e Ă partir de 1694, voulait que le latin unicornis ait pu donner directement le mot licorne », aprĂšs suppression de la lettre u », et transformation du n » en l »[H 1]. En effet, l'emploi d' unicorne » est attestĂ© dans la langue française avant la gĂ©nĂ©ralisation de licorne », notamment dans une chanson mĂ©diĂ©vale de Thibaut de Champagne[R 5]. Selon la linguiste Henriette Walter, le mot licorne » proviendrait de deux erreurs successives la prononciation unicorne », sous l'influence du latin et du mot anglais unicorn, a fait croire qu'il s'agit d' une icorne », avec l'article indĂ©fini, d'oĂč l'icorne avec l'article dĂ©fini, ce qui a donnĂ© licorne »[R 6]. Mais d'aprĂšs l'AcadĂ©mie française, c'est le nom anglais qui est un emprunt Ă l'ancien français unicorne », et non l'inverse[R 3]. Le latin unicornis, signifiant Ă une seule corne » de unus, une » et cornu, corne », est la traduction littĂ©rale de monokeros ÎŒÎżÎœÎșÎ”Ï en grec ancien, de mĂȘme sens[R 7]. De nombreuses crĂ©atures issues de lĂ©gendes et de rĂ©cits d'explorateurs sont nommĂ©es ou surnommĂ©es licorne », leur seul point commun Ă©tant la description d'une corne unique. C'est le cas du qilin chinois, plus connu au Japon sous le nom de kirin, de lâindrik russe, du re'em de la Bible, du tragelaphus d'Aristote, du Karkadann et du ShĂądhavĂąr perses, du Kartazonos ÎșαÏÎŹÎ¶ÎœÎż de Claude Ălien[Sh 1] dĂ©rivĂ© d'aprĂšs Odell Shepard du sanskrit Kartajan », signifiant seigneur du dĂ©sert »[Sh 1], du camphruch et du pirassouppi d'AndrĂ© Thevet. AprĂšs sa dĂ©couverte, le mammifĂšre marin Ă l'origine du commerce des cornes de licorne » en occident, le narval, acquiert le surnom de licorne de mer »[Di 1]. Le narval Ă©tant perçu comme la version aquatique de l'animal terrestre lĂ©gendaire, ce surnom perdure[Ca 1]. LâElasmotherium, un grand rhinocerotidae Ă©teint vu comme une origine possible des licornes asiatiques, est surnommĂ© la licorne gĂ©ante »[Le 1]. Origines La licorne fascine le monde occidental depuis des siĂšcles[Jo 1]. Les lĂ©gendes et reprĂ©sentations universelles d'animaux Ă corne unique, en orient comme en occident, et surtout la dimension mystique et Ă©sotĂ©rique de la licorne, portĂ©e par des artistes, conteurs et rĂȘveurs » enclins Ă la mĂ©ditation, sont source de mystĂšre et d'inspiration. Les Ćuvres qui mettent en scĂšne une licorne possĂšdent souvent une forte charge symbolique, Ă l'image des tapisseries et des bestiaires du Moyen Ăge[1]. Les thĂ©ories concernant ses origines se rĂ©vĂšlent plus ou moins sĂ©rieuses, Ă tel point que le professeur et poĂšte amĂ©ricain Odell Shepard suggĂšre avec humour dans son ouvrage The Lore of the Unicorn, publiĂ© en 1930, qu'elle doit provenir de l'Atlantide ou des montagnes de la Lune[Sh 2]. Un dĂ©bat concerne l'influence des crĂ©atures unicornes asiatiques, peut-ĂȘtre connues depuis la prĂ©histoire, sur la licorne occidentale dont l'image s'est forgĂ©e au Moyen Ăge. La thĂ©orie d'une influence orientale est dĂ©fendue par le psychanalyste et Ă©rudit Carl Gustav Jung dans Psychologie et Alchimie, par l'historien d'art Richard Ettinghausen[Et 1], par l'essayiste et tibĂ©tologue Francesca-Yvonne Caroutch[Note 1], par l'Ă©crivain Roger Caillois, et par quelques Ă©tudes mettant en lien rĂ©cits et reprĂ©sentations orientales et occidentales[R 8]. Cette thĂ©orie est rĂ©futĂ©e, entre autres, par Odell Shepard[Sh 3], par le thĂ©ologien français Jean-Pierre Jossua qui juge les parallĂšles indiens et chinois effectuĂ©s par Jung et Caillois peu crĂ©dibles[Jo 2] et par la thĂšse de doctorat en sciences sociales de Bruno Faidutti. D'aprĂšs ce dernier, les travaux de Carl Gustav Jung ont entraĂźnĂ© une tendance au syncrĂ©tisme, et donc l'attribution du nom de licorne » Ă des crĂ©atures distinctes[Fa1 1]. Origine orientale Empreinte de sceau de la vallĂ©e de l'Indus, Chhatrapati Shivaji Maharaj Vastu Sangrahalaya anciennement Prince of Wales Museum, Mumbai. L'existence de reprĂ©sentations d'animaux Ă corne unique dans la civilisation de l'Indus est source de controverses au moins depuis la fin du XIXe siĂšcle[Ke 1]. La plus ancienne image connue d'un animal unicorne en 2013 provient du Nord de la vallĂ©e de l'Indus[Ke 2]. DatĂ© d'environ - 2600[Ke 1], son profil ne correspond Ă aucun animal Ă cornes connu dans la rĂ©gion tel que le buffle ou le rhinocĂ©ros[Ke 3]. Ce motif est retrouvĂ© sur 700 ans[Ke 4], disparaissant vers - 1900[Ke 1]. Il remplit une fonction symbolique[Ke 5]. Il n'existe pas de preuves qu'il se soit transmis ensuite en Asie de l'Ouest ou au Tibet[Ke 6], mais l'archĂ©ologue Jonathan Mark Kenoyer postule qu'il ait pu se transmettre physiquement au Proche-Orient Ă la faveur des voyages de marchands, et influencer des lĂ©gendes en Asie occidentale[Ke 7]. Selon Francesca-Yvonne Caroutch, la licorne est connue en Asie dĂšs la pĂ©riode prĂ©-bouddhique[Car 1]. IntĂ©grĂ©e Ă la mythologie chinoise sous le nom de Qilin[Car 2],[Car 3], elle serait mentionnĂ©e dans les Annales de Bambou[Car 2], et deviendrait un symbole cosmique dans la civilisation mĂ©sopotamienne, de fĂ©conditĂ© et de fertilitĂ© dans la civilisation indo-aryenne. Elle serait prĂ©sente dans d'anciennes cosmogonies et des textes religieux et philosophiques aussi bien chinois qu'indiens ou perses[Car 4], notamment en Himalaya, MĂ©sopotamie, et CrĂšte prĂ©hellĂ©nique[Car 5]. Elle cite des crĂ©atures unicornes dans le Bundahishn, lâAtharva-VĂ©da, lâĂ©popĂ©e de Gilgamesh, le RÄmÄyana et le MahĂąbhĂąrata de l'Inde Antique[Car 6]. Jonathan Mark Kenoyer estime qu'il n'existe aucune preuve d'une connexion directe entre ces exemples de crĂ©atures unicornes dans l'espace asiatique[Ke 7]. Certains liens entre animaux unicornes indiens et licorne occidentale reposent sur des erreurs de traduction ou des biais, Ă l'image de l'expression KhaggavisÄáča en pÄli, traduite par semblable Ă la corne du rhinocĂ©ros », mais rĂ©visĂ©e 2014 par semblable au rhinocĂ©ros »[R 9]. Une peinture rupestre reprĂ©sentant un bovin dans une grotte de Paphlagonie a parfois Ă©tĂ© interprĂ©tĂ©e Ă tort comme celle d'une licorne, en raison de la prĂ©sence d'un trait qui servait plus vraisemblablement de guide de tracĂ©[R 10]. Certains bas-relief perses reprĂ©sentant un bĆuf vu de profil avec une seule corne visible ont pu jouer un rĂŽle dans la diffusion de la lĂ©gende de la licorne Ettinghausen estime que ces reprĂ©sentations ont influencĂ© l'image du Karkadann perse[Et 1], expliquant ainsi les reprĂ©sentations et mentions d'animaux unicornes dans le monde arabe mĂ©diĂ©val[Et 2]. Il ajoute que la position stratĂ©gique » du monde musulman par rapport Ă l'Inde, Ă la Chine, et Ă l'Occident chrĂ©tien, a favorisĂ© la diffusion de la lĂ©gende de la licorne[Et 3]. Pour lui, les reprĂ©sentations d'animaux unicornes dans le monde arabe sont d'origine indienne, l'Inde Ă©tant l'origine la plus vraisemblable pour le motif du combat entre le rhinocĂ©ros et l'Ă©lĂ©phant[Et 4]. Le conte indien de l' ermite cornu », ou Ekasringa », littĂ©rature sanskrite issue des JÄtaka rĂ©cits des vies antĂ©rieures du Bouddha et du MahĂąbhĂąrata, met en scĂšne un ermite solitaire appelĂ© Ekashringa, ce qui signifie Corne unique »[Car 7]. Il conte le pĂ©riple d'un mystique mĂ©ditant et vivant dans la forĂȘt, parmi les animaux. En buvant Ă la mĂȘme source qu'une antilope divine, il donne naissance Ă un enfant dotĂ© d'une corne unique sur la tĂȘte et de pouvoirs surnaturels[2]. Ce conte est souvent citĂ© pour son influence sur la licorne occidentale certains Ă©lĂ©ments se retrouveraient dans les croyances perses, elles-mĂȘmes Ă l'origine des rĂ©cits grĂ©co-romains concernant le monocĂ©ros[3],[R 8]. Ettinghausen estime aussi que ce conte a influencĂ© les Ă©rudits arabes[Et 5]. D'aprĂšs Caroutch, diffĂ©rentes versions existent au Japon, en Chine, en Inde et en Perse[Car 8]. Le conte d'Ekashringa aurait, toujours d'aprĂšs Caroutch, forgĂ© aprĂšs de nombreux remaniements la lĂ©gende de l'apparition merveilleuse d'un animal portant une corne unique en ivoire, qui ne peut ĂȘtre capturĂ© que par une jeune fille[Car 9]. Origine occidentale De Monocerote de la licorne, gravure dans Historiae Animalium par Conrad Gessner, 1551. Odell Shepard souligne la difficultĂ© Ă remonter l'histoire de la licorne occidentale au-delĂ des rĂ©cits de CtĂ©sias, au IVe siĂšcle av. 3]. Au crĂ©dit d'une origine prĂ©historique, l'une des peintures naturalistes de la grotte de Lascaux avait Ă©tĂ© qualifiĂ©e de licorne » en raison de deux traits rectilignes Ă©voquant une corne sur son front. Il s'agit vraisemblablement de la reproduction dĂ©formĂ©e d'un lynx[R 11]. Les observations mal comprises d'animaux rĂ©els expliquent en grande partie les multiples descriptions de la licorne occidentale, mais l'histoire de cette crĂ©ature se rĂ©vĂšle longue et complexe, notamment en raison de sa symbolique. CrĂ©ation du haut Moyen Ăge[Fa1 2], la licorne occidentale est une chimĂšre. Elle ne provient pas de la mythologie grĂ©co-romaine ni d'une religion puisqu'elle ne prĂ©sente aucun lien avec la crĂ©ation du monde[Note 2], les gestes hĂ©roĂŻques, ou la fondation d'une ville. Elle naĂźt d'un mĂ©lange entre traditions orales et Ă©crites, rĂ©cits de voyage depuis CtĂ©sias au VIe siĂšcle av. jusqu'au XIXe siĂšcle et descriptions des naturalistes[Fa1 3]. Pour Bruno Faidutti, son origine est Ă rechercher dans les premiers bestiaires inspirĂ©s du Physiologus et dans les textes grĂ©co-romains, eux-mĂȘmes issus d'observation d'animaux exotiques[Fa1 2]. D'aprĂšs Odell Shepard, la lĂ©gende de la licorne occidentale est issue du mĂ©lange entre la description de CtĂ©sias, qui en a fait un animal fĂ©roce ne pouvant ĂȘtre chassĂ© par des techniques conventionnelles[Sh 4] et le rĂ©cit de sa capture par une vierge dans le Physiologus. Animaux rĂ©els aux sources de la lĂ©gende CtĂ©sias dĂ©crit l'HĂ©mione, un Ăąne sauvage asiatique, comme ayant une corne unique. Il est frĂ©quent, pour les explorateurs, de confondre des animaux connus avec une crĂ©ature Ă corne unique. Pour Odell Shepard, le monocĂ©ros[3],[R 8] de CtĂ©sias mĂ©lange des rĂ©cits sur le rhinocĂ©ros indien, dont la corne est traditionnellement crĂ©ditĂ©e de propriĂ©tĂ©s thĂ©rapeutiques, sur l'onagre ou Ăąne sauvage, rĂ©putĂ© dans l'AntiquitĂ© pour sa vitesse et sa combativitĂ© citĂ© par exemple dans l'Anabase de XĂ©nophon, et sur l'antilope du Tibet[Sh 5]. La dĂ©couverte de la survie jusqu'Ă une Ă©poque relativement rĂ©cente de certaines espĂšces disparues de rhinocĂ©ros laineux comme ceux du genre Elasmotherium laisse Ă penser que ce genre d'animaux a aussi pu influencer la lĂ©gende soit de leur vivant, soit par leurs squelettes imposants[R 12]. Narval Licorne, narval et licorne fossile » comparĂ©s dans le Museum Museorum, en 1704. Le narval a jouĂ©, bien malgrĂ© lui, un rĂŽle central dans la longue croyance en la licorne occidentale. La grande dent unique et spiralĂ©e de ce mammifĂšre marin s'est longtemps vendue comme corne de licorne » en Europe, depuis la fin du Moyen Ăge jusqu'Ă la Renaissance, en particulier au XVIe siĂšcle, fournissant une preuve matĂ©rielle de l'existence de l'animal lĂ©gendaire[R 13]. La premiĂšre mention d'un narval cornu figure dans lâAtlas Minor, un ouvrage savant datĂ© de 1607[H 2]. Une autre description dĂ©taillĂ©e du narval paraĂźt en 1645 grĂące Ă Thomas Bartholin, mais sans faire de lien entre licorne de mer » et licorne terrestre[Ba 1]. En 1704, un dessin du Museum Museorum de Michael Bernhard Valentini, premiĂšre Ă©tude des collections dâEurope, compare l'objet alors vendu comme corne de licorne » mĂ©dicinale unicornu officinale, une reprĂ©sentation de narval unicornu marinum, un squelette reconstituĂ© de licorne fossile » probablement un Elasmotherium et une reprĂ©sentation Ă©quine de la licorne, titrĂ©e unicornu fictium[H 3],[Fa1 4]. La dĂ©fense du narval reste longtemps considĂ©rĂ©e comme une corne et non comme une dent, probablement en raison du refus de la dissymĂ©trie Ă©noncĂ© par Carl von LinnĂ© dans son Systema naturae[Di 2]. Le narval est depuis nommĂ© la licorne de mer ». Il est admis Ă partir du XVIIIe siĂšcle que la plupart des cornes de licorne » vendues comme antidote sont en rĂ©alitĂ© des dents de narval[Di 3]. La dĂ©couverte du narval fait s'effondrer le cours des cornes de licorne » et met fin Ă leur commerce, mais la croyance en l'existence de la licorne perdure, mĂȘme chez certains Ă©rudits, jusqu'au milieu du XIXe siĂšcle[Sh 6]. RhinocĂ©ros et Elasmotherium La confusion entre la licorne et le rhinocĂ©ros est frĂ©quente, particuliĂšrement dans l'AntiquitĂ© et au Moyen Ăge, en raison d'erreurs de traduction Ă partir du latin[R 14]. Le rhinocĂ©ros indien, plus petit que l'africain, est le seul animal terrestre existant Ă possĂ©der une seule corne, avec le rhinocĂ©ros de Java. L'animal dĂ©crit par Pline l'Ancien au Ier siĂšcle s'en rapproche[H 4]. Par ailleurs, des rhinocĂ©ros sont vus Ă Rome dĂšs le Ier siĂšcle av. Les Ătymologies d'Isidore de SĂ©ville, au VIe siĂšcle[H 5], sont une source de confusion avec le rhinocĂ©ros, puisque l'auteur dĂ©crit la capture du monocĂ©ros avec l'aide d'une vierge, ainsi qu'un combat furieux face Ă l'Ă©lĂ©phant[Fa1 5]. Marco Polo dĂ©crit un rhinocĂ©ros Ă Java comme Ă©tant une licorne, dans le Devisement du monde[4]. Ulisse Aldrovandi soupçonne l'erreur de Marco Polo Quant au monocĂ©ros de Paul de Venise Marco Polo, je pense que personne ne pourra me reprocher dây voir un rhinocĂ©ros. En effet, ils se ressemblent assez, dâaprĂšs les marques quâil en donne sa taille proche de celle de lâĂ©lĂ©phant, bien sĂ»r, mais aussi sa laideur, sa lenteur, et sa tĂȘte porcine, caractĂ©ristiques qui dĂ©crivent bien le rhinocĂ©ros[Al 1] ». La corne des rhinocĂ©ros est rĂ©putĂ©e possĂ©der des propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales, tout comme celle de la licorne. Cette confusion est frĂ©quente, en particulier chez les Ă©rudits qui Ă©crivent de faux rĂ©cits de voyages en s'inspirant des sources de l'antiquitĂ© classique[R 15]. Il existe aussi un groupe d'animaux Ă©teints, le genre Elasmotherium, dont les espĂšces Ă©taient des sortes d'Ă©normes rhinocĂ©ros eurasiens natifs des steppes jusqu'Ă la fin du PlĂ©istocĂšne, et prĂ©sents en Europe et en Russie. Parfois surnommĂ© licorne gĂ©ante », ce type d'animal possĂ©dait une trĂšs grande corne unique au milieu de la tĂȘte, gĂ©nĂ©ralement situĂ©e entre les yeux. Selon Willy Ley, la description de cet animal pourrait s'ĂȘtre transmise oralement dans certaines lĂ©gendes russes[Le 1] ; des restes fossilisĂ©s pourraient aussi avoir alimentĂ© la lĂ©gende comme les fossiles de dinosaures pour les dragons[5]. Le tĂ©moignage d'un voyageur arabe du Xe siĂšcle, Ibn FadlĂąn, laisse Ă supposer la survie dâElasmotherium pendant les temps historiques, puisque sa description correspond au karkadann de la Perse, et Ă la licorne zhi de la Chine[R 8]. L'extinction d'Elasmotherium pourrait ĂȘtre plus rĂ©cente qu'on ne l'avait prĂ©cĂ©demment supposĂ©[R 16],[R 12], bien que la datation de cette extinction Ă 30 000 ans dans le passĂ© reste controversĂ©e[R 17]. Le RhinocĂ©ros laineux pourrait pour sa part avoir disparu il y a seulement 8 000 ans[6], cependant il portait deux cornes, au niveau du nez Ă la maniĂšre du rhinocĂ©ros blanc actuel. Antilopes Diverses variĂ©tĂ©s d'antilopes, dont l'oryx[R 18] et l'Ă©land[R 19], peuvent avoir contribuĂ© Ă propager la lĂ©gende de la licorne, notamment par le commerce de leurs cornes, attestĂ© au Tibet avec l'antilope locale[7]. Claude Ălien fait rĂ©fĂ©rence Ă ce type d'animaux en dĂ©crivant une corne noire et annelĂ©e chez le monocĂ©ros[Sh 7]. L'oryx d'Arabie, antilope blanche portant deux longues cornes minces pointĂ©es vers l'arriĂšre, ressemble Ă un cheval unicorne vu de cĂŽtĂ© et Ă distance[R 18]. Aristote lui attribue une seule corne dans son Histoire des animaux[H 6], ainsi que Pline l'Ancien, dans son Histoire naturelle livre XI, chapitre CVI. MammifĂšres vivants avec une corne ou un bois Oryx Ă©gyptien avec une corne dĂ©formĂ©e. Il arrive qu'une seule des deux cornes d'un mammifĂšre se dĂ©veloppe. Les deux cornes peuvent aussi se mĂȘler et fusionner, ce qui donne lâimpression que lâanimal nâen porte quâune. Quelques animaux Ă corne unique sont bien attestĂ©s. Naturels mais rarissimes, ils ne constituent pas une espĂšce, leurs cas relevant de la tĂ©ratologie. Ces cas sont documentĂ©s depuis l'AntiquitĂ©. F. Y. Caroutch cite notamment le bĂ©lier de PĂ©riclĂšs[Car 10] Un jour, dit-on, on apporta Ă PĂ©riclĂšs, de son domaine rural, la tĂȘte dâun bĂ©lier qui nâavait quâune corne. Quand le devin Lampon vit cette corne qui avait poussĂ©, solide et vigoureuse, au milieu du front de la bĂȘte, il dĂ©clara Le pouvoir des deux partis qui divisent la citĂ©, celui de Thucydide et celui de PĂ©riclĂšs, passera entre les mains dâun seul homme, celui chez qui ce prodige est apparu. » Anaxagore, lui, fit ouvrir le crĂąne et montra que le cerveau nâavait pas occupĂ© toute sa place il avait pris la forme allongĂ©e dâun Ćuf et avait glissĂ© de toute la boĂźte crĂąnienne vers lâendroit prĂ©cis oĂč la corne sâenracinait. » â Plutarque, Vie de PĂ©riclĂšs[H 7] Le devin Lampon interprĂšte ce prĂ©sage comme la victoire du parti de PĂ©riclĂšs sur celui de Thucydide, mais le philosophe Anaxagore dissĂšque le crĂąne et montre qu'il s'agit d'une malformation[R 20]. Ces cas restent connus de nos jours, puisque le Centre des sciences naturelles de Prato, en Italie, abrite depuis 2007 un chevreuil dotĂ© d'un bois unique au milieu du front le directeur du parc a dĂ©clarĂ© Ă cette occasion que ce type de naissance pourrait ĂȘtre Ă l'origine de la lĂ©gende de la licorne[P 1], mĂȘme si les maladies qui la provoquent comme l'HoloproencĂ©phalie ne permettent gĂ©nĂ©ralement pas la survie de l'animal jusqu'Ă l'Ăąge adulte. CrĂ©ations artificielles La crĂ©ation artificielle de mammifĂšres dotĂ©s d'une corne ou d'un bois unique a pu jouer un rĂŽle dans la croyance en la licorne[8]. Cependant, Bruno Faidutti rĂ©fute que ces cas aient pu avoir une influence rĂ©elle sur la construction de son image[Fa2 1]. Des cas de licornes » créées artificiellement sont documentĂ©s[9] tant en Occident qu'en Orient, ou en Afrique. Au contraire de la licorne occidentale, les licornes artificielles asiatiques sont, Ă l'origine, des chĂšvres angora dont les cornes sont liĂ©es par le fer et le feu. Cette corne artificielle est courte, ressemblant Ă deux chandelles tressĂ©es[Di 1]. Cette pratique a depuis disparu, en raison de sa cruautĂ© envers les animaux[Fa2 1]. En Occident, le cas le plus connu de licorne artificielle » est celui d'os fossiles dĂ©terrĂ©s Ă Einhornhöhle dans le massif du Harz, en Allemagne. Ces ossements sont reconstruits par le maire de Magdebourg, Otto von Guericke, comme une licorne en 1663[Sh 8]. Cette prĂ©tendue licorne, assemblage hĂ©tĂ©roclite d'un crĂąne de rhinocĂ©ros laineux et d'os de mammouth sur lesquels sont fixĂ©s une dĂ©fense de narval, n'a que deux jambes. Le squelette est examinĂ© par Gottfried Wilhelm Leibniz, qui a doutĂ© de l'existence de la licorne et l'atteste dans une publication de 1690, lui apportant de la notoriĂ©tĂ©[Fa2 2]. Il est cependant vite considĂ©rĂ© comme un canular[Fa2 3]. Beaucoup plus rĂ©cemment, en 1982, les cornes d'un bouc nommĂ© Lancelot sont modifiĂ©es artificiellement pour n'en former qu'une. Il est prĂ©sentĂ© comme une licorne vivante » dans plusieurs cirques amĂ©ricains[10]. Ses crĂ©ateurs s'attribuent la redĂ©couverte d'une technique perdue. Face aux protestations de militants des droits animaliers, ils finissent par retirer l'animal[1]. Un autre bouc aux cornes modifiĂ©es apparaĂźt dans un bar Ă thĂšme de Washington en 2006[1]. Description Les licornes » occidentales et asiatiques diffĂšrent par leur description, leur seule caractĂ©ristique commune Ă©tant la prĂ©sence d'une corne unique, qui est la plus importante caractĂ©ristique de la licorne[Su 1]. Licornes occidentales Licorne dans un manuscrit du Livre des propriĂ©tĂ©s des choses de BarthĂ©lemy l'Anglais, au dĂ©but du XVe siĂšcle. BNF, Roger Caillois, Le Mythe de la licorne [âŠ] une cavale prodigieuse, blanche de robe, ressemblant Ă la haquenĂ©e des demoiselles[Di 4]. D'aprĂšs Bruno Faidutti, la licorne occidentale eut une Ăąme avant d'avoir un corps »[Fa1 6], son sens symbolique puretĂ© fĂ©minine ayant prĂ©cĂ©dĂ© la relative uniformisation de son apparence physique couleur blanche, apparence de petit cheval, longue corne spiralĂ©e et droite[Fa1 7]. Roger Caillois la dĂ©crit comme une alliance entre la fine monture des damoiselles et la corne du narval, qui trĂŽne parmi les trĂ©sors royaux[Ca 2]. Les auteurs grecs ne reprĂ©sentaient pas visuellement le monocĂ©ros, source d'inspiration des bestiaires mĂ©diĂ©vaux[Fa1 8]. La gĂ©nĂ©ralisation de la forme Ă la fois caprine et chevaline et de la couleur blanche dans les reprĂ©sentations artistiques rĂ©sultent du symbolisme et des allĂ©gories attribuĂ©s Ă la licorne au Moyen Ăge[Fa1 9]. La robe blanche de cette licorne qui acquiert du cheval sa taille et sa noblesse s'impose pour un animal symbole de puretĂ© et de modestie[Fa1 10]. La licorne n'a pas toujours Ă©tĂ© dĂ©crite comme un animal pacifique son attirance pour les jeunes filles vierges et son attribut phallique peuvent aussi en faire un symbole viril, soutenu par la violence contenue parfois attestĂ©e chez cet animal, qui selon certains auteurs n'hĂ©site pas Ă tuer la jeune fille qui cherche Ă l'approcher si elle n'est pas vierge[11]. Le problĂšme des diffĂ©rences de description de la licorne dans le monde occidental se pose dĂšs l'AntiquitĂ©, oĂč l'on relĂšve jusqu'Ă sept animaux unicornes » le rhinocĂ©ros, l'Ăąne sauvage, le bĆuf indien », l'oryx, le bison, le cheval indien » et le monocĂ©ros proprement dit[Sh 9]. Barthelemy l'Anglais XIIIe siĂšcle remarque cette disparitĂ© Certaines ont un corps de cheval, une tĂȘte de cerf, une queue de sanglier, et ont une corne noire ⊠On les appelle souvent monocĂ©ros ou monoceron. Une autre variĂ©tĂ© de licornes est appelĂ©e Ă©glisseron, câest-Ă -dire chĂšvre cornue. Elle est grande et haute comme un cheval, mais semblable Ă un chevreuil ; sa corne est blanche et trĂšs pointue ⊠Une autre espĂšce de licorne est semblable Ă un bĆuf, tachĂ©e de taches blanches ; sa corne est noire et brune, et elle charge son adversaire comme le fait un taureau » â BarthĂ©lemy l'Anglais, Livre des propriĂ©tĂ©s des choses DĂ©but XIIIe siĂšcle[H 8]. Les diffĂ©rences dans les descriptions de licornes fournies par les explorateurs de la Renaissance conduisent soit Ă rĂ©futer son existence, soit Ă supposer de multiples espĂšces[Fa1 11]. La corne unique n'est pas toujours le point commun entre tous ces animaux, puisqu'il existe aussi des mentions de licornes Ă deux cornes[Fa1 12]. Au milieu du XVIe siĂšcle, des rĂ©cits d'explorateurs mentionnent Ă©galement des licornes aquatiques, telles que le Pirassouppi et le Camphruch[Fa1 13]. Licornes orientales Le Karkadann de Kargadan, perse ÙŰ±ÚŻŰŻÙ seigneur du dĂ©sert », animal unicorne de Perse dont la description physique est extrĂȘmement variable[Et 6] et dont le nom signifie rhinocĂ©ros », est nommĂ© entre autres dans les Mille et une Nuits[Et 7], et mentionnĂ© par Ibn Battuta[Et 8]. Comme la licorne occidentale, sa chasse est rĂ©putĂ©e dangereuse[Et 9]. Il peut ĂȘtre capturĂ©[Et 10], et fait l'objet de reprĂ©sentations de combats fĂ©roces contre d'autres animaux, en particulier l'Ă©lĂ©phant aux XIIIe et XIVe siĂšcles[Et 11]. Sa corne a divers usages mĂ©dicinaux, et est trĂšs prĂ©cieuse[Et 12]. Le qilin, surnommĂ© licorne asiatique », est souvent reprĂ©sentĂ© dans l'art ancien comme un reptile Ă queue de bĆuf proche du cerf, portant deux cornes recouvertes de fourrure sur le front, parfois une seule dans les textes. Sa symbolique est trĂšs positive, puisqu'il reprĂ©sente l'arrivĂ©e des grands sages, notamment par son association Ă Confucius[R 21]. Symbole de perspicacitĂ©, il est traditionnellement reprĂ©sentĂ© dans les tribunaux chinois du systĂšme impĂ©rial sur la tenture sĂ©parant la salle d'audience et le cabinet du magistrat[R 22]. Il fait partie des cinq animaux sacrĂ©s associĂ©s aux Ă©lĂ©ments avec le dragon azur, l'oiseau vermillon, le tigre blanc et la tortue noire[Car 4]. Dans sa version japonaise, il se nomme Kirin[12]. Ce nom est Ă©galement prĂ©sent en turc[R 23]. Au Tibet, deux animaux unicornes entourent souvent la roue du Dharma en remplaçant les biches[R 24]. Le shĂądhavĂąr, parfois qualifiĂ© de licorne perse », est une crĂ©ature carnivore et traĂźtresse du folklore arabe, semblable Ă une gazelle portant une seule corne qui se ramifie, symboliquement plus proche des sirĂšnes mythologiques que de la licorne occidentale[Et 13]. Sa premiĂšre reprĂ©sentation figure dans un manuscrit du XVe siĂšcle attribuĂ© au Perse Al-Qazwini 1203-1283[Et 14]. Histoire Des animaux unicornes sont dĂ©crits dĂšs l'AntiquitĂ© grĂ©co-romaine, mais la licorne n'appartient Ă aucune lĂ©gende populaire vivante, et ne marque ni les arts plastiques, ni les rĂ©cits crĂ©atifs, ni la mythologie de l'AntiquitĂ©[Sh 10],[Fa1 2]. Elle ne figure que dans des rĂ©cits de voyages et des descriptions d'animaux recopiĂ©es les unes sur les autres[Sh 10]. Son image se fixe Ă la fin du Moyen Ăge, son invention pouvant ĂȘtre datĂ©e du dĂ©but de la Renaissance de l'occident chrĂ©tien, Ă©poque oĂč des ouvrages entiers lui sont consacrĂ©s[Fa1 2]. Par son omniprĂ©sence dans l'Art et les rĂ©cits des lettrĂ©s, la licorne europĂ©enne forme l'animal imaginaire le plus important de l'Ă©poque. Sources grecques Les sources grecques se rattachent Ă l'histoire naturelle. La plupart de ces textes attestent l'existence d'un animal unicorne en Inde. Le plus ancien texte de la littĂ©rature occidentale Ă©voquant la licorne date d'entre -416 et -398. Il est dĂ» au mĂ©decin grec CtĂ©sias, qui rĂ©sida dix-sept ans Ă la cour de Perse, avec Darius II et ArtaxerxĂšs II. Ă son retour en GrĂšce, il rĂ©digea une Histoire de l'Inde nommĂ©e ጞΜΎÎčÎșÎŹ / IndikĂĄ[13] dont il reste des fragments rapportĂ©s au IXe siĂšcle par Photios Ier de Constantinople[Sh 3]. Ils dĂ©crivent, parmi les peuples et animaux fabuleux de l' Inde » [âŠ] des Ăąnes sauvages de la grandeur des chevaux, et mĂȘme de plus grands encore. Ils ont le corps blanc, la tĂȘte couleur de pourpre, les yeux bleuĂątres, une corne au front longue d'une coudĂ©e. La partie infĂ©rieure de cette corne, en partant du front et en remontant jusqu'Ă deux palmes, est entiĂšrement blanche ; celle du milieu est noire ; la supĂ©rieure est pourpre, d'un beau rouge, et se termine en pointe. On en fait des vases Ă boire. Ceux qui s'en servent ne sont sujets ni aux convulsions, ni Ă l'Ă©pilepsie, ni Ă ĂȘtre empoisonnĂ©s, pourvu qu'avant de prendre du poison, ou qu'aprĂšs en avoir pris, ils boivent dans ces vases de l'eau, du vin, ou d'une autre liqueur quelconque. Les Ăąnes domestiques ou sauvages des autres pays n'ont, de mĂȘme que tous les solipĂšdes, ni l'osselet, ni la vĂ©sicule du fiel. L'Ăąne d'Inde est le seul qui les ait. Leur osselet est le plus beau que j'aie vu ; il ressemble pour la figure et la grandeur Ă celui du bĆuf. Il est pesant comme du plomb et rouge jusqu'au fond comme du cinabre. Cet animal est trĂšs fort et trĂšs vite Ă la course. Le cheval, ni aucun autre animal, ne peut l'atteindre » â CtĂ©sias, ጞΜΎÎčÎșÎŹ[H 9] CtĂ©sias semble croire fermement en l'existence de l'animal qu'il dĂ©crit[14]. Au IVe siĂšcle av. le philosophe Aristote classe les animaux par le nombre de leurs cornes et de leurs sabots, peut-ĂȘtre en s'appuyant sur CtĂ©sias. Il en distingue deux qui auraient une corne, l'Ăąne indien et l'oryx On peut encore remarquer que certains animaux ont des cornes, et que les autres n'en ont pas. La plupart de ceux qui sont pourvus de cornes ont le sabot fendu, comme le bĆuf, le cerf et la chĂšvre ; on n'a jamais observĂ© d'animal au sabot non-fendu Ă deux cornes. Mais il y a un petit nombre d'animaux qui ont une seule corne et le sabot non-fendu, comme l'Ăąne des Indes. L'oryx n'a qu'une corne, et il a le sabot fendu. » â Aristote, ΠΔÏÎč ζÏΜ ÎŒÎżÏÎŻÎœ[H 6],[15] MĂ©gasthĂšne est, vers 300 av. envoyĂ© comme ambassadeur Ă la cour de Chandragupta Maurya, roi des Indes, Ă Pataliputra sur les bords du Gange[H 10]. Il y reste une dizaine d'annĂ©es, et rĂ©dige son livre Indica[H 11]. Il dĂ©crit un animal solitaire des montagnes appelĂ© Kartazoon » ou kartajan » d'aprĂšs la langue du pays. Pour la premiĂšre fois, cet animal unicorne est dĂ©crit comme doux avec les autres animaux. Querelleur envers les siens, son agressivitĂ© ne s'adoucit qu'Ă la saison des amours. Sa corne est utilisĂ©e comme remĂšde contre les poisons[H 12]. Strabon le cite en disant qu' il existe dans les rĂ©gions sauvages de l'Inde des chevaux Ă tĂȘte de cerf surmontĂ©e d'une seule corne »[H 13]. Comme le note Richard Ettinghausen, les sources grecques de Claude PtolĂ©mĂ©e et d'Aristote se sont transmises Ă des Ă©rudits arabes. Al-Jahiz 776-867 et Sharaf al-ZamÄn áčŹÄhir al-MarwazÄ« 1056-1124 y font rĂ©fĂ©rence dans leurs propres Ă©crits[Et 15]. Sources romaines La croyance se perpĂ©tue Ă l'Ă©poque romaine, Jules CĂ©sar attestant lui-mĂȘme la prĂ©sence d'une sorte de cerf unicorne dans la forĂȘt hercynienne[Sh 11]. La description de Pline l'Ancien, au Ier siĂšcle, sert de base Ă de nombreux ouvrages plus tardifs La bĂȘte la plus sauvage de lâInde est le monocĂ©ros ; il a le corps du cheval, la tĂȘte du cerf, les pieds de lâĂ©lĂ©phant, la queue du sanglier ; un mugissement grave, une seule corne noire haute de deux coudĂ©es qui se dresse au milieu du front. On dit quâon ne le prend pas vivant. » â Pline l'Ancien, Naturalis HistoriĂŠ[H 4]. Au IIe siĂšcle, Philostrate l'AthĂ©nien reprend le rĂ©cit de CtĂ©sias dans sa Vie d'Apollonios de Tyane, sans prĂȘter foi aux vertus mĂ©dicinales de la corne Dans les marais qui bordent le fleuve on prend des onagres. Ces animaux ont sur le front une corne, dont ils se servent pour combattre Ă la maniĂšre des taureaux, et cela avec beaucoup de courage. Les Indiens font de ces cornes des coupes, et leur attribuent des propriĂ©tĂ©s merveilleuses il suffit d'avoir bu dans une de ces cornes pour ĂȘtre pendant tout le jour Ă l'abri de toute maladie, pour ne pas souffrir d'une blessure, pour traverser impunĂ©ment le feu, pour n'avoir rien Ă craindre des poisons les plus violents ces coupes sont rĂ©servĂ©es aux rois, et les rois seuls font la chasse Ă l'onagre. Apollonius dit avoir vu un de ces animaux, et s'ĂȘtre Ă©criĂ© VoilĂ un singulier animal ! » Et comme Damis lui demandait s'il croyait Ă ce que l'on contait des cornes de l'onagre, il rĂ©pondit Je le croirai quand on me montrera quelqu'un de ces rois de l'Inde qui ne soit pas mortel. Lorsqu'un homme peut me prĂ©senter, ou prĂ©senter au premier venu une coupe qui, loin d'engendrer les maladies, les Ă©loigne, comment supposer qu'il ne commence pas par s'en verser Ă longs traits jusqu'Ă s'enivrer ? Et en vĂ©ritĂ© personne ne pourrait trouver mauvais qu'on s'enivrĂąt Ă boire Ă une telle coupe. » â Philostrate d'AthĂšnes, ᜰ ጠ᜞Μ Ï
αΜÎα áŒÏολλÏΜÎčÎżÎœ[H 14] Au dĂ©but du IIIe siĂšcle, Claude Ălien reprend peut-ĂȘtre les rĂ©cits de CtĂ©sias[Fa1 14], ou ceux de MĂ©gasthĂšne Jâai appris quâil naissait en Inde des onagres dont la taille nâest pas infĂ©rieure Ă celle des chevaux. Tout leur corps est blanc, sauf leur tĂȘte, qui se rapproche du pourpre, et leurs yeux, qui diffusent une couleur bleu foncĂ©. Ils ont sur le front une corne qui atteint bien une coudĂ©e et demie de long la base de la corne est blanche, la pointe rouge vif, et la partie mĂ©diane dâun noir profond. ⊠dâaprĂšs CtĂ©sias, les Ăąnes indiens qui possĂšdent une corne ⊠sont plus rapides que les Ăąnes, et mĂȘme plus rapides que les chevaux et les cerfs âŠ. Voici jusquâoĂč va la force de ces animaux rien ne peut rĂ©sister Ă leurs coups et tout cĂšde et, le cas Ă©chĂ©ant, est complĂštement broyĂ© et mutilĂ©. Il leur arrive mĂȘme frĂ©quemment de dĂ©chirer les flancs de chevaux, en se ruant sur eux, et de leur faire sortir les entrailles âŠ. Il est pratiquement impossible de capturer un adulte vivant, et on les abat avec des lances et des flĂšches âŠ. » â Ălien, ΠΔÏ᜶ ÎáżŽÎœ ጞΎÎčηο[H 15] Influence des Ă©rudits d'Alexandrie Selon Odell Shepard[Sh 12] et Jean-Pierre Jossua[Jo 3], les Ă©rudits d'Alexandrie placent la licorne au cĆur du symbolisme chrĂ©tien. Au IIIe siĂšcle, de nombreux rĂ©cits sur les animaux assortis d'une morale circulent. Le premier bestiaire chrĂ©tien, le Physiologus, y trouve son origine. Il exerce une influence considĂ©rable sur la diffusion de la lĂ©gende de la licorne dans le monde occidental[Sh 13],[Jo 4]. Le Physiologos en latin Physiologus, recueil de brefs rĂ©cits vraisemblablement rĂ©digĂ© en grec ancien en Ăgypte au IIe siĂšcle[Zu 1], raconte pour la premiĂšre fois la capture d'un monocĂ©ros par des chasseurs utilisant une jeune vierge comme appĂąt, entre autres descriptions d'animaux et de crĂ©atures imaginaires[Fa1 15]. Le texte est prĂ©sentĂ© comme une technique de chasse, non comme un mythe[Fa1 15]. Sa description pourrait ĂȘtre plus ancienne[Car 11]. Les diffĂ©rents auteurs du Physiologos ont pu crĂ©er de toutes piĂšces le rĂ©cit de la capture de la licorne par une femme vierge en tant que symbole de l'incarnation du Christ[Sh 14]. Ce rĂ©cit peut aussi trouver sa source dans la symbolique d'attraction sexuelle entre la corne phallique de la licorne et la vierge pure, moralisĂ©e et adaptĂ©e Ă une vision chrĂ©tienne[Sh 14]. Enfin, d'aprĂšs Odell Shepard, ce rĂ©cit pourrait ĂȘtre une pure crĂ©ation d'allĂ©goristes chrĂ©tiens[Sh 15]. Le rĂ©cit du Physiologus est traduit dans un trĂšs grand nombre de langues, dont l'arabe, le syriaque, le latin, l'armĂ©nien, le vieux haut-allemand, l'islandais, l'ancien français, le provençal, le guĂšze, l'italien et le vieil anglais[Sh 16]. Traduit en latin au IVe siĂšcle, il inspire d'innombrables auteurs de bestiaires occidentaux au Moyen Ăge[R 15] Le psalmiste dit Ma corne sera portĂ©e dans les hauteurs comme celle de l'unicorne ». Le Physiologue a dit que l'unicorne a la nature suivante c'est un petit animal qui ressemble au chevreau, et qui est tout Ă fait paisible et doux. Il porte une corne unique au milieu du front. Les chasseurs ne peuvent l'approcher Ă cause de sa force. Comment donc est-il capturĂ© ? Ils envoient vers lui une vierge immaculĂ©e et l'animal vient se lover dans le giron de la vierge. Elle allaite l'animal et l'emporte dans le palais du roi. L'unicorne s'applique donc au Sauveur. Car dans la maison de David notre pĂšre a fait se dresser une corne de salut ». Les puissances angĂ©liques n'ont pas pu le maĂźtriser et il s'est installĂ© dans le ventre de Marie, celle qui est vĂ©ritablement toujours vierge, et le verbe s'est fait chair, et il s'est installĂ© parmi nous » â Physiologos[Zu 2] La version latine la plus rĂ©pandue cite la chasse de la mĂȘme maniĂšre, en terminant ce court rĂ©cit par une morale chrĂ©tienne Il en va de mĂȘme aussi de notre Seigneur JĂ©sus Christ, unicorne spirituel, qui, en descendant dans le ventre de la Vierge, prit chair en elle, fut pris par les Juifs et condamnĂ© Ă mourir sur la croix. Ă ce sujet David dit Et il est aimĂ© comme le fils des unicornes [Ps. 28, 6] ; et Ă nouveau dans un autre psaume, il dit de lui-mĂȘme Et ma corne sera relevĂ©e comme celle de lâunicorne.â » [Ps. 15] Cosmas IndicopleustĂšs, marchand d'Alexandrie qui vit au VIe siĂšcle et voyage dans les Indes », Ă©crit une cosmographie dans laquelle il cite la licorne. Il en fournit une reprĂ©sentation Ă partir de quatre figures en cuivre, qu'il aurait vues dans le palais du roi dâĂthiopie La licorne est redoutable et invincible, ayant toute sa force dans la corne. Chaque fois qu'elle se croit poursuivie par plusieurs chasseurs et sur le point d'ĂȘtre prise, elle bondit sur un roc escarpĂ© et se lance d'en haut ; pendant sa chute elle se retourne ; sa corne amortit le choc et elle reste indemne » â Cosmas IndicopleustĂšs, ΧÏÎčÎčαΜÎčÎșᜎ ÎżÏογÏαÏία[H 16] D'aprĂšs Ettinghausen, ce conte » pourrait ĂȘtre inspirĂ© d'observations sur des chĂšvres ou des antilopes sauvages perses[Et 16]. Au Moyen Ăge Chasse au monocĂ©ros dans le Bestiaire Harley, British Library, Harley 3244, Tous les rĂ©cits mĂ©diĂ©vaux et leurs illustrations Ă©voquant la licorne sont d'inspiration chrĂ©tienne[Fa1 16]. Le monocĂ©ros est Ă©tudiĂ© sporadiquement au XIe siĂšcle, sans laisser de traces notables[Fa1 17]. DĂšs la fin du XIIe siĂšcle et au dĂ©but du XIIIe siĂšcle, la licorne devient l'un des thĂšmes favoris des bestiaires et de la tapisserie dans une moindre mesure, des sculptures dans l'occident chrĂ©tien[Di 1],[Ca 3]. Elle nâapparaĂźt toutefois que dans les ouvrages pour lettrĂ©s, soit une infime partie de la population mĂ©diĂ©vale. Il nâen est pas fait mention dans les contes et chansons du folklore populaire[Note 3],[Fa1 18]. Elle se retrouve aussi sur quelques vitraux, dont les plus anciens connus sont dans la basilique de San Saba, Ă Rome[Fi 1]. Des crĂ©atures unicornes sont mentionnĂ©es et reprĂ©sentĂ©es dans le monde musulman mĂ©diĂ©val. Le philosophe persan d'expression arabe classique AbĂ» HayyĂąn al-TawhĂźdĂź parle d'une crĂ©ature nommĂ©e ManÄfi, ne pouvant ĂȘtre capturĂ©e que par une jeune femme vierge[Et 17]. La description de la technique de chasse contient parfois des rĂ©fĂ©rences Ă Allah[Et 17]. Le Physiologus s'est en effet diffusĂ© en langue arabe[Et 18]. Richard Ettinghausen cite la croyance populaire mĂ©diĂ©vale selon laquelle la rĂ©putation de la corne de licorne pour dĂ©tecter les poisons viendrait de la mĂ©decine arabe, mais il n'existe aucune source Ă©crite pour l'attester[Et 19]. Bestiaires Les premiĂšres licornes europĂ©ennes apparaissent dans des bestiaires inspirĂ©s du Physiologus, malgrĂ© des efforts de certains religieux pour interdire sa diffusion[Note 4]. L'influence des textes grĂ©co-romains, comme celui de Pline l'Ancien, est moindre[Fa1 15]. La licorne acquiert un symbolisme chrĂ©tien justifiant sa prĂ©sence dans les Ćuvres religieuses, bien qu'elle soit issue de descriptions paĂŻennes[Sh 16]. Selon les versions, la jeune femme dĂ©sireuse d'attirer une licorne doit parfois ĂȘtre nonne, de naissance noble, pure de cĆur, d'une grande beautĂ©, vierge de tout contact avec un homme[14], ou tenir un miroir[Fa1 19]. La licorne est crĂ©ditĂ©e du pouvoir de reconnaĂźtre les vierges par l'odorat, ou grĂące Ă ses propres dons magiques[14]. Le thĂ©ologien Alain de Lille explique cette attirance des licornes pour les femmes vierges via la thĂ©orie des humeurs la licorne, chaude » de nature, est irrĂ©sistiblement attirĂ©e par une jeune fille frigide »[Sh 17]. Citant le Psysiologus, Pierre de Beauvais compare JĂ©sus-Christ Ă une licorne cĂ©leste qui descendit dans le sein de la Vierge », et fut pris, puis crucifiĂ© Ă cause de son incarnation. La corne ornant le front de la licorne est symbole de Dieu, la cruautĂ© de la licorne signifie que personne ne peut comprendre la puissance de Dieu, sa petite taille symbolise l'humilitĂ© de JĂ©sus-Christ dans son incarnation[Bi 1],[Sh 4]. Le Liber Subtilitatum de Divinis Creaturis Livre des subtilitĂ©s des crĂ©atures divines de l'abbesse Hildegarde de Bingen, rĂ©digĂ© au XIIe siĂšcle, est Ă la fois le plus riche des bestiaires mĂ©diĂ©vaux et le plus Ă©loignĂ© de la tradition grecque, puisqu'il s'attache aux propriĂ©tĂ©s des animaux[Fa1 20]. Elle recommande un onguent Ă base de foie de licorne et de jaune dâĆuf contre la lĂšpre[H 17]. Le port dâune ceinture en cuir de licorne est censĂ© protĂ©ger de la peste et de la fiĂšvre, tandis que des chaussures en cuir de cet animal Ă©loigneraient les maladies des pieds[R 25]. Le Bestiaire divin de Guillaume Le Clerc de Normandie, au XIIIe siĂšcle, contient l'un des rĂ©cits les plus dĂ©taillĂ©s[Fa1 21] [âŠ] Elle est si tĂ©mĂ©raire, agressive et hardie qu'elle s'attaque Ă l'Ă©lĂ©phant avec son sabot dur et tranchant. Son sabot est si aigu que, quoi qu'elle frappe, il n'est rien qu'elle ne puisse percer ou fendre. L'Ă©lĂ©phant n'a aucun moyen de se dĂ©fendre quand la licorne attaque, elle le frappe comme une lame sous le ventre et l'Ă©ventre entiĂšrement. C'est le plus redoutable de tous les animaux qui existent au monde, sa vigueur est telle qu'elle ne craint aucun chasseur. Ceux qui veulent tenter de la prendre par ruse et de la lier doivent l'Ă©pier pendant qu'elle joue sur la montagne ou dans la vallĂ©e, une fois qu'ils ont dĂ©couvert son gite et relevĂ© avec soin ses traces, ils vont chercher une demoiselle qu'ils savent vierge, puis la font s'assoir au gite de la bĂȘte et attendent lĂ pour la capturer. Lorsque la licorne arrive et qu'elle voit la jeune fille, elle vient aussitĂŽt Ă elle et se couche sur ses genoux ; alors les chasseurs, qui sont en train de l'Ă©pier, s'Ă©lancent ; ils s'emparent d'elle et la lient, puis ils la conduisent devant le roi, de force et aussi vite qu'ils le peuvent » â Guillaume Le Clerc de Normandie, Bestiaire divin[16]. Brunetto Latini 1230-1294 donne dans son Livre du TrĂ©sor la description d'une licorne redoutable dont le corps ressemble Ă celui d'un cheval, avec le pied de l'Ă©lĂ©phant, une queue de cerf et une voix Ă©pouvantable. Sa corne unique est extraordinairement Ă©tincelante et a quatre pieds de long, elle est si rĂ©sistante et acĂ©rĂ©e qu'elle transperce sans peine tout ce qu'elle frappe. La licorne y est cruelle et redoutable, personne ne peut l'atteindre ou la capturer avec un piĂšge. La description de la chasse est la mĂȘme que dans les autres bestiaires[16]. Philippe de Thaon, fournit vers 1300 une interprĂ©tation qui se veut chrĂ©tienne[H 18] Ancien français La met une pulcele, Hors del sein sa mamele Et par l'odurement, Monosceros la sent, Dunc vient a la pulcele, Si baise sa mamele, En sun devant se dort ». Français[Note 5]. On place une pucelle, Qui dĂ©couvre la mamelle de son sein Et par l'odeur, Le monocĂ©ros la sent, Donc il vient Ă la pucelle, Puis embrasse sa mamelle, Et s'endort devant elle ». Giovanni da San Geminiano parle dans son Summa de Exemplis et Rerum Similitudinibus Locupletissima d'une odeur de virginitĂ© qui rend la licorne douce comme un agneau lorsqu'elle se rĂ©fugie dans le giron d'une jeune vierge[H 19]. RĂ©cits de Marco Polo Livre des merveilles montrant l'Ăąne, l'Ă©lĂ©phant et la licorne. Fr. 2810, Rinoceronti/unicorni. Vers 1410-1412. Le Devisement du monde 1298, de Marco Polo, contient plusieurs rĂ©fĂ©rences Ă la licorne. Il y dĂ©crit un animal ⊠à peine moins gros quâun Ă©lĂ©phant, avec le poil du buffle, le pied comme celui de lâĂ©lĂ©phant, une trĂšs grosse corne noire au milieu du front. Il ne fait aucun mal aux hommes ni aux bĂȘtes avec sa corne, mais seulement avec la langue et les genoux, car sa langue est couverte d'Ă©pines trĂšs longues et aiguĂ«s. Quand il veut dĂ©truire un ĂȘtre, il le piĂ©tine et lâĂ©crase par terre avec les genoux, puis le lĂšche avec sa langue. Il a la tĂȘte d'un sanglier sauvage et la porte toujours inclinĂ©e vers la terre. Il demeure volontiers dans la boue et la fange parmi les lacs et les forĂȘts. Câest une vilaine bĂȘte, dĂ©goĂ»tante Ă voir. » â Marco Polo, Devisement du monde[H 20]. Cette description ressemble beaucoup Ă celle du RhinocĂ©ros de Sumatra, petit, velu et se couvrant rĂ©guliĂšrement de boue Sumatra fait en effet partie des rĂ©gions visitĂ©es par l'explorateur[17]. C'est Ă©galement Ă Marco Polo que l'on doit la description d'une ancienne race de chevaux unicornes en Inde, prĂ©tendument issue du cĂ©lĂšbre BucĂ©phale d'Alexandre le Grand On pouvait trouver en cette province [l'Inde] des chevaux descendus de la semence du cheval Ă corne unique du roi Alexandre, nommĂ© BucĂ©phale ; lesquels naissaient tous avec une Ă©toile et une corne sur le front comme BucĂ©phale, parce que les juments avaient Ă©tĂ© couvertes par cet animal en personne. Mais toute la race de ceux-ci fut dĂ©truite. Les derniers se trouvaient au pouvoir dâun oncle du roi, et quand il refusa de permettre au roi dâen prendre un, celui-ci le fit mettre Ă mort ; mais de rage de la mort de son Ă©poux, la veuve anĂ©antit ladite race, et la voilĂ perdue[H 21]⊠» Des reprĂ©sentations de BucĂ©phale portant une corne noire au front, symbole de puissance et de divinitĂ©, apparaissent au Moyen Ăge[R 26]. BucĂ©phale est censĂ© se nourrir de chair humaine, comme les cavales de DiomĂšde, mais seul Alexandre peut le monter, ce qui rappelle symboliquement la lĂ©gende de la licorne attendrie par une vierge[Fa1 22]. Contes mĂ©diĂ©vaux Plusieurs contes mĂ©diĂ©vaux, chargĂ©s ou non d'une morale, citent la licorne. Le dit de lâunicorne et du serpent, rapportĂ© par Jacques de Voragine entre 1261 et 1266, met en scĂšne un homme nommĂ© Barlaam, qui vit dans le dĂ©sert prĂšs de Senaah oĂč il prĂȘche souvent contre les plaisirs illusoires du monde[Fa1 23]. Instruisant Josaphat, le fils du roi, il lui raconte la parabole suivante Ceux [âŠ] qui convoitent les dĂ©lectations corporelles et qui laissent mourir leur Ăąme de faim, ressemblent Ă un homme qui s'enfuirait au plus vite devant une licorne qui va le dĂ©vorer, et qui tombe dans un abĂźme profond. Or, en tombant, il a saisi avec les mains un arbrisseau et il a posĂ© les pieds sur un endroit glissant et friable ; il voit deux rats, lâun blanc et lâautre noir, occupĂ©s Ă ronger sans cesse la racine de lâarbuste qu'il a saisi, et bientĂŽt ils lâauront coupĂ©e. Au fond du gouffre, il aperçoit un dragon terrible vomissant des flammes et ouvrant la gueule pour le dĂ©vorer ; sur la place oĂč il a mis les pieds, il distingue quatre aspics qui montrent la tĂȘte. Mais, en levant les yeux, il voit un peu de miel qui coule des branches de cet arbuste ; alors il oublie le danger auquel il se trouve exposĂ©, et se livre tout entier au plaisir de goĂ»ter ce peu de miel. La licorne est la figure de la mort, qui poursuit lâhomme sans cesse et qui aspire Ă le prendre[H 22]. » La Dame Ă la licorne et le Chevalier au lion, conte courtois de Blanche de Navarre, datĂ© du dĂ©but du XIVe siĂšcle, raconte qu'une princesse belle et chaste reçoit une licorne du Dieu dâamour, et se fait appeler la blanche dame que la licorne garde ». Elle Ă©pouse un seigneur qui part un jour Ă lâaventure et capture, puis apprivoise un lion. La Dame se fait dire que son chevalier est mort, un mauvais seigneur en profite pour lâenlever. Le chevalier au lion, de retour, part Ă lâassaut du chĂąteau du ravisseur, libĂšre sa dame et tous deux quittent le chĂąteau maudit, la dame montĂ©e sur sa licorne et le chevalier sur son lion[H 23]. De la Renaissance au XVIIIe siĂšcle Ă la Renaissance, la licorne rejoint des traitĂ©s de mĂ©decine Ă propos de lâusage de sa corne », ainsi que des Ă©tudes bibliques discutant de sa prĂ©sence dans les textes sacrĂ©s, en plus des ouvrages dĂ©crivant les animaux, des rĂ©cits de voyages oĂč les explorateurs affirment l'avoir rencontrĂ©e. Quelques traitĂ©s dâalchimie, d'astrologie, dâhĂ©raldique, et des commentaires sur les textes grĂ©co-romains, la mentionnent Ă©galement[Fa1 24]. Commerce et usages de la corne de licorne La fameuse corne de licorne » se voit associer, depuis la fin du Moyen Ăge, des pouvoirs magiques et des vertus de contrepoison qui en font l'un des remĂšdes les plus chers et les plus rĂ©putĂ©s durant la Renaissance[Fa1 3]. Sa principale utilisation mĂ©dicinale est liĂ©e Ă son pouvoir de purification, mentionnĂ© pour la premiĂšre fois au XIIIe siĂšcle. La corne est alors recherchĂ©e par toute la royautĂ© d'Europe pour purifier les mets des poisons ; la croyance veut qu'elle se mette Ă fumer en contact avec un plat empoisonnĂ©[Fi 2]. Ces lĂ©gendes sur ses propriĂ©tĂ©s, circulant dĂšs le Moyen Ăge, sont Ă lâorigine du commerce florissant de ces objets, qui deviennent de plus en plus communs jusqu'Ă la fin du XVIIIe siĂšcle, oĂč leur origine rĂ©elle est connue[Di 3]. La corne de licorne », de forme torsadĂ©e, sâĂ©change, circule[R 27], et est consommĂ©e de diffĂ©rentes façons[H 24]. Le cours de la corne de licorne » atteint son apogĂ©e au milieu du XVIe siĂšcle, oĂč elle est considĂ©rĂ©e comme le meilleur contrepoison existant avec la pierre de bĂ©zoard[R 28]. Son prix ne cesse de baisser au cours des annĂ©es suivantes, pour s'effondrer au XVIIe siĂšcle, quand la dĂ©couverte du narval se fait connaĂźtre[R 28]. RĂ©cits de voyages et d'exploration Frontispice de l'ouvrage De unicornu observationes novae par Thomas Bartholin, 1678. De la fin du Moyen Ăge Ă la Renaissance, Ă l'Ă©poque des grandes explorations, de nombreux voyageurs assurent avoir vu des licornes. Ils en font des descriptions trĂšs prĂ©cises, souvent contradictoires, qui amĂšnent les interprĂštes Ă croire que ces licornes forment une famille comprenant des races diffĂ©rentes[Fa1 11] ou Ă douter de la rĂ©alitĂ© de leur existence[Fa1 11]. Les rĂ©cits d'explorateurs concordent parfois pour situer les licornes. L'Inde est trĂšs souvent citĂ©e, de mĂȘme que l'Ăthiopie. D'aprĂšs Faidutti, ces deux pays forment les terres d'Ă©lection des licornes »[Fa1 25]. Des tĂ©moignages isolĂ©s mentionnent plusieurs lieux du Moyen-Orient, Madagascar, le Caucase, l'Asie du Sud-Est et, plus exceptionnellement, les cĂŽtes est amĂ©ricaines, ainsi que le Groenland et l'Antarctique[Fa1 26]. La licorne survit aux diffĂ©rentes phases d'exploration de la Renaissance, contrairement Ă d'autres animaux fabuleux » comme le dragon et le griffon, qui rejoignent mythologies et rĂ©cits folkloriques[Fa2 4]. Lorsque les rĂ©gions oĂč sont censĂ©es vivre les licornes sont entiĂšrement explorĂ©es, d'autres rĂ©cits mentionnent la bĂȘte dans des lieux plus inaccessibles encore[Fa1 26], comme le Tibet[H 25],[H 26], l'Afrique du Sud, et surtout le centre de l'Afrique[Fa1 26]. Lors d'un sĂ©jour Ă La Mecque en 1503, l'explorateur italien Ludovico de Verthema rapporte avoir vu deux licornes dans un enclos[H 27]. Elles auraient Ă©tĂ© envoyĂ©es au Sultan de La Mecque par un roi dâĂthiopie en gage dâalliance, comme la plus belle chose qui soit au monde, un riche trĂ©sor et une grande merveille[H 27]. Le plus grand est fait comme un poulain dâun an, et a une corne dâenviron quatre paumes de long. Il a la couleur dâun bai brun, la tĂȘte dâun cerf, le col court, le poil court et pendant sur un cĂŽtĂ©, la jambe lĂ©gĂšre comme un chevreuil. Son pied est fendu comme celui dâune chĂšvre et il a des poils sur les jambes de derriĂšre. Câest une bĂȘte fiĂšre et discrĂšte[H 27]. » Ambroise ParĂ© cite le chirurgien Louis Paradis, qui dĂ©crit une licorne en ces termes son poil Ă©tait couleur de castor, fort lissĂ©, le cou grĂȘle, de petites oreilles, une corne entre les oreilles fort lissĂ©e, de couleur obscure, basanĂ©e, de longueur dâun pied seulement, la tĂȘte courte et sĂšche, le mufle rond, semblable Ă celui dâun veau, les yeux assez grands, ayant un regard fort farouche, les jambes sĂšches, les pieds fendus comme une biche, la queue ronde et courte comme celle dâun cerf. Elle Ă©tait tout dâune mĂȘme couleur, exceptĂ© un pied de devant qui Ă©tait de couleur jaune »[H 28]. En 1652, Thomas Bartholin dĂ©crit un animal de la grandeur dâun cheval moyen, de couleur grise comme un Ăąne, avec une ligne noire sur toute la longueur du dos, et une corne au milieu du front longue de trois spithames[Ba 2] ». En 1690, le Dictionnaire universel dâAntoine FuretiĂšre donne cette dĂ©finition de l'unicorne Il a une corne blanche au milieu du front, de cinq palmes de longueur⊠». Un voyageur portugais dĂ©crit des licornes Ă©thiopiennes en ces termes La licorne, quâon trouve dans les montagnes de Beth en la Haute Ăthiopie, est de couleur cendrĂ©e, et ressemble Ă un poulain de deux ans, hormis quâelle a une barbe de bouc, et au milieu du front une corne de trois pieds, qui est polie et blanche comme de lâivoire et rayĂ©e de raies jaunes, depuis le haut jusquâen bas[H 29] ». Le jĂ©suite portugais JerĂłnimo Lobo cherche les sources du Nil, quand il rapporte sa rencontre avec des licornes dans un rĂ©cit, datĂ© de 1672 Câest lĂ que lâon a vu la vĂ©ritable licorne⊠Pour la licorne, on ne peut la confondre avec le rhinocĂ©ros qui a deux cornes, pas droites mais courbĂ©es. Elle est de la grandeur dâun cheval de mĂ©diocre taille, dâun poil brun tirant sur le noir ; elle a le crin et la queue noire, le crin court et peu fourni⊠avec une corne droite longue de cinq palmes, dâune couleur qui tire sur le blanc. Elle demeure toujours dans les bois et ne se hasarde guĂšre dans les lieux dĂ©couverts. Les peuples de ces pays mangent la chair de ces bĂȘtes comme de toutes les autres[H 30]. » D'aprĂšs Olfert Dapper et Arnoldus Montanus 1673, sont censĂ©s vivre prĂšs de la frontiĂšre canadienne des animaux ressemblant Ă des chevaux, mais avec des sabots fendus, le poil dru, une corne longue et droite au milieu du front, la queue dâun porc, les yeux noirs et le cou dâun cerf »[H 31]. Plus loin dans le mĂȘme ouvrage, Dapper et Montanus dĂ©crivent des chevaux sauvages au front armĂ© dâune longue corne, avec une tĂȘte de cerf, ayant le poil de la belette, le cou court, une criniĂšre pendant dâun seul cĂŽtĂ©, les pattes fines, des sabots de chĂšvres »[H 31]. Descriptions de licornes aquatiques Au milieu du XVIe siĂšcle apparaissent des rĂ©cits d'explorateurs mentionnant d'Ă©tranges licornes aquatiques. Ă la fin du XVIe siĂšcle, le cosmographe AndrĂ© Thevet dĂ©crit le Pirassouppi, une sorte de licorne Ă deux cornes », qu'il situe en Arabie[Fa1 12]. Le navigateur portugais Garcias da Horto mentionne, entre le promontoire de Bonne-EspĂ©rance et celui des Courantes[Fa1 27], un animal amphibie avec la tĂȘte et le crin dâun cheval, une corne de deux empans de long, mobile, tournant tantĂŽt Ă dextre, tantĂŽt Ă sĂ©nestre, se haussant et se baissant. Cet animal combat furieusement contre lâĂ©lĂ©phant, sa corne est fort prisĂ©e contre les venins[H 32]. RĂ©digĂ© en portugais, son rĂ©cit est traduit en français en 1602[H 32]. Le Camphruch, observĂ© par AndrĂ© Thevet en 1575, se rapproche de l'animal dĂ©crit par Horta[Fa1 28]. Alors qu'il voyage en IndonĂ©sie, il dĂ©crit une licorne aquatique dont le museau tient du phoque et du chat. Lâavant du corps est semblable Ă celui dâune biche, avec une abondante criniĂšre grise qui recouvre le cou. L'animal porte une longue corne torsadĂ©e et ses jambes postĂ©rieures sont palmĂ©es. Le camphruch chasse le poisson en lâempalant sur sa corne, qui a la particularitĂ© dâĂȘtre mobile et de pouvoir soigner le poison, ce qui la rend trĂšs recherchĂ©e[H 33]. Quelques annĂ©es plus tard, le nom est simplifiĂ© en Camphur dans les encyclopĂ©dies[Fa1 27]. Ouvrages savants et encyclopĂ©dies Pierre Pomet mentionne cinq espĂšces de licornes dans son Histoire gĂ©nĂ©rale des drogues. Jan Jonston mentionne huit espĂšces de licornes dans Historia naturalis de quadrupedibus[H 34]. Des ouvrages savants consacrĂ©s Ă la licorne paraissent de la fin du XVIe siĂšcle jusqu'au XIXe siĂšcle. Dans de multiples encyclopĂ©dies, la licorne cohabite avec les animaux rĂ©els. Ces ouvrages Ă©vitent pour la plupart toute rĂ©fĂ©rence aux bestiaires mĂ©diĂ©vaux, et se basent sur les multiples rĂ©cits et tĂ©moignages, souvent disparates, des explorateurs ayant prĂ©tendument croisĂ© des licornes[Fa2 5]. Ils dissertent sur l'existence de l'animal, son apparence et ses propriĂ©tĂ©s[Fa2 5]. LâHistoria animalium de Conrad Gessner, parue en 1551[H 35], considĂ©rĂ©e comme l'une des premiĂšres compilations dâhistoire naturelle, connaĂźt de nombreuses rééditions. Elle consacre six pages Ă la licorne et surtout aux propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales de sa corne, mais ne se prononce pas sur la rĂ©alitĂ© de l'existence de l'animal. En 1607, le rĂ©vĂ©rend Edward Topsell publie Ă Londres The History of Four-Footed Beasts L'histoire des bĂȘtes Ă quatre pattes[H 36] une traduction anglaise Ă peine modifiĂ©e de lâHistoria animalium[Fa2 6]. Ulysse Aldrovandi 1522-1607, naturaliste originaire de Bologne dont le plus ancien exemplaire connu de l'ouvrage De quadripedibus solipedibus date de 1616, devient la rĂ©fĂ©rence en matiĂšre de zoologie en remplaçant le travail de Gessner[Fa2 7]. Il explique comment un marchand juif de Venise a dĂ©montrĂ© l'authenticitĂ© d'une corne de licorne en la confrontant Ă des animaux venimeux[Al 2], sĂ©pare les Ăąnes cornus » De asinis cornutis[Al 3] des licornes proprement dites » De monocerote sive unicorni proprie dicto[Al 4], et reste neutre sur la question de l'existence des licornes[Al 5]. LâHistoria naturalis de quadrupedibus de Jan Jonston 1652 prĂ©sente huit espĂšces de licornes, avec des noms latins[H 34]. Au moins deux des illustrations de la planche qui accompagne la description prĂ©sentent des ressemblances certaines avec des espĂšces de rhinocĂ©ros. Entre 1735 et 1744, Carl von LinnĂ© cite les licornes sans y croire dans son Systema naturae, au sein d'un appendice intitulĂ© Animalia Paradoxa », et qui regroupe principalement des lĂ©gendes auxquelles certains accordaient encore quelque crĂ©dit Ă l'Ă©poque ; cette section sera abandonnĂ©e Ă partir de la 6e Ă©dition 1744. Il y solde ainsi le compte des licornes Monoceros [rhinocĂ©ros] des anciens, corps de cheval, pieds d'un "animal sauvage", corne droite, longue, torsadĂ©e en spirale. Il s'agit d'une invention des peintres. Le Monodon d'Artedi [= narval] a le mĂȘme type de corne, mais les autres parties de son corps sont trĂšs diffĂ©rentes »[18]. En 1751, c'est le Baron dâHolbach qui est l'auteur de l'article Licorne » dans L'EncyclopĂ©die, court et prudent animal fabuleux on dit quâil se trouve en Afrique, & dans lâEthiopie ; que câest un animal craintif, habitant le fond des forĂȘts, portant au front une corne blanche de cinq palmes de long, de la grandeur dâun cheval mĂ©diocre, dâun poil brun tirant sur le noir, & ayant le crin court, noir, & peu fourni sur le corps, & mĂȘme Ă la queue. Les cornes de licorne quâon montre en diffĂ©rens endroits, sont ou des cornes dâautres animaux connus, ou des morceaux dâivoire tournĂ©, ou des dents de poissons.[19] » Il ajoute que la substance osseuse, semblable Ă de lâivoire ou Ă une corne torse & garnie de spirales [qu'on rapporte parfois de SibĂ©rie] nâappartient point Ă lâanimal fabuleux Ă qui on a donnĂ© le nom de licorne ; mais [âŠ] elle vient de lâanimal cĂ©tacĂ©, quâon nomme narhwal. »[19] ; d'autres prĂ©tendues cornes de licornes, trouvĂ©es parfois lors de fouilles en Europe, sont selon lui des restes d'anciens poissons gĂ©ants en rĂ©alitĂ© des fossiles d'Elasmotherium. Constellation de la licorne La constellation de la Licorne aurait Ă©tĂ© nommĂ©e par l'astronome nĂ©erlandais Petrus Plancius en 1613, et cartographiĂ©e par Jakob Bartsch en 1624. Elle apparaĂźtrait sur des travaux de 1564 et Joseph Scaliger rapporte l'avoir vue sur un ancien globe cĂ©leste perse. D'aprĂšs Camille Flammarion, il s'agit d'une constellation moderne qui n'est pas associĂ©e Ă une quelconque mythologie, mais nommĂ©e ainsi par simple analogie avec l'image de la licorne lĂ©gendaire Ă cette Ă©poque[H 37]. XIXe siĂšcle En parallĂšle avec l'Ă©volution de la croyance en son existence, la licorne rejoint peu Ă peu un riche bestiaire imaginaire qui la place au fond d'une forĂȘt ou dans un pays parallĂšle, en compagnie des fĂ©es[Fa1 29]. Le Vaillant Petit Tailleur, conte collectĂ© par les frĂšres Grimm, met en scĂšne un jeune homme frĂȘle issu du peuple qui doit tuer ou capturer une licorne fĂ©roce dans la forĂȘt, et y parvient par la ruse[Fa1 30]. De l'autre cĂŽtĂ© du miroir, roman de Lewis Carroll paru en 1871, parle de la licorne au chapitre 7[20]. Le Lion et la Licorne s'y affrontent, en rĂ©fĂ©rence aux symboles hĂ©raldiques de l'Angleterre et de lâĂcosse[20]. Gustave Flaubert dĂ©crit poĂ©tiquement la licorne dans La Tentation de saint Antoine Jâai des sabots dâivoire, des dents dâacier, la tĂȘte couleur de pourpre, le corps couleur de neige, et la corne de mon front porte les bariolures de lâarc en ciel. Je voyage de la ChaldĂ©e au dĂ©sert tartare, sur les bords du Gange et dans la MĂ©sopotamie. Je dĂ©passe les autruches. Je cours si vite que je traĂźne le vent. Je frotte mon dos contre les palmiers. Je me roule dans les bambous. Dâun bond, je saute les fleuves. Des colombes volent au-dessus de moi. Une vierge seule peut me brider. » â Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine Un folklore tardif 1834, basĂ© sur l'homophonie, veut qu'un seigneur du Maine soit un jour revenu d'une lointaine expĂ©dition avec une licorne, et l'ait perdue. Il se serait mis Ă hurler Ma licorne ! Ma licorne ! », d'oĂč le nom du village Malicorne-sur-Sarthe[H 38]. Victor Segalen dĂ©crit dans son Ćuvre symboliste inachevĂ©e, La Queste Ă la Licorne, prĂ©sentĂ©e comme un manuscrit mĂ©diĂ©val de la fin du XVe siĂšcle, le voyage de Messire Beroald de Loudun pour trouver la licorne en orient et en occident. Il la dĂ©crit comme une cavale blanche trĂšs parfaite »[R 29]. La licorne se retrouve sur de nombreux filigranes depuis la fin du XIXe siĂšcle jusqu'Ă la premiĂšre moitiĂ© du XXe siĂšcle. Ils possĂšdent des interprĂ©tations symboliques inspirĂ©es des signes de reconnaissance de sociĂ©tĂ©s secrĂštes, comme les cathares, les alchimistes, les sociĂ©tĂ©s antichrĂ©tiennes, maçonniques ou rosicruciennes[R 30],[R 31]. XXe siĂšcle et XXIe siĂšcle Licornes-jouet, typiques de la production de biens de consommation au XXIe siĂšcle. D'aprĂšs Faidutti, les travaux de Carl Gustav Jung 1944 ont particuliĂšrement diffusĂ© l'idĂ©e selon laquelle la licorne est un archĂ©type imaginaire qui aurait existĂ© de tous temps et dans toutes les civilisations[Fa1 7]. Cependant, l'ouvrage de Jung s'attache davantage Ă voir dans la licorne une reprĂ©sentation universelle de la nature duelle, changeante, double et paradoxale de la psychĂ© humaine[E 1]. La licorne est dĂ©sormais associĂ©e Ă la culture de l'imaginaire, sans doute parce qu'elle provoque la rĂȘverie[Fa2 8]. TrĂšs populaire dans les courants New Age[Fa1 31] et chez les artistes fĂ©eriques, bien que sans existence biologique, elle peut ĂȘtre dĂ©crite avec davantage de prĂ©cision par une majoritĂ© de personnes que des animaux rĂ©els comme l'ornithorynque et le dodo[Fa2 9]. Elle inspire une abondante production, incluant jouets, dĂ©corations de chambres d'enfants, posters, calendriers, ou encore figurines[21], en particulier Ă destination des petites filles. Bien qu'elle ne soit mentionnĂ©e nulle part[R 32], ou de façon extrĂȘmement marginale[Fa1 32], dans la matiĂšre de Bretagne, la licorne est frĂ©quemment associĂ©e, dans l'imaginaire collectif, Ă Merlin, Ă la forĂȘt de BrocĂ©liande, et aux lĂ©gendes celtes[Fa1 32],[22]. Le 29 novembre 2012, plusieurs pĂ©riodiques annoncent que, dans un but apparent de propagande, les autoritĂ©s de CorĂ©e du Nord dĂ©clarent avoir dĂ©couvert Ă Pyongyang une ancienne taniĂšre de licornes[P 2]. The Guardian indique, toutefois, que l'information a Ă©tĂ© relayĂ©e avec une erreur la licorne Ă©tant spĂ©cifique aux lĂ©gendes occidentales, il s'agit d'une traduction erronĂ©e du mot Qilin ». Les archĂ©ologues nord-corĂ©ens suggĂ©raient, non pas que cette crĂ©ature lĂ©gendaire ait rĂ©ellement existĂ©, mais qu'ils avaient dĂ©couvert un site associĂ© Ă la lĂ©gende du roi Jumong[P 3]. De nos jours, mĂȘme si plus aucun scientifique ne croit Ă l'existence des licornes, elles restent parfois utilisĂ©es comme exemple mĂ©thodologique en biologie, entre autres pour modĂ©liser la rĂ©partition de la population d'une espĂšce cryptique[23]. L'attirance des jeunes enfants pour les licornes a inspirĂ© un mĂ©decin, qui raconte une histoire de pic piqĂ»re ? de corne de licorne tout en pratiquant une ponction veineuse sur sa jeune patiente[R 33]. Ăvolution de la croyance Licorne d'aprĂšs une gravure romantique du XIXe siĂšcle. Plusieurs facteurs expliquent la longĂ©vitĂ© de la croyance en la licorne. Son apparence est plus vraisemblable que celle de crĂ©atures mythologiques comme la chimĂšre ou le griffon[Di 1]. La mention Ă©crite de licornes dans certaines traductions de la Bible forme un argument d'autoritĂ© en faveur de son existence, en particulier pendant la Renaissance[Sh 18]. Sa corne » circule chez des apothicaires[Di 1]. Personne ou presque nâayant lâoccasion de voir des animaux exotiques en Europe, les Ă©rudits de l'Ă©poque admettent lâexistence du monocĂ©ros dans un lointain pays[Di 3],[Fa1 33]. Certains textes relĂšvent vraisemblablement de mensonges, plusieurs mĂ©decins affirmant avoir vu des licornes terrestres ou testĂ© les propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales de leur corne[Fi 3]. Bruno Faidutti identifie deux pĂ©riodes historiques marquĂ©es par un vif dĂ©bat autour de l'existence de la licorne dans l'occident chrĂ©tien un dĂ©bat d'ordre sĂ©mantique liĂ© Ă la classification des espĂšces animales de la fin du XVIe siĂšcle jusqu'au XVIIe siĂšcle, et un dĂ©bat principalement liĂ© Ă l'observation d'antilopes unicornes en Afrique au XIXe siĂšcle[Fa2 10]. De 1550 Ă 1620 environ, le dĂ©bat est selon lui extrĂȘmement ouvert, et les opinions exprimĂ©es trĂšs variĂ©es et souvent sceptiques »[Fa2 11]. La controverse resurgit Ă partir de 1785 ; le caractĂšre fabuleux » de la licorne n'est vĂ©ritablement consensuel qu'au dĂ©but du XXe siĂšcle[Fa2 11]. Depuis, le syncrĂ©tisme a entraĂźnĂ© une tendance Ă nourrir une vision reconstruite et fantasmĂ©e de la licorne, et Ă en dĂ©fendre une vision mystique, de façon quasi-politique ?[Fa1 34]. InterprĂ©tations bibliques Les re'em d'aprĂšs une gravure du Hierozoycon, sive de Animalibus ScripturĂŠ de Samuel Bochart en 1663. L'introduction de la licorne dans certaines traductions bibliques est en partie responsable de son inclusion dans la mythologie chrĂ©tienne et de son symbolisme mĂ©diĂ©val[Sh 19]. Dans les livres de la Bible hĂ©braĂŻque, le mot hĂ©breu re'em ŚšÖ°ŚÖ”Ś, Ă©quivalent de l'arabe rim aujourd'hui traduit par bĆuf sauvage » ou buffle », apparaĂźt Ă neuf reprises comme une allĂ©gorie de la puissance divine[R 34]. Les traducteurs de la Bible du roi Jacques et ceux de la Bible de Martin Luther rendent le mot re'em », respectivement, par unicorn » et einhorn », qui signifient licorne »[Sh 20],[Fa1 35]. Au IIIe siĂšcle av. et IIe siĂšcle av. quand les juifs hellĂ©nisĂ©s d'Alexandrie traduisaient les diffĂ©rents livres hĂ©breux pour en faire une version grecque appelĂ©e Septante, ils utilisaient pour traduire re'em le mot monocĂ©ros » ÎŒoΜoÎșΔÏ, qu'ils devaient connaĂźtre par CtĂ©sias et Aristote[R 34]. Ă partir du IIe siĂšcle, le judaĂŻsme rabbinique a rejetĂ©la tradition hellĂ©nistique et est revenu Ă l'hĂ©breu le texte massorĂ©tique. Mais, la Septante devient l'Ancien Testament du Christianisme dans sa version latine, la Vulgate, le mot est traduit soit par unicornis, soit par rhinocerotis[Sh 18]. Selon Yvonne Caroutch, les kabbalistes auraient remarquĂ© ? les lettres de la licorne en tant que Re'em resch, aleph et mem, celles de la corne Ă©tant Queren qoph, resch et nun[Car 12]. Ce passage est frĂ©quemment citĂ© pour justifier du caractĂšre indomptable de la licorne Le re'em voudra-t-il te servir, passer la nuit chez toi devant la crĂšche ? Attacheras-tu une corde Ă son cou, hersera-t-il les sillons derriĂšre toi ? » â Job 39, 9-10 Le Livre de Daniel utilise l'image d'un bouc avec une grande corne entre les yeux[H 39] dans le contexte d'une mĂ©taphore du royaume d'Alexandre le Grand[R 34]. Aeneas Sylvius Piccolomini, le futur Pape Pie II, semble croire en l'existence de la licorne 1503[Fi 4]. Plusieurs penseurs de la renaissance, dont Conrad Gessner[H 40], ont imaginĂ© que la licorne n'aurait pas pu monter dans l'Arche de NoĂ© au moment du DĂ©luge[Fa1 36]. Selon un conte russe, la licorne refuse de monter dans l'Arche et prĂ©fĂšre nager, sĂ»re de survivre. En quarante jours et autant de nuits, elle reçoit des oiseaux fatiguĂ©s sur sa corne. Alors que les eaux commencent Ă baisser, l'aigle se pose Ă son tour sur sa corne. La licorne, Ă©puisĂ©e, coule et se noie[24]. Selon la tradition talmudique, la grande corne de la licorne, signe d'orgueil, l'empĂȘche de trouver une place dans l'Arche[H 41],[H 42]. D'aprĂšs des interprĂ©tations de la tradition hĂ©braĂŻque, la licorne ne prend pas place dans l'Arche de NoĂ©, mais ses qualitĂ©s lui permettent de survivre au DĂ©luge. Certaines versions plus rĂ©centes ajoutent qu'elle y parvient en devenant le narval[14]. Dans la gravure ci-contre, extraite d'un exemplaire des AntiquitĂ©s judaĂŻques de Flavius JosĂšphe publiĂ© en 1631, la licorne est le seul animal Ă ne pas ĂȘtre en couple parmi ceux que NoĂ© s'apprĂȘte Ă sauver des eaux. Remises en cause de l'existence de la licorne Les premiers textes remettant en cause l'existence de la licorne paraissent au milieu du XVIe siĂšcle. En 1562, François Rabelais, par ailleurs mĂ©decin, Ă©voque la licorne de façon humoristique dans Pantagruel[Fi 4]. En 1566, le VĂ©nitien Andrea Marini publie Discorso contro la falsa opinione dell'Alicorno en français Discours contre la fausse opinion de la licorne, un ouvrage critique dans lequel il s'Ă©tonne que le commerce des cornes de licornes provienne de l'Angleterre et du Danemark[H 43]. Ambroise ParĂ© remarque dans son Discours de la licorne, en 1582, une forte disparitĂ© dans les descriptions de l'animal, prĂ©sentĂ© comme tantĂŽt un cerf, tantĂŽt un Ăąne, un cheval, un rhinocĂ©ros, voire un Ă©lĂ©phant, avec des diffĂ©rences physiques importantes tant pour la couleur pelage blanc, noir ou brun et la taille de la corne, que la forme des pieds[Pa 1]. Il qualifie la licorne de chose fabuleuse »[Pa 2]. Ambroise ParĂ© met aussi en doute l'utilisation de la corne de licorne comme contrepoison, et procĂšde Ă une expĂ©rience au cours de laquelle il place un crapaud, animal alors rĂ©putĂ© venimeux, dans un vaisseau plein dâeau oĂč la corne de licorne avait trempĂ© ». Il retrouve l'animal trois jours plus tard, aussi gaillard que lorsqu'il l'y avait mis »[Pa 3]. Son ouvrage multiplie ainsi les exemples et les preuves inspirĂ©es de la mĂ©thode expĂ©rimentale pour rĂ©futer l'existence de la licorne, et surtout pour combattre l'usage mĂ©dicinal de sa corne, trĂšs rĂ©pandu Ă l'Ă©poque[Ca 4]. En 1751, l'article rĂ©solument sceptique, voire incrĂ©dule du Baron dâHolbach dans l'influente EncyclopĂ©die de Diderot et d'Alembert achĂšve sans doute de ridiculiser cette croyance dans la sociĂ©tĂ© europĂ©enne[19]. Trente ans plus tard, c'est Ă peine si Buffon la mentionne encore la licorne, [âŠ] que la plupart des Auteurs regardent comme un animal fabuleux » dans sa non moins influente Histoire Naturelle, gĂ©nĂ©rale et particuliĂšre SupplĂ©ment, Tome VI, 1782[25]. DĂ©fenses de l'existence de la licorne Dent de narval Ă la bibliothĂšque et au cabinet de curiositĂ©s du monastĂšre de Strahov, 2015 L'ouvrage d'Ambroise ParĂ© lui attire les foudres de certains thĂ©ologiens et mĂ©decins. La RĂ©ponse au discours d'Ambroise ParĂ© touchant l'usage de la licorne 1583, texte anonyme et haineux, le compare Ă Lucifer[Fi 5] et affirme que Sâil y a des licornes⊠ce nâest pas pour ce que lâĂcriture Sainte le dit, mais pour ce que rĂ©ellement et de fait il y en a, lâĂcriture Sainte le dit »[H 44]. Un apothicaire français tenant un cabinet de curiositĂ©s, Laurent Catelan, consacre en 1624 son Histoire de la nature, chasse, vertus, proprietez et usage de la lycorne Ă la dĂ©fense de l'existence des licornes, en opposant les arguments d'Ambroise ParĂ© aux siens[H 45]. Il attribue aux licornes un caractĂšre violent et fĂ©roce, la capacitĂ© Ă se nourrir de poisons qui se concentrent dans leur corne, un odorat permettant de reconnaĂźtre la virginitĂ© et lâeau empoisonnĂ©e, et une corne elle-mĂȘme empoisonnĂ©e Ă l'intĂ©rieur, attirant Ă elle tous les poisons prĂ©sents dans lâeau par sympathie[H 45]. D'aprĂšs lui, la licorne s'Ă©vanouit de joie lorsqu'elle rencontre une vierge et se laisse mourir de faim si elle est capturĂ©e[H 45]. En 1797, G. Reusser publie cinq pages Sur lâExistence de la licorne » dans le Magasin encyclopĂ©dique[H 46]. En 1836, Laterrade publie une Notice en rĂ©futation de la non-existence de la licorne »[H 47]. Le mĂȘme dĂ©bat a lieu en langue allemande, von MĂŒller publiant les 60 pages de Das Einhorn von geschichtlichen und naturwissenschaftlichen en 1853[H 48]. Le septiĂšme volume de La revue de l'orient, en 1845, fournit une description encyclopĂ©dique de la licorne[H 49]. En 1853, l'explorateur Francis Galton la cherche en Afrique australe, offrant de fortes rĂ©compenses pour sa capture Les Bushmen parlent de la licorne, elle a la forme et la taille dâune antilope, avec au milieu du front une corne unique pointĂ©e vers lâavant. Des voyageurs en Afrique tropicale en ont aussi entendu parler, et croient en son existence. Il y a bien de la place pour des espĂšces encore ignorĂ©es ou mal connues dans la large ceinture de terra incognita au centre du continent »[H 50]. Odell Shepard cite un scientifique entraĂźnĂ©, qui croit avoir dĂ©couvert une peinture de licorne en Afrique du Sud Ă la mĂȘme Ă©poque[Sh 6]. Le Glossaire archĂ©ologique du Moyen Ăge de Victor Gay, paru en 1883[H 51], est, d'aprĂšs Faidutti, le dernier ouvrage francophone Ă mentionner la licorne comme rĂ©elle[Fa2 12]. Croyance en une existence spirituelle » Si personne ne croit plus en l'existence physique de la licorne[Fa1 32], une croyance en des licornes spirituelles » perdure de nos jours dans le courant New Age. L'Ă©sotĂ©riste amĂ©ricaine D. J. Conway propose d'invoquer une licorne comme guide jusqu'au pays des fĂ©es, pour obtenir une croissance spirituelle et une amĂ©lioration de ses valeurs morales[E 2]. Diana Cooper et Tim Whild prĂ©sentent la licorne 2016 comme un ange gardien immatĂ©riel[E 3], un ĂȘtre Ă©nergĂ©tique » et un guide spirituel »[E 4]. Adela Simons assure 2014 que les licornes vivent sur une frĂ©quence vibratoire diffĂ©rente de l'ĂȘtre humain, et que leur prĂ©tendue prĂ©sence dans la Bible est une preuve de leur existence[E 5]. L'adepte du chamanisme et psychothĂ©rapeute Steven Farmer cite la licorne parmi les animaux-totem, attribuant Ă son apparition le message de la nĂ©cessitĂ© de poursuivre des activitĂ©s artistiques[E 6]. Symbolisme Jeune femme sauvage en compagnie d'une licorne. Gravure pour une carte Ă jouer du MaĂźtre E. S., vers 1460-1467. Avant que Carl Gustav Jung ne lui consacre une quarantaine de pages dans Psychologie et Alchimie en 1944, la licorne n'intĂ©resse pas tant psychanalystes et symbologues[Fa1 1]. Souvent associĂ©e Ă la forĂȘt[R 35], lelle est avant tout rapprochĂ©e de la femme, comme le dĂ©montrent de multiples rĂ©cits la dĂ©crivant en compagnie d'une jeune vierge[Fa1 37],[Jo 5]. Son pelage blanc rappelle la lune, astre symbole de la fĂ©minitĂ©[Fa1 37]. Sa puretĂ© et sa chastetĂ© s'opposent au lion, au pelage beige ou dorĂ© et Ă la criniĂšre flamboyante, animal solaire et masculin par excellence[Fa1 37]. D'aprĂšs les bestiaires mĂ©diĂ©vaux, la licorne a pour ennemi naturel l'Ă©lĂ©phant, et s'oppose plus tard au lion[Fa1 37]. La lettre du PrĂȘtre Jean », un faux de la fin du XIIe siĂšcle, raconte le combat entre un lion et une licorne en ces termes Le lyon les occit moult subtillement, car quand la licorne est lassĂ©e, elle se mect de costĂ© ung arbre, et lion va entour et la licorne le cuyde fraper de sa corne et elle frappe l'arbre de sy grant vertus, que puys ne la peut oster, adonc le lyon la tue[H 52]. » SpiritualitĂ© et religion Jean-Pierre Jossua souligne le succĂšs rencontrĂ© par la symbolique religieuse de la licorne[Jo 5]. Le Physiologus compare en effet JĂ©sus-Christ Ă une licorne spirituelle », la corne de la crĂ©ature Ă l'unicitĂ© de la nature divine du Christ, et la petite taille de la licorne Ă l'humilitĂ© du Christ[R 36]. Les bestiaires suivants rapprochent la jeune femme vierge accompagnant la licorne de Marie[R 36],[Fi 6]. Une interprĂ©tation britannique de 1929 voit dans la corne de licorne l'unitĂ© entre Dieu et son fils JĂ©sus[Su 1]. D'aprĂšs les auteurs du Dictionnaire des symboles, la licorne peut renvoyer au Christ ou Ă la Vierge[R 37]. Sa corne symbolise une flĂšche spirituelle, un rayon solaire et une Ă©pĂ©e de dieu, la rĂ©vĂ©lation divine et la pĂ©nĂ©tration du divin dans la crĂ©ature[R 37]. Selon la morale d'un bestiaire toscan datĂ© de 1468, la licorne symbolise les hommes violents et cruels auxquels rien ne peut rĂ©sister, mais qui peuvent ĂȘtre vaincus et convertis par le pouvoir de Dieu[H 53] ». Jung mentionne aussi un ancien traitĂ© d'alchimie de Priscillien, selon lequel Dieu est unicorne » Unicornis est Deus, nobis petra Christus, nobis lapis angularis Jesus, nobis hominum homo Christus »[H 54]. Selon diffĂ©rents auteurs, la corne de la licorne capte l'Esprit Saint et fĂ©conde la madone dans les Annonciations Ă la licorne », symbolisant l'incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de la Vierge Marie[R 37],[R 36]. L'iconographie de la chasse Ă la licorne met l'accent sur la persĂ©cution du Christ[R 36], la trahison envers JĂ©sus-Christ, son flanc percĂ© par une lance comme dans l'Ă©pisode biblique de la Passion[Fa1 16]. Pour Francesca-Yvonne Caroutch, toutes les licornes seraient des crĂ©atures spirituelles issues de la projection de l'expĂ©rience intime, fondamentale, du retour de l'unitĂ©. C'est l'animal de la tradition par excellence, elle lie la terre au ciel, le visible Ă l'invisible, les forces telluriques et cosmiques, le conscient et l'inconscient, les opposĂ©s, les polaritĂ©s, elle est puissance et verticalitĂ©. Elle travaille sur les Ă©nergies subtiles, grĂące Ă l'Ćil intĂ©rieur[Car 13]. D'aprĂšs le Dictionnaire des symboles, la licorne est Ă elle seule puissance, faste et puretĂ©, une puretĂ© agissante et une sublimation miraculeuse de la vie charnelle[R 37],[Car 13]. DualitĂ© DĂšs l'Ă©poque des interprĂ©tations chrĂ©tiennes, la licorne revĂȘt des symboliques opposĂ©es, puisqu'elle peut figurer JĂ©sus-Christ ou reprĂ©senter un danger Ă fuir dans les Psaumes[R 36]. Cette dualitĂ© de la licorne est Ă©voquĂ©e par Voltaire Cette licorne que vous l'avez vu monter est la monture ordinaire des Gangarides ; c'est le plus bel animal, le plus fier, le plus terrible et le plus doux qui orne la terre » â Voltaire, Ćuvres complĂštes D'aprĂšs Caroutch, la nature ambivalente de la licorne, dĂ©signant la fusion des polaritĂ©s, lui permet d'ĂȘtre soleil ou lune, soufre ou mercure, fertilitĂ© ou virginitĂ©[Car 13]. Selon le dictionnaire des symboles, les Ćuvres d'art qui prĂ©sentent deux licornes s'affrontant renvoient Ă un violent conflit intĂ©rieur entre deux de ses valeurs virginitĂ© et fĂ©conditĂ©[R 37]. D'aprĂšs Jung, la licorne en tant que symbole de la nature double et changeante de tout ĂȘtre vivant, apparaĂźt dans lâallĂ©gorie ecclĂ©siastique sous diverses formes pour reprĂ©senter une complexio oppositorum » ensemble formĂ© par des contraires ou materia prima » alchimique qui, Ă©tant double ou hermaphrodite, est destinĂ©e Ă se transformer[Ju 1]. De la mĂȘme maniĂšre, Jung met la licorne en parallĂšle avec le symbolisme du serpent chez les gnostiques, serpent qui reprĂ©sente lâessence de toute chose dont la nature changeante et multiforme correspond Ă une idĂ©e clĂ© dans lâalchimie »[Ju 2]. Vue comme un animal pur et indomptable[Di 1], le pouvoir de la licorne de dĂ©celer les impuretĂ©s renvoie selon d'Astorg Ă la fascination que la puretĂ© exerce sur les cĆurs corrompus[26]. Pour Caroutch, c'est une crĂ©ature farouche, veillant sur le jardin de la connaissance. Androgyne, la licorne Ă©voque la restauration de l'Ă©tat Ă©dĂ©nique. Elle est l'animal tantrique qui transmute les souillures et l'un des animaux gnostiques proposant la libĂ©ration par la connaissance[Car 13]. La licorne est l'un des rares animaux Ă corne qui ne soit pas prĂ©sentĂ©s comme malĂ©fiques, bien qu'il en existe aussi des reprĂ©sentations dĂ©moniaques. Elles possĂšdent alors gĂ©nĂ©ralement une corne courbĂ©e[Fa1 38], et se laissent chevaucher par des dĂ©mons ou des sorciĂšres[R 27]. Deux textes occidentaux, au moins, prĂ©sentent des licornes dangereuses et menaçantes la version chrĂ©tienne de la lĂ©gende de Barlaam et Josaphat, et le conte du Vaillant Petit Tailleur[Fa1 39]. Selon Carl Jung, la licorne peut symboliser le mal, c'est-Ă -dire l'inconscient, parce qu'elle est dĂšs l'origine un animal fabuleux et monstrueux[Ju 3]. Amour et sexualitĂ© La licorne symbolise aussi l'amour Bertrand d'Astorg voit dans la licorne les grandes amoureuses qui refusent l'accomplissement de l'amour qu'elles inspirent et qu'elles partagent[26]. Lorsqu'elle est reprĂ©sentĂ©e avec sa corne dressĂ©e vers le ciel, elle Ă©voque la puissance et la fertilitĂ©[Di 3]. Son symbolisme sexuel est explicite, car cet animal est femelle et vierge, mais sa corne de forme phallique est un attribut mĂąle. Selon le Dictionnaire des symboles, cette corne peut symboliser une Ă©tape de la diffĂ©renciation et la sublimation sexuelle. Elle est comparable Ă une verge frontale, un phallus psychique renvoyant Ă la fĂ©conditĂ© spirituelle[R 37]. Gilbert Durand renvoie la corne de la licorne Ă la puissance virile[R 38]. La licorne est parfois associĂ©e Ă la lascivitĂ© et Ă la luxure, comme le prouvent quelques statues et des bas-reliefs oĂč elle place sa corne entre les seins nus d'une femme[Fa1 40]. Alchimie Cerf et licorne dans une forĂȘt â 3e figure du TraitĂ© de la pierre philosophale de Lambspring. D'aprĂšs Faidutti, la licorne apparaĂźt rarement et plutĂŽt tardivement dans le pourtant riche bestiaire de la symbolique alchimique[Fa1 41]. Une reprĂ©sentation de la licorne et de la Vierge figure dans l'une des versions XVIe siĂšcle du manuscrit enluminĂ© de l'Aurora consurgens[H 55]. Elle apparaĂźt aussi, avec des significations diffĂ©rentes, dans deux livres d'emblĂšmes du tournant du XVIe siĂšcle et du XVIIe siĂšcle. Dans le poĂšme alchimique De lapide philosophico De la pierre philosophale attribuĂ© Ă un certain Lambspring, publiĂ© pour la premiĂšre fois en 1598 et illustrĂ© en 1625[H 56], la triade forĂȘt / cerf / licorne reprĂ©sente allĂ©goriquement les trois parties de l'homme corps / Ăąme / esprit qui, dans la thĂ©orie paracelsienne, sont utilisĂ©s pour reprĂ©senter les trois principes » constituants de la matiĂšre le mercure, le soufre et le sel[R 39]. Le cerf ailĂ© se retrouve Ă©galement associĂ© Ă la licorne[R 40]. Dans une illustration de la Philosophia reformata 1622 de Johann Daniel Mylius[H 57], la licorne sous un rosier symbolise l'une des sept Ă©tapes du grand Ćuvre alchimique[Fa1 41]. Jung Ă©voque la croyance que les jeunes vierges calment la licorne, quâil met en parallĂšle avec lâimage dâun lion blessĂ© sur les genoux dâune reine, pour dire que la licorne, comme le lion, symbolise la force masculine sauvage et pĂ©nĂ©trante du spiritus mercurialis » alors que la jeune vierge ou la reine, symbolisent lâaspect fĂ©minin et passif de ce mĂȘme mercure[Ju 4]. Le cerf est un symbole du mercure philosophique, associĂ©e Ă l'or de la licorne, du lion, de l'aigle et du dragon[Ju 3]. Selon Francesca-Yvonne Caroutch, la licorne est l'un des emblĂšmes favoris des alchimistes, parce qu'elle neutralise tout venin, tout poison, elle Ćuvre Ă la transmutation alchimique en spiritualisant la matiĂšre[Car 13]. Tour Ă tour soleil et lune, semence et matrice, la licorne incarnerait le solve et coagula, pour dissoudre le corps et coaguler l'esprit, spiritualiser le corps et donner corps Ă l'esprit[Car 14]. D'aprĂšs Caroutch, dans la tradition hermĂ©tique, la licorne serait associĂ©e Ă l'Ćuvre au blanc, et l'escarboucle visible sous sa corne unique annoncerait le phĂ©nix de l'Ćuvre au rouge[Car 15]. Seul un sage accompli serait sĂ»r de reconnaĂźtre la licorne, car elle peut dĂ©celer tout ce qui est altĂ©rĂ©, impur, polluĂ© ou malĂ©fique[Ca 5]. Selon le dictionnaire des symboles, elle dĂ©signe le chemin vers l'or philosophal aux hermĂ©tistes occidentaux[R 37]. Psychanalyse Les travaux de Carl Gustav Jung sur la licorne inspirent une grande variĂ©tĂ© d'interprĂ©tations, opposant notamment l'approche jungienne Ă l'approche lacanienne dans le domaine de l'interprĂ©tation des rĂȘves[E 1]. HĂ©lĂšne Renard dĂ©crit la licorne onirique comme source de force lors de difficultĂ©s passagĂšres, en se fondant sur l'ouvrage le MystĂšre de la Licorne de Francesca-Yvonne Caroutch[E 7]. Au cours d'un colloque de 1960, Serge Leclaire, premier disciple de Jacques Lacan, relate le rĂȘve d'un de ses analysants. Ce rĂȘve est connu en psychanalyse sous le nom de RĂȘve Ă la licorne » La place dĂ©serte d'une petite ville c'est insolite ; je cherche quelque chose. ApparaĂźt, pieds nus, Liliane â que je ne connais pas â qui me dit il y a longtemps que je n'ai pas vu de sable aussi fin. Nous sommes en forĂȘt et les arbres paraissent curieusement colorĂ©s de teintes vives et simples. Je pense qu'il doit y avoir beaucoup d'animaux dans cette forĂȘt, et comme je m'apprĂȘte Ă le dire, une licorne croise notre chemin ; nous marchons tous les trois vers une clairiĂšre que l'on devine, en contrebas. »[E 8] Dans une premiĂšre analyse, Leclaire extrait de ce qu'il appelle un texte inconscient ou texte hiĂ©roglyphique, c'est-Ă -dire une chaĂźne constituĂ©e des mots Lili-plage-sable-peau-pied-corne, dont la contraction radicale donne Li-corne. Ce point de dĂ©part considĂ©rĂ© comme ne dĂ©passant pas le niveau prĂ©conscient, donna lieu Ă un approfondissement ultĂ©rieur par son auteur et Ă de nombreux commentaires et interprĂ©tations par diffĂ©rents psychanalystes[E 9]. ReprĂ©sentations picturales de la licorne D'aprĂšs Jean-Pierre Jossua, le succĂšs des reprĂ©sentations de licornes repose sur l'image du couple qu'elles forment en association avec une jeune femme vierge[Jo 6]. La licorne inspire en effet de trĂšs nombreuses reprĂ©sentations dans l'occident chrĂ©tien dans son ouvrage Spiritalis unicornis, catalogue des reprĂ©sentations mĂ©diĂ©vales, le franciscain JĂŒrgen Werinhard Einhorn Einhorn signifiant "licorne" en allemand recense plusieurs milliers d'images de licorne pour le seul Moyen Ăge[R 41]. L'association femme-licorne perdure aprĂšs le Moyen Ăge ; le peintre français Gustave Moreau 1826-1898 y recourt ppel dans une perspective Ă©rotique voir ci-contre[Jo 7]. D'aprĂšs Bruno Faidutti, les deux thĂšmes artistiques mĂ©diĂ©vaux les plus populaires sont la scĂšne de la chasse Ă la licorne et celle de la purification des eaux Ă l'aide de sa corne[Fa1 42]. Un thĂšme artistique mineur, moins populaire, est celui du combat de la licorne contre l'Ă©lĂ©phant et/ou le lion[Fa1 42]. Dans les bestiaires mĂ©diĂ©vaux et l'iconographie du XVe siĂšcle, la licorne est volontiers associĂ©e aux hommes, femmes et bĂȘtes sauvages[H 58],[Jo 8], ou chevauchĂ©e par des sylvains[Fa1 43]. Le symbolisme et les allĂ©gories favorisent la couleur blanche. C'est Ă la Renaissance que la licorne devient une crĂ©ature plus fine, plus proche de la taille du cheval que de la chĂšvre, ne gardant que les sabots fendus et la barbichette en souvenir de son passĂ© de chevreau ». La robe blanche de cette licorne qui acquiert du cheval sa taille et sa noblesse s'impose pour un animal symbole de puretĂ© et de modestie[Fa1 10]. Dans le monde musulman, des animaux unicornes composites sont attestĂ©s, souvent sous l'apparence de la licorne ailĂ©e, en combinant parfois des attributs de fĂ©lin[Et 20]. Les reprĂ©sentations de licorne ailĂ©e lui confĂšrent Ă©galement les attributs symboliques de PĂ©gase[R 27]. Miniatures mĂ©diĂ©vales D'aprĂšs Jean-Pierre Jossua, le rĂ©cit du Physiologus donne naissance Ă une imagerie de licornes foisonnante, notamment dans les miniatures mĂ©diĂ©vales[Jo 9]. Il estime que cette imagerie de sĂ©duction d'un animal sauvage, Ă©voquant sensualitĂ© et tendresse, est pour beaucoup dans le succĂšs de la licorne mĂ©diĂ©vale, le texte religieux l'accompagnant Ă©tant de son point de vue plutĂŽt superficiel[Jo 10]. Les premiĂšres licornes mĂ©diĂ©vales inspirĂ©es des descriptions de Physiologos et de CtĂ©sias ressemblent rarement Ă un cheval blanc », pouvant ĂȘtre proches de chĂšvres, moutons, biches, voire de chiens, d'ours, et mĂȘme de serpents[Fa1 8]. Leurs couleurs varient, et incluent le bleu, le brun et l'ocre[Fa1 8]. Leur taille est plus proche de celle du chevreau que du cheval[Fa1 8]. Des manuscrits basĂ©s sur la Topographie chrĂ©tienne de Cosmas IndicopleustĂšs rapprochent la licorne d'une chĂšvre noire ou blanche, avec une barbichette et une longue corne droite[Fa1 44]. La scĂšne de la chasse Ă la licorne se gĂ©nĂ©ralise au XIIe siĂšcle[R 36]. Comme le souligne Bruno Faidutti, la majoritĂ© des miniatures mĂ©diĂ©vales reprennent une mise en scĂšne inspirĂ©e du Physiologus la bĂȘte est sĂ©duite par une vierge traĂźtresse, pendant qu'un chasseur lui transperce le flanc avec une lance[Fa1 45]. LiĂ©e Ă la virginitĂ© des jeunes filles, cette scĂšne de capture de la licorne » semble issue de la culture de lâamour courtois[26], du respect de la femme, des loisirs dĂ©licats, de la musique et de la poĂ©sie[Di 1] ReprĂ©sentations de la chasse Ă la licorne dans les bestiaires mĂ©diĂ©vaux La Mise Ă mort de la licorne. Bestiaire BNF, Italien 450, XIVe siĂšcle. Cliquez sur une vignette pour lâagrandir. Tapisseries D'aprĂšs Faidutti, la licorne est emblĂ©matique des tapisseries de la Renaissance[Fa1 46], en particulier de celles des ateliers de Flandres, qui la reprĂ©sentent le plus souvent en compagnie d'une dame ou d'animaux[Fa1 24]. Les deux plus cĂ©lĂšbres sont probablement La Dame Ă la licorne et La Chasse Ă la licorne, qui inspirent de nombreux commentaires et des travaux plus ou moins sĂ©rieux[Fa1 47],[E 10]. La Chasse Ă la licorne est une sĂ©rie de sept tapisseries exĂ©cutĂ©es Ă la fin du XVe siĂšcle, qui reprĂ©sentent un groupe de nobles poursuivant et capturant une licorne. Leur origine reste controversĂ©e[Fa2 13]. La sĂ©rie fut achetĂ©e par John Davison Rockefeller, qui en fit don au MusĂ©e des Cloisters, oĂč elle se trouve de nos jours[R 42]. Les six tapisseries de La Dame Ă la licorne, datĂ©es de la mĂȘme Ă©poque, sont exposĂ©es au MusĂ©e de Cluny Ă Paris. Probablement commandĂ©es pour Antoine Le Viste[Fi 7], elles constituent les plus cĂ©lĂšbres piĂšces de ce musĂ©e et attirent de trĂšs nombreux visiteurs[Fa1 48]. Les circonstances de leur commande restent peu claires, mais elles pourraient avoir constituĂ© des cadeaux de mariage[Fa1 49]. Sur chacune d'elles, un lion et une licorne sont reprĂ©sentĂ©s Ă droite et Ă gauche d'une dame[Fa1 50]. Ces tapisseries font l'objet de trĂšs nombreuses spĂ©culations au moment de leur redĂ©couverte et de leur restauration, au XIXe siĂšcle[Fa2 14]. Cinq de ces reprĂ©sentations illustrent un sens, vraisemblablement en suivant une progression du plus matĂ©riel au plus spirituel[R 43]. La sixiĂšme tapisserie, sur laquelle on peut lire la formule Ă mon seul dĂ©sir » sur une tente, est plus difficile Ă interprĂ©ter, mais semble relever d'une reprĂ©sentation moralisante d'un sixiĂšme sens »[R 44],[R 43]. La cinquiĂšme tenture de Saint Ătienne, dans le mĂȘme musĂ©e, montre le corps du Saint exposĂ© aux bĂȘtes, dont une licorne[Fi 7]. Il existe d'autres tentures bruxelloises avec des licornes, telle celle de Guillaume Tons l'Ancien, datĂ©e de 1565[R 45]. ReprĂ©sentations de la licorne dans les tapisseries de la Renaissance La tenture de saint Ătienne, scĂšne VIII, vers 1500, MusĂ©e de Cluny. Cliquez sur une vignette pour lâagrandir. ReprĂ©sentations fĂ©eriques modernes Licorne, telle qu'on se la reprĂ©sente gĂ©nĂ©ralement depuis la fin du XIXe siĂšcle. L'apparence de la licorne dans les Ćuvres du XIXe siĂšcle et postĂ©rieurement, inspirĂ©es par la fĂ©erie, accentue encore la proximitĂ© avec le cheval blanc, puisqu'elle perd parfois sa barbichette et ses sabots fendus. DĂ©peinte comme une crĂ©ature solitaire, pure et bĂ©nĂ©fique, inspirĂ©e par l'idĂ©ologie New Age, la licorne porte dĂ©sormais au front une corne de couleur blanche, dorĂ©e ou argentĂ©e[Fa1 51]. Elle est dĂ©crite comme un cheval magique avec une corne », scintillante sous la lumiĂšre de la lune, cette corne dorĂ©e ou argentĂ©e renvoie au monde fĂ©erique et Ă la magie[21]. Bruno Faidutti et Yvonne Caroutch citent la description de Bertrand d'Astorg Ă titre d'exemple C'Ă©tait une licorne blanche, de la mĂȘme taille que mon cheval mais d'une foulĂ©e plus longue et plus lĂ©gĂšre. Sa criniĂšre soyeuse volait sur son front ; le mouvement faisait courir sur son pelage des frissons brillants et flotter sa queue Ă©paisse. Tout son corps exhalait une lumiĂšre cendrĂ©e ; des Ă©tincelles jaillissaient parfois de ses sabots. Elle galopait comme pour porter haut la corne terrible oĂč des nervures nacrĂ©es s'enroulaient en torsades rĂ©guliĂšres[Car 16] » HĂ©raldique et logos La licorne est une figure hĂ©raldique imaginaire. D'aprĂšs Michel Pastoureau, jusqu'au XIVe siĂšcle, elle est quasiment absente des blasons, probablement en raison de l'isolement de la culture hĂ©raldique ?[R 46]. Elle est le plus souvent reprĂ©sentĂ©e blanche. Sa silhouette Ă©tait plus proche de celle du chevreau Ă l'origine, ne se rapprochant du cheval qu'Ă partir du XVe siĂšcle, mais conservant une barbiche caractĂ©ristique[Fa1 52]. Elle est surtout utilisĂ©e comme support dans l'ornement extĂ©rieur de l'Ă©cu[Fa1 53][H 59]. Elle est beaucoup plus rare Ă l'intĂ©rieur de l'Ă©cu, bien qu'il existe des exemples dans les pays germaniques[Fa1 53]. Bruno Faidutti cite le blason du chevalier de la table Ronde Gringalas le Fort, de sable Ă la licorne dâargent accornĂ©e et ancornĂ©e dâazur, comme l'un des plus vieux exemples de blason Ă la licorne connus[Fa1 52]. Cet animal devient lâun des emblĂšmes les plus utilisĂ©s par les seigneurs et chevaliers Ă partir du XVIIe siĂšcle[Fa1 54]. Elle symbolise leurs vertus[Fa1 53]. D'aprĂšs un traitĂ© d'armoiries londonien publiĂ© en 1610, sa noblesse dâesprit est telle quâelle prĂ©fĂšre mourir quâĂȘtre capturĂ©e vivante, en quoi la licorne et le vaillant chevalier sont identiques »[H 60]. De mĂȘme, Marc de Vulson de La ColombiĂšre 1669 Ă©crit que cet animal est lâennemi des venins et des choses impures ; il peut dĂ©noter une puretĂ© de vie et servir de symbole Ă ceux qui ont toujours fui les vices, qui sont le vrai poison de lâĂąme »[H 61]. Bartolomio d'Alvano, capitaine au service des Orsini, tire parti de cette symbolique en faisant broder une licorne plongeant sa corne dans une source sur son Ă©tendard, avec la lĂ©gende Je chasse le poison »[R 27]. Dans les armoiries de Grande-Bretagne[Su 1], le lion reprĂ©sente lâAngleterre et la licorne lâĂcosse[Fa1 53]. La prĂ©sence combinĂ©e de ces deux crĂ©atures symbolise lâunion impĂ©riale des deux couronnes. Lewis Carroll cite une chanson enfantine anglaise, dans De lâautre cĂŽtĂ© du miroir, rappelant lâorigine de ces supports dâarmes[20] The Lion and the Unicorn were fighting for the crown The lion beat the unicorn all around the town Le lion et la licorne se disputaient la couronne Le lion battit la licorne tout autour de la ville Pour la couronne dâor et pour la royautĂ©, Le fier Lion livrait combat Ă la Licorne. Elle fuit devant lui Ă travers la citĂ©, Sans jamais, toutefois, en dĂ©passer les bornes. Traduction littĂ©rale Traduction de Jacques Papy Armoiries de la ville d'Amiens. En France, la licorne figure dans les armoiries de la ville d'Amiens[H 62] et est l'emblĂšme de l'Amiens Sporting Club, club de football professionnel de cette mĂȘme ville, en Picardie. Elle est reprĂ©sentĂ©e sur le logo du club, qui dispute ses matches Ă domicile au stade de la Licorne[27]. La licorne est Ă©galement prĂ©sente dans le blason de la ville normande de Saint-LĂŽ[H 63], et celui de la ville alsacienne de Saverne[H 64], qui a inspirĂ© une cĂ©lĂšbre brasserie[R 47]. Avec le dĂ©veloppement de l'imprimerie, la licorne devient lâanimal le plus reprĂ©sentĂ© sur les filigranes de papier, et le plus rĂ©pandu aprĂšs le phĂ©nix dans les marques et les enseignes dâimprimeurs, dans toute lâEurope. Bruno Faidutti suppose qu'elle symbolise la puretĂ© du papier, et donc celle des intentions de l'imprimeur[Fa1 55]. Dans la culture populaire La licorne rose invisible. La licorne reste une source d'inspiration pour les auteurs et crĂ©ateurs de culture populaire, notamment dâĆuvres relevant des littĂ©ratures de l'imaginaire, du cinĂ©ma de fantasy, du merveilleux, du fantastique[R 48] et du jeu de rĂŽle sur table[R 49]. Dans La Fille du roi des Elfes de Lord Dunsany, la rencontre avec des licornes marque l'entrĂ©e d'un royaume enchantĂ©[Fa1 56]. Dans The Last Unicorn La DerniĂšre Licorne , roman de fantasy de l'AmĂ©ricain Peter S. Beagle publiĂ© en 1968, une licorne vit paisiblement dans sa forĂȘt lorsqu'elle entend deux chasseurs dire qu'elle serait la derniĂšre[28]. Elle part Ă la recherche d'autres licornes, affronte une sorciĂšre, est mĂ©tamorphosĂ©e en femme, et retrouve son apparence origienlle au terme d'un combat contre un taureau de feu[28]. Elle libĂšre ses semblables avant de regagner sa forĂȘt[28]. L'adaptation en film d'animation du roman est sortie en 1982. D'aprĂšs AndrĂ©-François Ruaud, cette Ćuvre oscillant entre merveilleux et naĂŻf rencontre un succĂšs renversant », bien qu'il faille attendre trente ans pour la parution de sa traduction française[R 50]. Dans Les Dames Ă la licorne, publiĂ© en 1974, RenĂ© Barjavel et Olenka de Veer imaginent que Foulques Ier d'Anjou a Ă©pousĂ© une licorne, dont sont issus les rois d'Angleterre et d'Europe[30]. Le Signe de la Licorne de Roger Zelazny s'inscrit dans le cycle des Princes d'Ambre[R 48]. Le monde de Narnia compte des licornes ; dans Le Lion, la SorciĂšre blanche et l'Armoire magique, premier film de la sĂ©rie d'adaptation sorti en 2005, Peter Pevensie monte une licorne durant la premiĂšre bataille[31]. Anne McCaffrey a créé une sĂ©rie de science-fiction autour d'Acorna, une licorne humanoĂŻde trouvĂ©e dĂ©rivant dans un vaisseau spatial[32]. D'aprĂšs un article de NooSFere, les licornes des romans de l'imaginaire n'Ă©chappent pas totalement Ă la fatalitĂ© de la violence, car elles ne sont Ă©voquĂ©es que dans des contextes tragiques »[32]. Ainsi, dans le premier tome de la saga Harry Potter, le meurtre des licornes fait dĂ©couvrir la prĂ©sence de Voldemort[32] ; les licornes de cet univers de fiction se distinguent par les propriĂ©tĂ©s de leur sang, qui est un Ă©lixir de longue vie[33]. En bande dessinĂ©e, Le Secret de La Licorne, dans la sĂ©rie de Tintin par HergĂ©, renvoie Ă un navire nommĂ© La Licorne, dont la figure de proue reprĂ©sente une telle crĂ©ature. Unico, un manga d'Osamu Tezuka, met en scĂšne une petite licorne possĂ©dant de nombreux pouvoirs magiques, qu'elle emploie en faveur d'une personne qui l'aime et qu'elle aime en retour[34]. Au cinĂ©ma, L'Enfant et la Licorne de Carol Reed 1955 Ă©voque les croyances enfantines[35]. Dans le film de Blade Runner 1982, le personnage principal rĂȘve d'une licorne, Ă©quivalent du mouton Ă©lectrique Ă©voquĂ© dans le texte[R 51]. Les licornes du film Legend 1985, qui en sont l'un des sujets principaux, sont jouĂ©es par de fins chevaux blancs[Fa1 31] ; symbolisant l'Ă©quilibre entre le bien et le mal[R 48], elles vivent dans les forĂȘts et au bord des riviĂšres[Fa1 31] ; c'est grĂące Ă une corne de licorne que le dĂ©mon Darkness est vaincu[Fa1 31]. Nico la licorne est, Ă l'origine, un roman jeunesse amĂ©ricain de Franck Sacks paru en 1996[36], dont a Ă©tĂ© tirĂ© un film en 1998. Il raconte l'histoire d'un jeune garçon de onze ans handicapĂ© depuis un accident de voiture, qui sauve une ponette d'un cirque, laquelle donne naissance Ă une licorne douĂ©e de pouvoirs magiques[P 4]. Dans U, film d'animation français sorti en 2006, la dĂ©couverte de l'amour sĂ©pare une jeune fille de sa licorne[37]. Ă la tĂ©lĂ©vision, She-Ra, la princesse du pouvoir prĂ©sente Ăclair, le cheval d'Adora qui se transforme en Fougor, licorne ailĂ©e douĂ©e de parole[E 11]. La sĂ©rie d'animation amĂ©ricaine Princesse Starla et les Joyaux magiques montre des adolescentes chevaliers d'Avalon montant des licornes[38]. Dans My Little Pony, les licornes sont l'une des trois races principales peuplant le monde d'Equestria, avec les poneys et les pĂ©gases[39]. Dans l'univers de PokĂ©mon, Galopa est proche d'une licorne de feu[40]. La licorne fait partie du bestiaire des jeux de rĂŽle. Inclus au bestiaire de Donjons et Dragons, un numĂ©ro de Dragon magazine distingue une espĂšce principale, la licorne sylvestre, et dix sous-espĂšces. La plupart vivent pour protĂ©ger les forĂȘts, leurs capacitĂ©s proviennent de leur corne[41]. La licorne est l'une des montures des elfes sylvains dans l'univers de Warhammer. Ces derniĂšres annĂ©es, la licorne est particuliĂšrement reprĂ©sentĂ©e dans la culture internet, souvent de maniĂšre parodique, comme en tĂ©moignent le culte de la Licorne rose invisible parodie de religion, reposant sur le paradoxe selon lequel la licorne est Ă la fois rose et invisible, les web sĂ©ries dĂ©calĂ©es Charlie the Unicorn et Planet Unicorn, les Ćuvres dĂ©rivĂ©es de My Little Pony Les amies, c'est magique ou encore l'univers de Robot Unicorn Attack, jeu vidĂ©o de plates-formes trĂšs kitsch dĂ©veloppĂ© en Flash, qui semble directement tirĂ© d'un rĂȘve de petite fille[R 52]. D'aprĂšs AmĂ©lie Tsaag Valren, son image subit une dĂ©chĂ©ance symbolique depuis les annĂ©es 1980, les licornes perdant la richesse de leur lĂ©gende originelle dans les productions de culture populaire[R 52]. Elles sont perçues comme des crĂ©atures miĂšvres, qui font fantasmer les petites filles[R 52]. Dans le langage courant, le mot licorne » est devenu une mĂ©taphore de l'extraordinaire[P 5]. Notes â Les travaux de F. Y Caroutch sont contestĂ©s. Selon Pierre Julien, Le livre de la licorne est affaibli par le dĂ©sordre de l'exposĂ©, par l'absence de rĂ©fĂ©rences et par des erreurs » - Julien 1992, p. 89-90. Bruno Faidutti met en garde contre l' Ă©rudition aussi foisonnante qu'approximative » de F. Y. Caroutch Ă la diffĂ©rence de Malraux comme de Jung, madame Caroutch ne vĂ©rifie pas ses sources, et ses rĂ©fĂ©rences sont gĂ©nĂ©ralement inexactes » Faidutti 1996, p. 16. â Bien qu'on la trouve frĂ©quemment reprĂ©sentĂ©e dans des peintures du jardin des dĂ©lices. â Ce qui explique la quasi-absence de toponymes liĂ©s Ă la licorne, au contraire des centaines de pierres aux fĂ©es », grottes de nains ou lutins, et autres repaires de loups-garous, attestĂ©s dans la toponymie occidentale. â Un bestiaire provençal influencĂ© par l'Ăglise Ă©vangĂ©lique vaudoise fait de la licorne une incarnation du Diable qui ne peut ĂȘtre soumise que par la Sainte Vierge, bien que ce cas reste isolĂ© Shepard 1930, p. 26. â Traduction libre. 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Messagede lâArchange MichaĂ«l de juillet 2018 Transmis Ă travers Ronna / Scribe SacrĂ© . MaĂźtres bien aimĂ©s, au tout dĂ©but chacun de vous Ă©tait lâun des Saints Innocents, une Ătincelle brillante du CrĂ©ateur SuprĂȘme.Quand arriva votre tour de vous externaliser et de vous Ă©veiller, vous avez Ă©tĂ© soudain conscients de votre divinitĂ© en tant que fragments du tout qui est.
ï»żTransforge page 2-Dragon Quest XIInfosHĂ©rosInventaireBestiaireCheminement Les recettes de transforge de Dragon Quest XI Page 2 Durant votre aventure, vous pourrez trouver dans de nombreuses bibliothĂšques des livres de recettes qui vous permettront de construire de nouveaux objets Ă l'aide de la transforge. Ces recettes seront tout Ă fait essentielles pour obtenir les meilleurs Ă©quipements. Nous vous prĂ©sentons l'intĂ©gralitĂ© des livres de recettes que vous pourrez rĂ©cupĂ©rer. 33 - L'Antre du dragon Fascicule content les descriptions complĂštes d'un Ă©quipement baptisĂ© d'aprĂšs le roi des reptiles Objets Baguette de wyverne, Fouet du dragon Phnom Menh Dans la ville de Phnom Men, entrez dans le bĂątiment en face des boutiques d'armes et d'armures, repĂ©rable sur la carte grĂące au cadenas rouge qui se trouve Ă peine plus haut. A l'intĂ©rieur se trouve une bibliothĂšque contenant l'ouvrage. 34 - L'Antre du dragon revisitĂ© Contient de nouveaux plans qui n'Ă©taient pas inclus dans l'Ă©dition originale de l'Antre du dragon Objets FlĂ©eau des dragons, Boucliers du Dragon, Croc du Dragon, Cuirasse du Dragon Mont Pang AĂŻ - Versants Sur les versants du mont Pang AĂŻ, chevauchez un affreulon et dirigez-vous au sud-ouest de la carte. Un coffre vous y attend avec le livre. 35 - L'Antre du dragon, Ă©toffĂ© Livre Ă©crit par l'auteur Ă succĂšs de l'Antre du dragon et prĂ©sentant encore plus d'Ă©quipements baptisĂ©s d'aprĂšs le roi des reptiles Objets Baguette du dragon rouge, DracobĂąton VallĂ©e d'Yotto - CĂ©tarrĂȘt nord Le coffre contenant ce livre se situe Ă la pointe ouest de la zone, juste derriĂšre le bĂątiment qui ne s'ouvre qu'avec une clĂ© spĂ©cifique. 36 - Ni vu, ni connu, ni attrapĂ© Catalogue complet de patrons de tenues destinĂ©es aux oĂ©prations secrĂštes Objets Poinçon Ă©carlate, Turban de voleur, Gants lugubres, Brise-sabre, Gants de voleur Phnom Menh - Su KothĂȘ A l''arriĂšre du temple de Su KothĂȘ, qui se situent Ă l'est de la ville de Phnom Men, se trouve un coffre renfermant le prĂ©cieux ouvrage. 37 - Tout savoir de l'argent Instructions sur la fabrication d'objets amusants en argent Objets Tiare d'argent, Cuirasse d'argent, Plastron d'argent Phnom Menh AprĂšs avoir obtenu la clĂ© magique, retournez dans la ville de Phnom Men. Ouvrez la porte indiquĂ©e sur la carte par un cadenas et prenez le coffre qui se trouve lĂ . 38 - Tout dans la baguette Instructions afin de fabriquer tout ce qu'il vous faut pour vos premiers pas dans l'univers de la magie Objets Abracadacanne, Tunique retardantimagie, Abracadacoiffe Gallopolis AprĂšs avoir obtenu la clĂ© magique, retournez dans la ville de Gallopolis. Ouvrez la porte rouge qui se trouve en face du chapiteau. Une des trois coffres derriĂšre cette porte renferme l'ouvrage. 39 - Plans cĂ©lestes Recueil pour rĂ©aliser des Ă©quipements divins et beaux comme un ange Objets Sceptre angĂ©lique, Sandale ailĂ©es Gondolia AprĂšs avoir obtenu la clĂ© magique, retournez dans la ville de Gondolia. Ouvrez la porte rouge qui se trouve au-dessus de la boutique d'objets. Un coffre derriĂšre cette porte renferme l'ouvrage. 40 - Frusques princiĂšres Plans et patrons pour confectionner des tenues dignes d'un prince ou d'une princesse Objets Habit de prince, Robe de princesse Zwaardsrust - Ruines AprĂšs avoir obtenu la clĂ© magique, rendez-vous Ă l'auberge "Le Repos du guerrier". De lĂ , dirigez-vous vers les ruines au nord-ouest. Un des deux escaliers s'enfonçant dans le sol mĂšne Ă une porte rouge derriĂšre laquelle se trouve un coffre contenant le livre. 41 - Il est frais, mon Ă©quipement ! Catalogue d'Ă©quipements qui tirent parti de la puissance mordante de la glace Objets Blizzerang, BĂąton des frimas Le Snaerfelt Un coffre contenant le livre se trouve derriĂšre la cabane au nord du Snaerfelt. Vous vous reposerez dans cette cabane aprĂšs votre combat en solo contre le Jörmun. 42 - Quelle belle platine les boucliers Manuel complet sur les bases de la fabrication de boucliers de platine Objets Plateau de platine, Bouclier de platine L'Hekseskogen Lorsque vous arriverez dans l'Hekseskogen au cours de votre pĂ©riple, dirigez-vous vers sud-ouest. Vous traverserez un court tunnel qui dĂ©bouchera sur une zone gelĂ©e. Traversez-la pour ouvrir le coffre contenant le livre. 43 - Quelle belle platine les armes Manuel complet sur les bases de la fabrication d'armes de platine Objets EpĂ©e de platine, Lance de Platine, RapiĂšre de platine, Griffes de platine Sniflheim Ce livre se trouve dans une bibliothĂšque que vous trouverez Ă l'Ă©tage dans l'auberge au sud-est de Sniflheim. Vous devrez avoir libĂ©rĂ© la ville du malĂ©fice avant de pouvoir y accĂ©der. 44 - Quelle belle platine les armures Manuel complet sur les bases de la fabrication d'armures de platine Objets Heaume de platine, Cuirasse de platine Puerto Valor - Manoir de Don Rodrigo A votre retour Ă Puerto Valor, vous vous rendrez chez le pĂšre de Sylvando, Don Rodrigo. La bibliothĂšque contenant ce livre se trouve dans la chambre de ce dernier. 45 - Atours de magie Fabriquez les tenues et les Ă©quipements des plus grands magiciens de tous les temps! Objets Chapeau de sorciĂšre, Robe de magicien, Robe de sorciĂšre BibilothĂšque royale - Niveau 3 Une fois arrivĂ© au troisiĂšme Ă©tage de la bibliothĂšque royale, fouillez les meubles situĂ©s Ă l'est pour trouver l'ouvrage. 46 - Une anthologie des boucles d'oreilles ImprĂ©gnez vos colifichets du pouvoir protecteurs des Ă©lĂ©ments Objets Boucles d'oreilles pare-feu, Boucles d'oreilles pare-foudre, Boucles d'oreilles pare-terre, Boucles d'oreilles pare-glace, Boucles d'oreilles pare-brise, Boucles d'oreilles pare-lumiĂšre BibliothĂšque royale - Niveau 3 Une fois arrivĂ© au troisiĂšme Ă©tage de la bibliothĂšque royale, fouillez les meubles situĂ©s Ă l'ouest pour trouver l'ouvrage. 47 - Magique ! Grande anthologie de formules magiques pour amĂ©liorer les objets du quotidien Objets Bouclier magique, Manteau magique, Armure magique Sniflheim AprĂšs avoir libĂ©rĂ© la ville de Sniflheim de sa malĂ©diction, rendez-vous Ă la taverne qui se trouve au-dessus de l'auberge. Un personnage prĂ©sent vous confiera la quĂȘte "BĂ©guin glacial". Une fois celle-ci terminĂ©e, l'ouvrage vous sera remis en guise de rĂ©compense. 48 - Morts-vivants renvoyez-les chez eux ! Livre unique bourrĂ© de dĂ©tails sur les incroyables tueuses de zombies Objets Tueuse de zombies ForĂȘt originelle AprĂšs avoir atteint le premier campement de la forĂȘt originelle, dirigez-vous vers le nord et pĂ©nĂ©trez dans la petite grotte. Le coffre contenant le livre se trouve dans l'alcĂŽve. 49 - La Chaussure pour ceux qui assurent Petit manuel recensant tout ce qu'il faut savoir pour fabriquer ses propres chaussures Ă la mode Objets Bottes de guĂ©rison, Bottes d'archange, Sandales de luciditĂ© Piton de Caubaltin - Caverne Retournez au Pic de Caubaltin aprĂšs les Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s Ă Yggdrasil. Le niveau d'eau de certaines sections de la caverne a baissĂ©, vous libĂ©rant ainsi l'accĂšs Ă un escalier prĂ©cĂ©demment immergĂ©. Descendez-donc et dirigez-vous au bout de cette nouvelle voie qui s'offre Ă vous afin de rĂ©cupĂ©rer le livre dans un coffre. 50 - DĂ©mons et merveilles Volume dĂ©crivant avec prĂ©cision comment fabriquer les meilleurs objets dĂ©moniaques qui soient Objets Sabre des limbes, Fouet de dĂ©mon, Lance de dĂ©mon, Queue de diable ChĂąteau d'HĂ©liodor - Niveau infĂ©rieur - Chambre de Jasper Lors de votre retour au chĂąteau d'HĂ©liodor, aprĂšs les Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s Ă Yggdrasil, fouillez les bibliothĂšques de la chambre de Jasper qui se trouve au niveau infĂ©rieur. L'une d'entre elles contient le livre recherchĂ©. 51 - Toilettes royales Guide sur les plus beaux atours portĂ©s par les familles royales d'ElrĂ©a Objets Hache de roi, Robe de reine, Habit de roi ChĂąteau d'HĂ©liodor - Niveau intermĂ©diaire - Appartements du roi Lors de votre retour au chĂąteau d'HĂ©liodor, aprĂšs les Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s Ă Yggdrasil, fouillez les bibliothĂšques de la chambre du roi qui se trouve au niveau intermĂ©diaire. L'une d'entre elles contient le livre recherchĂ©. 52 - Gages de survie VĂ©ritable mine de renseignements sur les bagues capables de protĂ©ger des effets tels que l'empoisonement ou la paralysie Objets Annea d'attachement, Anneau d'immunitĂ©, Bague de lune, Anneau de luciditĂ©, Pierre de sorcier, Bague purifiante, Anneau de vĂ©ritĂ©, Anneau d'Ă©nergie, Bague de sorcier ChĂąteau d'HĂ©liodor - Niveau intermĂ©diaire - Appartements de la Reine Lors de votre retour au chĂąteau d'HĂ©liodor, aprĂšs les Ă©vĂ©nements qui se sont dĂ©roulĂ©s Ă Yggdrasil, dirigez-vous vers la chambre de la reine qui se trouve au niveau intermĂ©diaire. Le coffre qui s'y trouve contient le livre. 53 - La Nouvelle Hache de l'empereur Ouvrage dĂ©crivant trĂšs prĂ©cisĂ©ment une hache donnĂ© en cadeau Ă un empereur d'antan Objets Hache d'empereur Manda LaĂŻ - Enceinte de la Discipline Il s'agit lĂ de la toute premiĂšre rĂ©compense des Ă©preuves de la roue du Dharmal. Il suffit de remporter la premiĂšre Ă©preuve sans aucune condition particuliĂšre. 54 - Esprits protecteurs Livre expliquant la fabrication de bouliers protĂ©gĂ©s par les esprits Objets Bouclier enchantĂ© Manda LaĂŻ - Enceinte de la Discipline Il s'agit lĂ d'une rĂ©compense des Ă©preuves de la roue du Dharmal. Il suffit de remporter la seconde Ă©preuve sans aucune condition particuliĂšre. 55 - Comment canaliser la foudre Opuscule secret dĂ©taillant comment enchanter un bĂąton avec le pouvoir de l'Ă©lectricitĂ© Objets BĂąton paratonnerre Manda LaĂŻ - Enceinte de la Discipline Il s'agit lĂ d'une rĂ©compense des Ă©preuves de la roue du Dharmal. Il suffit de remporter la seconde Ă©preuve en un maximum de 15 actions. 56 - Tout en Rayon Catalogue de tenues portĂ©es jadis par celui qu'on appelait le roi du soleil Objets Couronnne solaire, Pallium regale Manda LaĂŻ - Enceinte de la Discipline Il s'agit lĂ d'une rĂ©compense des Ă©preuves de la roue du Dharmal. Il suffit de remporter la troisiĂšme Ă©preuve sans aucune condition particuliĂšre. 57 - ProphĂ©ties de la chenille Livret destinĂ© Ă tous ceux qui aiment virevolter avec la grĂące et l'Ă©lĂ©gance d'un papillon Objets Dague de papillon, Masque papillon Puerto Valor - Casino de l'hĂŽtel Ce livre fait partie des rĂ©compenses du casino de Puerto Valor. Il sera votre contre 1000 jetons. 58 - L'Art d'Ă©blouir Petit guide de fabrication d'Ă©quipements destinĂ©s Ă en mettre pleins les yeux Objets Smoking scintillant, Robe chatoyante AcadĂ©mie de Notre-MaĂźtre des MĂ©dailles - Etage infĂ©rieur Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "Une remise de diplĂŽme tardive". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir directement madame Augustine Ă l'acadĂ©mie de Notre-MaĂźtre des MĂ©dailles. 59 - Equipements dans le vent Lecture indispensable pour quiconque souhaite s'informer des derniĂšres tendances Objets Tiare de diva, Costume de diva AcadĂ©mie de Notre-MaĂźtre des MĂ©dailles Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "La leçon de vie de madame Labouche". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir directement madame Labouche qui se trouve Ă l'entrĂ©e de l'acadĂ©mie de Notre-MaĂźtre des MĂ©dailles. 60 - DĂ©filĂ© pour les savants Introduction aux Ă©quipemens utilisĂ©s par les plus sages de l'histoire Objets BĂąton de sage, Coiffe de rĂ©flexion, Chapeau d'Ă©rudit, Gants de gourou RĂ©gion de Zwaardsrust - Le Repos du guerrier Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "Chant de Bravoure". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir directement le barde Hyubert qui se trouve Ă proximitĂ© de l'auberge "Le Repos du guerrier". 61 - L'Ecu psychĂ©dĂ©lique en cinqs leçons Guide traitant de la crĂ©ation d'un bouclier vibrant d'une Ă©nergie incroyable Objets Bouclier Ă©sotĂ©rique Casino d'Octogonia Ce livre fait partie des rĂ©compenses du casino d'Octogonia. Il sera votre contre 5000 jetons. 62 - Mithril, un mĂ©tal Ă mater Mode d'emploi destinĂ© Ă quiconque souhaite fabriquer des Ă©quipements de mithril Objets Fleuret antimagie, Cuirasse de danseur, Heaume de mythril Gondolia Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "En quĂȘte de la pierre philosophale". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir le vieil homme qui scrute la mer Ă la pointe nord de Gondolia. 63 - Gluants de mĂ©tal une mine d'or Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Ă©quipements inspirĂ©s des gluants de mĂ©tals, et bien plus encore⊠Objets EpĂ©e de gluant de mĂ©tal, Boomerang de mĂ©tal, Ecu de gluant de mĂ©tal, Cotte de gluant de mĂ©tal, Glurande Ă©pĂ©e de mĂ©tal, Lance de gluant de mĂ©tal, Heaume gluant de mĂ©tal ArborĂ©a Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "Un ancien amour Ă©pistolaire". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir le troubadour qui se trouve Ă droite de l'entrĂ©e de la boutique d'objets d'ArborĂ©a. 64 - Secrets des profondeurs Cet ouvrage comporte une description trĂšs prĂ©cise d'une lance incroyable qui fait la fiertĂ© du monde marin Objets Fourche des tempĂȘtes Nauticaa - Terrarium royal Ce livre vous sera offert en rĂ©compense aprĂšs avoir accompli la quĂȘte secondaire "Un anniversaire tonitruant". Pour lancer cette quĂȘte, il vous faudra aller voir la tortue qui se trouve dans le Terrarium royal de Nauticaa. Il s'agit du bĂątiment au sud-est de la ville.
Oncommence la premiÚre épreuve de la roue du Dharmal.Bon visionnage.Liker, commente et partage la vidéo.ET surtout abonne-toi pour ne pas louper les prochai
Dragon Quest XI Les Combattants de la destinĂ©e est un jeu de rĂŽle dĂ©veloppĂ© et publiĂ© par Square Enix. Dragon Quest XI reprend le gameplay des jeux prĂ©cĂ©dents de la sĂ©rie, dans lequel les joueurs explorent des mondes et luttent contre divers monstres. Dans cet Ă©pisode un jeune homme qui est sur le point de participer au rituel de passage de son village voyage vers une pierre sacrĂ©e avec son ami dâenfance. AprĂšs une sĂ©rie dâimprĂ©vus, notre intrĂ©pide aventurier apprend quâil est la rĂ©incarnation dâun hĂ©ros lĂ©gendaire tombĂ© dans lâoubli. Le jeune hĂ©ros sâaventure alors dans un monde inconnu dans une quĂȘte pour dĂ©nouer les fils des mystĂšres de son passĂ©. Liste des trophĂ©es TROPHĂES DE BRONZE PrĂ©empteur DĂ©cernĂ© pour avoir lancĂ© 30 attaques prĂ©ventives sur les ennemis. MotivĂ© DĂ©cernĂ© pour avoir retravaillĂ© 10 objets avec la transforge. MaĂźtre marteleur DĂ©cernĂ© pour avoir fabriquĂ© une piĂšce dâĂ©quipement +3 avec la transforge. Forgeron de la LumiĂšre DĂ©cernĂ© pour avoir façonnĂ© lâarme suprĂȘme avec la transforge. ĂclairĂ© suprĂȘme DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques de lâĂclairĂ©. Câest en forgeant⊠DĂ©cernĂ© pour avoir fabriquĂ© 10 objets avec la transforge. Magicienne magistrale DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques de sorcellerie. Soigneuse suprĂȘme DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques de guĂ©rison. Accro du combo DĂ©cernĂ© pour avoir exĂ©cutĂ© 25 combos dâĂ©quipe. VĂ©nĂ©rable ancien DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques permettant dâatteindre la sagesse suprĂȘme. Championne incontestĂ©e DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques dâarts martiaux. Capitaine de lâacadĂ©mie DĂ©cernĂ© pour avoir complĂ©tĂ© la troisiĂšme page de votre album de mĂ©dailles. Chevalier exemplaire DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques les plus chevaleresques. EsthĂšte du casino DĂ©cernĂ© pour avoir reçu 10 distinctions liĂ©es au casino. Explorateur insulaire DĂ©cernĂ© pour avoir accostĂ© sur toutes les Ăźles du monde. En connaisseur DĂ©cernĂ© pour avoir expĂ©rimentĂ© le plaisir du puff-puff sous toutes ses formes. MeuhtĂ©orologue DĂ©cernĂ© pour avoir Ă©coutĂ© les bulletins mĂ©tĂ©o de toutes les mĂ©tĂ©orologues sur le terrain. Voleur de haut vol DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques de fauche. Monte-monstres DĂ©cernĂ© pour avoir chevauchĂ© avec succĂšs tous les monstres qui pouvaient lâĂȘtre. Vedette virtuose DĂ©cernĂ© pour avoir maĂźtrisĂ© toutes les techniques de lâart du divertissement. TROPHĂES DâARGENT Artiste de lâarbalĂšte DĂ©cernĂ© pour avoir visĂ© toutes les cibles dans le mille. Raffinement extrĂȘme DĂ©cernĂ© pour avoir collectĂ© toutes les piĂšces dâĂ©quipement permettant de changer dâapparence. Objectophile expert DĂ©cernĂ© pour avoir collectĂ© 500 types dâobjets diffĂ©rents. En quĂȘte de quĂȘtes DĂ©cernĂ© pour avoir terminĂ© 40 quĂȘtes. Illumination ultime DĂ©cernĂ© pour ĂȘtre venu Ă bout de tous les dĂ©fis proposĂ©s par la roue du Dharmal. Faucheur DĂ©cernĂ© pour avoir vaincu 1000 monstres. TROPHĂES DE PLATINE LĂ©gende vivante DĂ©cernĂ© pour avoir obtenu tous les trophĂ©es existants. Liste des succĂšs cachĂ©s TROPHĂES CACHES DE BRONZE Passage Ă lâĂąge adulte DĂ©cernĂ© pour avoir accompli le rite de passage Ă lâĂąge adulte au sommet du piton de Caubaltin. Lâaventure vous attend ! DĂ©cernĂ© pour avoir reçu un accueil chaleureux Ă HĂ©liodor. Il Ă©tait moins une DĂ©cernĂ© pour avoir affrontĂ© un danger incroyable, et avoir survĂ©cu pour le raconter. Le pouvoir de lâĂclairĂ© DĂ©cernĂ© pour avoir Ă©tĂ© le tĂ©moin privilĂ©giĂ© des pouvoirs de lâĂclairĂ©. En territoire inconnu DĂ©cernĂ© pour ĂȘtre arrivĂ© dans un territoire qui ne vous est pas familier. LâĂ©lu de lâYggdrasil DĂ©cernĂ© pour vous ĂȘtre fait de nouvelles alliĂ©es dignes de confiance. Doublure parfaite DĂ©cernĂ© pour avoir obtenu une place trĂšs honorable lors dâune course palpitante. Vers de nouveaux horizons DĂ©cernĂ© pour ĂȘtre parti en quĂȘte de nouvelles terres. Champion incontestĂ© dâElrĂ©a DĂ©cernĂ© pour ĂȘtre devenu le hĂ©ros de lâarĂšne dâOctogonia. Le grand bleu DĂ©cernĂ© pour avoir fait ouvrir les Ă©cluses vers le vaste monde. Fresque funeste DĂ©cernĂ© pour avoir sauvĂ© le village de Phnom Menh. Des larmes dans la mer DĂ©cernĂ© pour avoir clos une histoire dâamour malheureuse. Brise-glace DĂ©cernĂ© pour avoir sauvĂ© le royaume de Sniflheim dâun dĂ©sastre certain. LâArbre du Monde DĂ©cernĂ© pour ĂȘtre enfin parvenu jusquâĂ lâYggdrasil et avoir dĂ©couvert la vĂ©ritĂ©. Une Ă©tincelle dâespoir DĂ©cernĂ© pour vous ĂȘtre aventurĂ© sur des terres dĂ©solĂ©es afin de poursuivre votre quĂȘte. Soleil du rempart DĂ©cernĂ© pour avoir remportĂ© une bataille dĂ©cisive et ramenĂ© la lumiĂšre Ă HĂ©liodor. Un disciple Ă la hauteur DĂ©cernĂ© pour avoir surmontĂ© une Ă©preuve difficile et appris une technique secrĂšte. Soldat du sourire DĂ©cernĂ© pour avoir rencontrĂ© des alliĂ©s joyeux et courageux. MaĂźtre des mers DĂ©cernĂ© pour avoir rĂ©tabli la paix dans les ocĂ©ans. Chevalier apaisĂ© DĂ©cernĂ© pour avoir mis un terme Ă un cauchemar qui semblait Ă©ternel. Sauvetage au casino DĂ©cernĂ© pour avoir Ă©veillĂ© un pouvoir nouveau et attirant. RĂ©conciliation fraternelle DĂ©cernĂ© pour avoir mis fin Ă une querelle de longue date. Invocation musicale DĂ©cernĂ© pour avoir fait renaĂźtre une lĂ©gende ancienne. Le hĂ©ros du sauna DĂ©cernĂ© pour avoir sauvĂ© Yotto dâun destin funeste. PrĂȘts pour lâaffrontement DĂ©cernĂ© pour avoir obtenu un symbole dâespoir mĂ©morable. Sauveur dâElrĂ©a DĂ©cernĂ© pour avoir vaincu le Seigneur des Ombres et rĂ©tabli lâArbre du Monde Ă sa place dans le ciel. Une dĂ©cision capitale DĂ©cernĂ© pour avoir pris une dĂ©cision difficile aprĂšs une quĂȘte longue et Ă©reintante. Lâaffrontement final DĂ©cernĂ© pour avoir enfin accompli votre destinĂ©e. MaĂźtre des cieux DĂ©cernĂ© pour avoir terminĂ© tous vos prĂ©paratifs avant lâaffrontement final. TROPHĂES CACHES DâOR Les Combattants de la destinĂ©e DĂ©cernĂ© pour avoir rĂ©solu tous les mystĂšres dâElrĂ©a.
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SUITE du texte de Jean-Luc MatthieuTels furent les jours de NoĂ©, tel sera lâavĂšnement du Fils de lâhomme ; car de mĂȘme quâen ces jours dâavant le dĂ©luge, on mangeait, on buvait, on se mariait ou lâon donnait en mariage, jusqu'au jour oĂč NoĂ© entra dans l'arche ; et on ne se doutait de rien, jusqu'Ă ce que vint le dĂ©luge qui les emporta tous tel sera aussi l'avĂšnement du Fils de l' deux hommes seront aux champs l'un est pris, l'autre femmes en train de moudre Ă la meule l'une est prise, l'autre donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur va le savez si le maĂźtre de maison connaissait lâheure de la nuit Ă laquelle le voleur va venir, il veillerait et ne laisserait pas percer le mur de sa maison. VoilĂ pourquoi vous aussi, tenez-vous prĂȘts, car câest Ă l'heure que vous ignorez que le Fils de l'homme va venir. »On trouve ensuite, du verset 43 Ă 51, une sĂ©rie de paraboles destinĂ©e Ă une meilleure comprĂ©hension de ce qui prĂ©cĂšde. Puis le chapitre 25 continue dans le mĂȘme ton et la mĂȘme forme, jusquâau verset 32, oĂč JĂ©sus reprend sa prophĂ©tie Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, accompagnĂ© de tous les anges, alors il siĂšgera sur son trĂŽne de gloire. Devant lui seront rassemblĂ©es toutes les nations et il sĂ©parera les hommes les uns des autres, comme le berger sĂ©pare les brebis des chĂšvres. Il placera les brebis Ă sa droite et les chĂšvres Ă sa gauche. Alors le Roi dira Ă ceux qui seront Ă sa droite Venez, les bĂ©nis de mon PĂšre, recevez en partage le Royaume qui a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© pour vous depuis la fondation du monde. Car j'ai eu faim et vous m'avez donnĂ© Ă manger; j'ai eu soif et vous m'avez donnĂ© Ă boire; j'Ă©tais un Ă©tranger et vous m'avez recueilli; j'Ă©tais nu et vous m'avez vĂȘtu; malade et vous m'avez visitĂ©; en prison et vous ĂȘtes venus vers moi.âAlors les justes lui rĂ©pondront Seigneur, quand nous est-il arrivĂ© de te voir affamĂ© et de te nourrir ? AssoiffĂ© et de te donner Ă boire? Nous est-il arrivĂ© de te voir Ă©tranger, et de te recueillir, nu et de te vĂȘtir ? Quand nous est-il arrivĂ© de te voir malade ou en prison, et de venir Ă toi?â Et le Roi leur rĂ©pondra En vĂ©ritĂ© je vous le dĂ©clare, chaque fois que vous lâavez fait Ă l'un de ces plus petits, qui sont mes frĂšres, c'est Ă moi que vous lâavez fait.â Alors il dira Ă ceux qui seront Ă sa gauche Allez vous-en loin de moi, maudits, au feu Ă©ternel qui a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donnĂ© Ă manger; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donnĂ© Ă boire; j'Ă©tais Ă©tranger, et vous ne m'avez pas recueilli; nu, et vous ne m'avez pas vĂȘtu; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visitĂ©.â Alors eux aussi rĂ©pondront Seigneur, quand nous est-il arrivĂ© de te voir affamĂ© et de te nourrir ? AssoiffĂ© et de te donner Ă boire ? Nous est-il arrivĂ© de te voir Ă©tranger, ou nu et de te vĂȘtir ? Malade ou en prison, sans venir tâassister ?â Alors il leur rĂ©pondra En vĂ©ritĂ© je vous le dĂ©clare, chaque fois que vous ne lâavez pas fait Ă l'un de ces plus petits, Ă moi non plus vous ne lâavez pas fait.â Et ils sâen iront, ceux-ci, au chĂątiment Ă©ternel, et les justes Ă la vie Ă©ternelle. » AssurĂ©ment, on trouve dans ce long discours des Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse Ă notre questionnement sur la seconde venue du Christ. Voyons cela depuis le dĂ©but Par suite de lâiniquitĂ© croissante, lâamour du grand nombre se refroidira. Mais celui qui se tiendra jusqu'Ă la fin, celui-lĂ sera sauvĂ©. Cette Bonne Nouvelle du Royaume sera proclamĂ©e dans le monde entier ; tous les paĂŻens auront lĂ un tĂ©moignage. Alors viendra la fin. »Ne peut-on pas y voir lâĂ©poque actuelle, avec une humanitĂ© de moins en moins charitable et lâampleur des injustices dans le monde, que nous constatons autour de nous et dans la plupart des informations qui nous parviennent sur lâĂ©tat de la planĂšte et de ses habitants ? Ne peut-on Ă©galement y voir La Bonne Nouvelle du Royaume proclamĂ©e dans le monde entier », grĂące Ă Internet qui permet de traduire tous les textes Ă©vangĂ©liques, de diffuser ces centaines de chants de louange et de constituer ainsi un tĂ©moignage pour toutes les nations » ?Quant Ă la phrase Quand donc vous verrez installĂ© dans le Lieu Saint le SacrilĂšge DĂ©vastateur, dont a parlĂ© le prophĂšte Daniel - que le lecteur comprenne ! » elle fait rĂ©fĂ©rence au chapitre 9 du livre de Daniel, qui fait partie de lâAncien Testament. Câest ainsi que Daniel dĂ©signe, sous lâexpression abomination de la dĂ©solation 1» 9,27, lâautel dĂ©diĂ© Ă Zeus-Jupiter qui avait Ă©tĂ© Ă©rigĂ© dans le Temple, le 7 dĂ©cembre 167 avant . Or, le lieu saint » ne peut ĂȘtre que JĂ©rusalem, la ville considĂ©rĂ©e comme trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrĂ©s des religions juive et chrĂ©tienne, et le troisiĂšme lieu saint de l'islam - le Mur des Lamentations, vestige du Temple ;- l'Ăglise du Saint-SĂ©pulcre ;- le DĂŽme du Rocher avec la mosquĂ©e Al-Aqsa. A lâĂ©poque de JĂ©sus, seul le Mur des Lamentations existait. Quant Ă l'Ă©glise du Saint-SĂ©pulcre, il sâagit d'un sanctuaire englobant le lieu de la crucifixion Golgotha et la grotte oĂč le corps du Christ fut dĂ©posĂ© aprĂšs sa mort Le Saint-SĂ©pulcre. Il ne peut donc s'agir de cette Ă©glise puisque sa construction a eu lieu bien aprĂšs la crucifixion de JĂ©sus. Reste le DĂŽme du Rocher, qui s'Ă©lĂšve sur le Haram al-Sharif, l'esplanade de l'ancien temple de JĂ©rusalem, dont une premiĂšre version fut Ă©difiĂ©e par le roi biblique Salomon, et une seconde, au VIe siĂšcle av. par HĂ©rode Ier le Grand. La construction du DĂŽme, en 692, marque le dĂ©but d'un programme de constructions, dont la mosquĂ©e Al-Aqsa. Lâautre mosquĂ©e du DĂŽme a Ă©tĂ© construite au-dessus du sanctuaire du mont du temple, qui abritait jadis l'arche de l'alliance contenant les dix commandements...La suite est plutĂŽt sombre Priez pour que vous nâayez pas Ă fuir en hiver ni un jour de sabbat. Il y aura alors une grande dĂ©tresse, telle quâil n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'Ă maintenant, et quâil n'y en aura jamais plus. Le Sabbat est un jour de repos, un jour de culte, de fraternisation, de rĂ©jouissance et de rĂ©flexion. Câest un jour oĂč on peut sâĂ©chapper des soucis du monde et mĂ©diter la Parole de Dieu. Cela signifierait donc que la dĂ©tresse annoncĂ©e empĂȘcherait les adorateurs de se relier au Tout Puissant, tout comme lâhiver qui sâannoncerait si rigoureux quâil ne permettrait pas de fuir. Fuir, mais quoi, ou qui ? Sans vouloir dramatiser Ă outrance, cela peut faire penser Ă lâĂ©ventualitĂ© dâune guerre atomique, ou dâune invasion extraterrestre...La phrase qui suit redonne tout de mĂȘme espoir Et si ces jours-lĂ n'Ă©taient abrĂ©gĂ©s, personne n'aurait la vie sauve ; mais Ă cause des Ă©lus, ces jours-lĂ seront abrĂ©gĂ©s. » On retrouve ces Ă©lus » un peu plus loin dans le texte avec de faux messies et de faux prophĂštes se lĂšveront et produiront des signes formidables et des prodiges au point d'Ă©garer, sâil Ă©tait possible, mĂȘme les Ă©lus. ». On comprend bien que ces Ă©lus » sont Ă mettre en rapport avec les fameux 144 000 dont parle l'Apocalypse de Jean pour indiquer le nombre symbolique des Ă©lus. Ces serviteurs de Dieu, par leurs actions dĂ©vouĂ©s et leurs priĂšres sincĂšres, permettraient donc de rĂ©duire les jours de tribulations de ces temps dâapocalypse ? Quant aux faux messies et aux faux prophĂštes », nâassiste-t-on pas depuis quelques dĂ©cennies Ă une frĂ©nĂ©sie de mĂ©ditations de groupes » ou de rĂ©unions animĂ©es par des channelers» dont une grande majoritĂ© affirment canaliser lâesprit de JĂ©sus, de MichaĂ«l ou de Marie, quand ce nâest pas celui dâun extraterrestre chargĂ© de sauver lâhumanitĂ© de la destruction ?On apprend ensuite que le retour du Christ sera extrĂȘmement rapide et trĂšs surprenant comme l'Ă©clair part du levant et brille jusqu'au couchant, ainsi en sera-t-il de lâavĂšnement du Fils de l'homme. »La suite est Ă©nigmatique OĂč que soit le cadavre, lĂ se rassembleront les vautours.â AussitĂŽt aprĂšs la dĂ©tresse de ces jours-lĂ , le soleil s'obscurcira, la lune ne brillera plus, les Ă©toiles tomberont du ciel et les puissances des cieux seront proverbe citĂ© par JĂ©sus donne Ă penser que ce cadavre pourrait symboliser la chute dâune nation, ou un pays particuliĂšrement dĂ©vastĂ©. Et les autres pays sâacharneraient donc sur lui ? Quoi quâil en sera, le fait que le soleil s'obscurcisse et que la lune perde son Ă©clat laisse penser que la couche atmosphĂ©rique pourrait ĂȘtre si chargĂ©e que le ciel nâapparaĂźtrait plus avec sa luminositĂ© habituelle. Et si les Ă©toiles sembleront tomber du ciel, est-ce que la Terre elle-mĂȘme pourrait ĂȘtre dĂ©placĂ©e dans son orbite ? Certains ont Ă©voquĂ©, en effet, la possibilitĂ© dâun dĂ©placement de lâaxe des pĂŽles...Câest Ă la suite de cet Ă©branlement des cieux quâ apparaĂźtra dans le ciel le signe du Fils de l'homme ». Beaucoup ont interprĂ©tĂ© le signe » comme Ă©tant la croix, symbole nouveau du christianisme. A DozulĂ© Normandie la rĂ©vĂ©lation faite Ă Madeleine parle dâune croix glorieuse », demandĂ©e par JĂ©sus, dans lâun des messages quâelle a reçus, Ă ĂȘtre Ă©rigĂ©e afin de hĂąter sa venue. Dâautres ont interprĂ©tĂ© le signe » comme Ă©tant JĂ©sus-Christ en personne, le Christ en Gloire, comme le souligne dâailleurs la suite du texte Alors toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et elles verront le Fils de l'homme venir sur les nuĂ©es du ciel, dans la plĂ©nitude de la puissance et de la gloire. Et il enverra ses anges avec la grande trompette, et des quatre vents, dâune extrĂ©mitĂ© des cieux Ă l'autre, ils rassembleront les Ă©lus ».Ce rassemblement des Ă©lus aurait donc lieu aprĂšs le signal retentissant de la grande trompette » ? Transposons cet instrument, qui servait Ă annoncer les Ă©vĂ©nements importants que lâon retrouve, par exemple, au nombre de sept dans lâApocalypse de Jean avec les moyens de diffuser la bonne nouvelle » dont disposent les chrĂ©tiens au XXIĂš siĂšcle, et nous pouvons saisir Ă quel point la multiplication des concerts de louanges aux quatre coins du globe et leur diffusion rapide par Internet permet dâespĂ©rer la seconde venue du Christ dans les temps qui suivreâŠâŠâŠ.
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